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Full text of "Grammaire grecque du Nouveau Testament"

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GRAMMAIRE  GRECQUE 

DU 

NOUVEAU  TESTAMENT 


IMPRIMI    POTEST 

Lovanii,  die  23  augusti  1933 
•f-  Bernakdus,  abb.  coadj. 


NIHIL  OBSTAT    . 

Mechliniae,  die  ?6  augusti  1933 
J.  Lemaire,  libr.  cens. 


IMPRIMATUR 

Mechliniae,  die  27  augusti  1933 
F.  Tessens,  vie.  gen. 


DOM  BERNARD  BOTTE,  0.  S.  B. 


GRAMMAIRE  GRECQUE 

DU 

NOUVEAU  TESTAMENT 


J.  DE  GIGORD,  ÉDITEUR 

15,    RUE  CASSETTE,   PARIS  \i^ 

1933 


12 


5i^:^'î 


0\ 


PROPRIETE  DE 


j.  de  Gigord. 


Droits  de  Iraduciion  et  de  reproduciion  résetues. 


PREFACE 


Cette  grammaire  vise  un  but  bien  précis  :  faciliter  l'initiation 
des  jeunes  théologiens  à  la  langue  du  Nouveau  Testament. 
On  peut  concevoir  cette  tâche  de  deux  manières  :  ou  bien  faire 
une  grammaire  complète  pour  le  Nouveau  Testament,  comme 
il  en  existe  pour  la  langue  classique  ;  ou  bien  signaler  les  par- 
ticularités du  Nouveau  Testament,  en  supposant  connue  la 
grammaire  classique.  Les  deux  méthodes  ont  leurs  inconvé- 
nients. Les  élèves  qui  entrent  en  théologie  ont,  pour  la  plupart, 
étudié  le  grec  pendant  cinq  ans,  et  l'on  ne  voit  ni  la  nécessité, 
ni  l'opportunité  d'une  formation  entièrement  nouvelle  qu'un 
professeur  de  séminaire  n'aura  d'ailleurs  pas  le  loisir  de  leur 
donner.  D'autre  part,  s'il  se  contente  de  leur  signaler  les  par- 
ticularités de  la  langue  du  Nouv,eau  Testament,  il  s'apercevra 
bien  vite  que  ses  explications  ne  portent  pas.  Elles  ne  trouvent 
pour  ainsi  dire  pas  où  s'accrocher,  parce  que  les  élèves  n'ont 
plus,  sur  bien  des  points,  que  des  idées  vagues. 

La  solution  la  plus  pratique  —  je  ne  dis  pas  théoriquement 
la  meilleure  —  semble  se  trouver  entre  ces  deux  extrêmes.  11 
faut  faire  reprendre  aux  élèves  leur  grammaire  classique  et 
mettre  les  explications  que  l'on  donne  sur  le  grec  du  Nouveau 
Testament  en  liaison  intime  avec  cette  grammaire.  C'est  dans 
ce  but  que  J'ai  composé  ce  petit  manuel  non  seulement  d'après 
le  plan  général  des  grammaires  classiques,  mais  d'après  celui 
d'une  grammaire  bien  déterminée.  Cette  grammaire  est  celle 
de  Ragon.  J'ai  tenu  compte  à  la  fois  de  la  Grammaire  complète 
de  la  langue,  grecque,  revue  par  E.  Renauld,  Paris,  1929,  et 
de  la  Grammaire  grecque  à  Vusage  des  classes,  26®  édition, 
Paris,  1929.  Les  références  à  ces  deux  grammaires  seront 
indiquées  par  les  numéros  placés  entre  parenthèses.  Lorsque 
leur  numérotation  diffère,  la  Grammaire  complète  sera  désignée 
par  le  sigle  RR,  la  Grammaire  grecque  par  R. 


11  PREFACE. 

Les  textes  bibliques  cités  sont,  sauf  avis  contraire,  pour  le 
Nouveau  Testament  celui  de  Nestlé,  Noçum  Testamentum 
graece,  9"  éd.,  Stuttgart,  1928;  pour  les  Septante,  celui  de 
SwETE,  The  Old  Testament  in  Greek^  Cambridge,  1909-1912. 
Lorsqu'on  citera  un  texte  différent,  les  manuscrits  dont  il  pro- 
vient seront  indiqués  par  les  sigles  traditionnels  (voir  la  table 
de  Nestlé),  sauf  le  Sinaïticus  qui  sera  désigné  par  la  lettre 
S.  Ainsi  tV  y^Tpav,  Jo.  20,  25  AB  veut  dire  que  c'est  la  leçon 
de  l'Alexandrinus  et  du  Vaticanus,  tandis  que  Nestlé  en  a  adopté 
une  autre  (x.£ïpa).  Ces  variantes  ne  sont  pas  données  parce  qu'elles 
sont  censées  être  originales,  mais  parce  qu'elles  peuvent  repré- 
senter la  Koïnè. 

Les  références  aux  auteurs  classiques  sont  données  de  la 
manière  habituelle.  Quelques  papyrus  ou  inscriptions  sont  cités 
d'après  l'édition  de  M.  A.  Deissmann,  dans  Licht  vom  Osten^ 
Tubingue,  1923  (=  L.  0,).  La  Chronographie  de  Jean  Malalas 
(vi*'  siècle)  et  le  Pré  Spirituel  de  Jean  Moschus  (vii^  siècle) 
le  sont  d'après  la  pagination  de  la  Patrologie  grecque  aux 
tomes  97  et  87,  3. 

On  trouvera  plus  loin  une  bibliographie  sommaire.  Je  suis 
redevable  à  d'autres  ouvrages  encore  que  je  n'ai  pas  cités.  Mais 
il  ne  convient  pas  de  bourrer  de  références  un  manuôl,  tel  que 
celui-ci,  qui  vise  à  être  pratique  plus  qu'original. 

M.  l'abbé  H.  Petitmangin,  agrégé  de  l'Université,  professeur 
au  Collège  Stanislas  à  Paris,  et  M.  J.  Vergote,  docteur  en 
philologie  classique,  qui  s'est  spécialisé  dans  l'étude  de  la  Koïnè, 
ont  bien  voulu  lire  mon  manuscrit  et  me  donner  de  précieuses 
indications  dont  j'ai  été  très  heureux  de  profiter.  Je  les  en 
remercie  très   cordialement. 

Louvain,  Abbaye  du  Mont  César,  l*""  juin  1933. 

D.  B.  Botte  O.S.B. 


INTRODUCTION 


Le  grec  biblique  n'est  pas  une  langue  spéciale.  A  part  un 
nombre  relativement  peu  considérable  d'hébraïsmes  ou 
d'aramaïsmes,  la  traduction  des  Septante  et  le  Nouveau 
Testament  représentent  la  Koirq,  c'est-à-dire  le  grec  hellé- 
nistique en  usage  dans  le  monde  méditerranéen  à  partir  du 
m"  siècle  avant  Jésus-Christ. 

On  a  été  amené  à  reconnaître  le  véritable  caractère  du 
grec  biblique  par  l'étude  des  autres  écrits  qui  appartiennent 
à  la  Koïnè,  surtout  des  moins  littéraires.  En  effet,  des 
auteurs  tels  que  Polybe,  Philon,  Josèphe,  Strabon,  bien  que 
n'étant  pas  des  atticistes,  écrivent  dans  une  langue  artifi- 
cielle très  éloignée  de  la  langue  parlée.  Il  y  a  plus  de  diffé- 
rence entre  S.  Marc  et  Josèphe  qu'entre  ce  dernier  et  Xéno- 
phon.  Au  contraire,  les  inscriptions  et  surtout  les  papyrus 
ont  fourni  une  masse  de  documents  qui  sont  très  proches 
du  Nouveau  Testament,  sans  doute  parce  que,  comme  celui- 
ci,  ils  représentent  mieux  la  langue  vivante  de  l'époque. 

L'étude  de  la  grammaire  historique,  qui  examine  la 
langue  dans  son  évolution,  a  contribué  aussi,  dans  une  large 
mesure,  à  la  connaissance  du  grec  biblique.  Les  particulari- 
tés de  celui-ci,  comme  toutes  celles  de  la  Koïnè,  ne  sont  pas 
des  phénomènes  isolés  :  elles  rentrent  dans  le  grand  courant 
qui  a  transformé  la  langue  classique  et  mène  au  grec 
moderne.  Le  rapprochement  avec  la  langue  parlée  aujour- 
d'hui en  Grèce  —  la  langue  écrite  est  en  grande  partie 
artificielle  —  est  aussi  très  instructif. 

Il  est  généralement  admis  aujourd'hui  que  la  Koïnè  est  à 
base  d'attique.  Ses  transformations  proviennent  : 

1°  de  l'évolution  interne  de  la  langue  :  création  de  mots 


IV  INTRODUCTION. 

nouveaux  ou  de  formes  nouvelles,  par  analogie  (p.  ex.,  la 
substitution  aux  verbes  en  -[/.i  de  formes  équivalentes  en  -w, 
laxavo)  pour  iW/)t;.t),  généralisation  de  certaines  tournures 
(p.  ex.,  complétives  avec  oxi  ou  îva,  extension  des  préposi- 
tions), abandon  de  certains  usages  (p.  ex.,  celui  de  l'optatif), 
etc.; 

2"  de  l'influence  des  autres  dialectes  ;  pratiquement,  il  n'y 
a  que  l'ionien  qui  ait  eu  une  influence  marquante.  On  a 
môme  pu  se  demander  jadis  si  ce  dialecte  n'aurait  pas  formé 
le  fond  de  la  Koïnè  plutôt  que  l'attique  ; 

S**  de  l'influence  des  langues  étrangères  :  ceci  demande 
quelque  développement.  Trois  langues  peuvent  entrer  en 
ligne  de  compte  :  l'hébreu  (et  l'araméen),  le  latin  et  l'égyp- 
tien. 

La  question  des  réactions  de  la  langue  égyptienne  sur  la 
traduction  alexandrine  de  l'Ancien  Testament  et  sur  la 
langue  des  papyrus  n'a  pas  encore  été  examinée  sérieuse- 
ment. Quant  au  latin,  il  a  fourni  au  langage  courant  un 
assez  grand  nombre  de  termes,  surtout  juridiques  et  mili- 
taires; ^làivAQv  [viaticum,  solde  de  route),  /.evTupCwv,  TCpatxw- 
piov,  etc.  Y  a-t-il  des  influences  plus  profondes  sur  la  langue? 
On  rencontrera  des  latinismes  assez  nombreux  dans  les  tra- 
ductions de  décrets  impériaux  et  l'on  pourrait  en  relever 
chez  tel  ou  tel  auteur.  Néanmoins  ce  ne  sont  généralement 
que  des  individualismes  dont  on  n'a  pas  à  tenir  compte  lors- 
qu'on fait  l'inventaire  de  la  Koïnè.  Il  ne  semble  pas  que  le 
latin  ait  exercé  une  influence  profonde  sur  le  mécanisme  de 
la  langue  grecque. 

La  question  des  sémitismes  est  plus  complexe  et  plus 
délicate.;  Qu'entend-on  tout  d'abord  par  hébraïsme?Aquila 

traduit  ainsi  Gen.,  1,    1  :  èv  âp^YJ  l'xxio-ev  b  &zoqch^)  xbv  oùpavbv 

xa  (Tjv  T'ôv  yr^v.  Ce  n'est  pas  du  grec,  mais  un  décalque  de 
l'hébreu,:  la  particule  de  l'accusatif  'et  est  rendue  paraùv. 
Il  y  a  hébraïsme  dans  le  sens  le  plus  strict.  A  l'extrême 
opposé,  l'emploi  de  l'infinitif  avec  l'article  et  uneprépositio 
est  parfaitement  grec.  Cependant,  si  h  tw  avec  l'infinitif 
revient  555  fois  dans  les  Septante,  c'est  que  cette  tournure 


INTRODUCTION. 


correspond  exactement  à  une  tournure  hébraïque.  Un 
grec  écrivant  librement  aurait,  dans  bien  des  cas,  choisi  un 
autre  mode  d'expression.  Il  y  a  hébraïsme  dans  le  sens  le 
plus  large.  Entre  les  deux,  il  y  a  place  pour  une  infinité  de 
nuances  qu'il  n'est  pas  toujours  facile  d'apprécier.  Quant  aux 
aramaïsmes,  ils  coïncident  pour  une  large  part  avec  les 
hébraïsmes.  Dans  un  certain  nombre  de  cas  cependant,  les 
deux  langues  auront  des  caractéristiques  différentes.  L'asyn- 
deton  (absence  de  liaison),  par  exemple,  sera  caractéristique 
de  l'araméen,  contrairement  à  la  tendance  de  l'hébreu. 

Il  y  a  dès  influences  sémitiques  dans  le  vocabulaire. 
Sans  parler  des  emprunts  proprement  dits,  certains  termes 
grecs  se  sont  enrichis  du  sens  que  possédaient  les  mots 
hébreux  ou   araméens  qu'ils   traduisent.   Des  expressions 

telles  que  âo^a  SsoîJ,    oaaiOŒÛVY),    y.ovnç  [impur),  aàpÇ  '/.ai  aTp.a, 

etc.,  ne  se  comprennent  bien  qu'en  se  référant  au  mode  de 
pensée  des  juifs. 

Le  style  aura  souvent,  aussi  une  couleur  sémitique  :  le 
parallélisme,  une  certaine  strophique,  des  procédés  tels  que 
le  mode  d'introduction  des  paraboles  (cfr  Me.  4,  30). 

Mais  peut-on  parler  de  sémitismeà  propos  de  la  syntaxe? 
Il  faut  ici  se  montrer,  beaucoup  plus  prudent  et  plus  réservé, 
car  il  ne  s'agit  plus  d'un  mode  de  pensée  qui  devra  se  retrou- 
ver dans  toutes  les  traductions;  il  s'agit  du  mécanisme  de 
la  langue.  Or,  si  des  défaillances  individuelles  sont  toujours 
possibles,  lorsqu'on  est  en  présence  de  faits  généraux,  on  ne 
peut  admettre  sans  preuve  solide  que  ce  mécanisme  a  été 
faussé. 

Il  y  a  des  hébraïsmes  dans  les  Septante,  surtout  dans  les 
passages  qui  ont  été  contaminés  par  les  versions  d'Aquila 
ou  de  Théodotion  et  dans  ceux  que  les  traducteurs  ont  le 
moins  compris.  Si  l'hébreu  n'était  pas.  pour  eux  une  langue 
tout  à  fait  morte,  du  moins  les  textes  qu'ils  avaient  à  traduire 
étaient  écrits  dans  une  langue  archaïque  dont  ils  ne  saisis- 
saient pas  toujours  les  nuances.  On  comprend  qu'ils  aient 
parfois  préféré  un  simple  décalque  à  une  traduction  plus 
libre. 


VI  BIBLIOGRAPHIE. 

Il  n'en  est  pas  de  même  du  Nouveau  Testament.  Si  les 
évangiles  dérivent  de  sources  sémitiques,  orales  ou  écrites, 
c'étaient  des  récits  contemporains  composés  dans  une  langue 
vivante.  En  réalité  hébraïsmes  ou  aramaïsmes  consisteront 
presque  toujours  à  choisir  dans  la  langue  grecque  les  tour- 
nures qui  se  rapprochaient  le  plus  de  celles  de  l'hébreu. 
D'ailleurs  les  tendances  de  la  Koïnô  telle  que  nous  la  font 
connaître  les  papyrus  coïncidaient  souvent  avec  celles  de 
l'hébreu  :  usage  des  prépositions  à  la  place  des  cas,  extension 
de  £v  instrumental,  correspondant  à  la'  particule  hébraïque 
2,  choix  des  constructions  les  plus  simples.  Beaucoup  de  tour- 
nures notées  jadis  comme  hébraïsmes  ne  répugnaient  pas 
au  génie  s^rec.  Seule  leur  fréquence  insolite  est  à  expliquer 
par  une  influence  étrangère. 

La  base  de  la  langue  du  Nouveau  Testament  étant  l'attique, 
la  grammaire  classique,  qui  est  pratiquement  celle  de  la 
prose  altique,  constitue  pour  son  étude  un  point  de  départ 
excellent,  beaucoup  plus  rationnel  que  lorsqu'il  s'ao-it,  par 
exemple,  de  la  langue  d'Homère.  Il  y  aura  en  somme  peu  de 
chose  à  dire  au  sujet  de  la  morphologie.  La  syntaxe  retiendra 
plus  longtemps  notre  attention. 

Pour  ceux  qui  auraient  le  désir  d'approfondir  l'étude  de  la 
langue  du  Nouveau  Testament,  nous  croyons  utile  d'ajouter 
quelques  indications  qui  les  orientent  au  milieu  dé  la  masse 
des  travaux  publiés.  Une  place  spéciale  sera  faile  à  ceux  de 
langue  française. 

BllJLIOGRAPHlE 

L'ouvrage  fondamental  a  été,  pendant  près  d'un  siècle,  Winer, 
Grammatik  des  neulestamentlichen  Sprachidioms,  dont  la  première  édi- 
tion parut  en  1822.  Il  a  subi  des  revisions  et  des  traductions.  L'édition 
anglaise,  A  Trealiae  of  Ihe  Grammar  of  the  New  Testament  Greek,  par 
W.  F.  MouLTON,  Edimbourg,  1882,  peut  encore  rendre  service  par  la 
richesse  de  sa  documentation;  mais  les  explications  philologiques 
qu'on  y  trouve  datent  de  cinquante  ans  au  moins.  C'est  dire  qu'il  y 
en  a  beaucoup  à  reviser. 

Il  y  a,  à  l'heure  actuelle,  deux  ouvrages  fondamentaux.  Le  fils  du 


BIIJLIOGRAPHIE.  VII 

traducteur  de  Winer,  J.  H.  Moulton  publia  en  1906  :  .4  Grammar  of 
New  Testament  Greek  based  on  W.  F.  MouUon's  Edition  of  G.  B. 
Winer's  Grammar.  I.  Prolegomena.  En  dépit  de  son  titre,  c'était  un 
ouvrage  entièrement  nouveau,  basé  sur  les  progrès  de  la  grammaire 
historique  et  l'étude  des  papyrus.  Le  2=  volume  ne  parut  qu'après  la 
mort  de  l'auteur,  en  1919-1929,  par  les  soins  de  M.  Howard.  Malheu- 
reusement, l'ouvrage  reste  inachevé  :  la  syntaxe  n'y  est  pas  traitée 
systématiquement.  On  trouvera  cependant  des  aperçus  intéressants 
dans  les  Prolegomena.  La  phonétique,,  la  morphologie  et  la  question 
des  hébraïsmes  y  sont  étudiées  à  fond. 

.  A  côté  de  Moulton,  on  peut  placer  Robertson,  A  Grammar  of  the 
Greek  New  Testament  in  the  Light  of  the  llistorical  Research,  S*' éd., 
Londres,  1919.  On  a  reproché  à  l'auteur  un  certain  manque  d'origina- 
lité et  l'on  a  défini  son  livre  «  une  confrontation  de  l'opinion  des  autres 
grammairiens  ».  En  fait,  cet  énorme  in-8°  de  près  de  1.500  pages  est 
une  synthèse  très  consciencieuse  des  recherches  et  des  discussions  dont 
la  Koïnè  et  la  langue  du  Nouveau  Testament  ont  été  l'objet  depuis 
surtout  la  fin  du  xix«  siècle.  L'ouvrage  a  sur  celui  de  Moulton  l'avan- 
tage d'être  complet.  11  restera  pendant  longtemps  un  des  instruments 
de  travail  les  plus  précieux,  quoiqu'il  ait  besoin  parfois  d'être  contrôlé. 

On  peut  recommander  deux  autres  ouvrages  d'un  caractère  moins 
technique  : 

Blass-Debrunner,  Grammatik  des  neutestamentlichen  Griechisch, 
5^  éd.,  Gôttingen,  1931.  Répertoire  très  riche  des  faits  linguistiques  du 
Nouveau  Testament. 

Abel,  Grammaire  du-  grec  biblique,  Paris,  1927.  Cet  ouvrage  se 
rapproche  plus  que  le  précédent  de  ce  qu'on  entend  généralement  par 
une  grammaire;  il  peut  rendre  à  peu  près  les  mêmes  services  que 
Blass. 

Les  travaux  de  langue  française  consacrés  au  grec  du  Nouveau 
Testament  ne  sont  pas  très  nombreux.  Voici  les  principaux. 

J.  Viteau,  Étude  sur  le  grec  du  Nouveau  Testament.  Le  Verbe  :  Syn- 
taxe des  propositions,  Paris,  1893.  —  Etude  sur  le  grec  du  Nouveau 
Testament  comparé  avec  celui  des  Septante.  Sujet,  complément  et  attri- 
but, Paris,  1896.  Études  très  personnelles  dont  on  pourra  tirer  grand 
profit,  à  condition  de  corriger  le  point  de  vue  de  l'auteur  sur  la  nature 
du  grec  biblique.  Les  Morceaux  choisis  du  Nouveau  Testament,  Paris, 
1927,  du  même,  rendront  service,  dans  un  cours  de  séminaire,  par 
les  annotations  philologiques  qui  accompagnent  le  texte. 

P.  Regard,  Contribution  à  l'élude  des  prépositions  dans  la  langue  du 
Nouveau  Testament,  Paris,  1918.  Répertoire  raisonné  des  prépositions 
employées  dans  les  écrits  johanniques,  Le,  AcT.  et  Rom.  U  est  regret- 
table que  l'auteur  n'ait  pas  étendu  son  enquête  aux  autres  écrits,  spé- 
cialement à  Me.  La  thèse  complémentaire  du  même  auteur  sur  La 


Vm  BIBLIOGRAPHIE. 

phrase  nominale  dans  la  langue  du  Nouveau  Testament,  Paris,  1918, 
est  d'un  intérêt  moindre. 

H.  Pernot,  Élude  sur  la  langue  des  évangiles,  Paris,  1927.  Travail 
d'un  maître,  sur  des  points  de  détail,  spécialement  l'usage  de  l'infini- 
tif, de  ['va,  oTi,  des  relatifs.  Les  rapprochements  établis  avec  le  grec 
moderne  sont  intéressants,  quoiqu'il  soit  exagéré  de  dire  que  Me.  est 
le  premier  texte  de  grec  moderne  que  nous  ayons.  M.  Pernot  souhai- 
terait que  l'on  étudiât  séparément  les  divers  écrivains  du  Nouveau 
Testament.  Le  terme  de  «  grec  biblique  »  ne  doit  pas  faire  illu- 
sion. Le.  n'écrit  pas  comme  Mo.,,  ni  S.  Paul  comme  S.  Jean.  Les 
évangiles  représentent  mieux  la  langue  populaire,  sauf  Le.  qui  a 
subi  des  influences  littéraires.  L'idée  de  M.  Pernot  est  donc  excellente. 
Jusqu'à  présent  il  n'a  inspiré  qu'une  seule  monographie  :  S.  Anto- 
NiADis,  L'évangile  de  Luc,  esquisse  de  grammaire  et  de  style,  Paris,  1930. 
Malheureusement  cette  thèse  laisse  à  désirer  sur  plusieurs  points. 

Pour  la  langue  des  Septante,  il  n'existe  pas  de  grammaire  complète. 
Voici  ce  que  nous  possédons  : 

TriAeKERAY,  A  Grammar  of  the  Old  Testament  in  Greek,  t.  I.  Cam- 
bridge, 1909.  Ouvrage  très  précieux,  mais  qui  ne  traite  que  de  l'ortho- 
graphe et  de  la  morphologie,  de  même  que  le  suivant.  Helbing, 
Grammatik  der  Septuaginta,  Gôttingen,  1907.  N'espérant  pas  achever 
l'œuvre  entreprise,  l'auteur  s'est  contenté  de  donner  ensuite  une 
étude  spéciale  sur  l'emploi  des  cas  dans  les  compléments  des  verbes  : 
Die  Kasussyntax  der  Verba  bei  der  Septuaginta,  Gôttingen,  1928. 

La  brochure  de  J.  Psichari,  Essai  sur  le  grec  de  la  Septante,  Paris, 
1908  (tiré  à  part  de  la  Bévue  des  études  juives,  t.  LV,  1908,  p.  161-208) 
contient,  dans  sa  brièveté,  un  grand  nombre  de  remarques  intéres- 
santes. Les  études  de  M.  Vite  au,  citées  plus  haut,  donnent  des  notes 
très  nombreuses  sur  la  syntaxe  des  Septante. 

On  trouvera  une  bibliographie  plus  complète  du  sujet,  ainsi  que 
sur  la  langue  des  inscriptions  et  des  papyrus  dans  Abel,  Blass  et  sur- 
tout Robertson. 


GRAMMAIRE  GRECQUE 

DU  NOUVEAU  TESTAMENT 

NOTIONS  PRÉLIMINAIRES 
Prononciation,  orthographe,  ponctuation. 

La  langue  grecque  a  subi  à  Tépoque  hellénistique  cer- 
taines transformations  phonétiques.  Les  phénomènes  les 
plus  importants  sont  Tiotacisme  (st,  yj,  ot,  u  =:  i)  et  l'équi- 
valence de  £  et  ai,  de  o  et  w.  De  là,  la  confusion  de  certaines 
formes  dans  les  manuscrits  :  b\Ktïq  et  T,\j.€tç,  Xùati  et  Xùcr^, 
XûeaQc  et  }^Ù£aOai,  Xûojj.cV  et  X6a)[j.£V. 

Ces  transformations,  et  d'autres  analogues,  ont  eu  leur 
répercussion  sur  l'orthographe  courante;  mais  il  est  souvent 
difficile  de  distinguer  les  leçons  originales  des  changements 
introduits  après  coup  par  les  copistes..  L'édition  de  West- 
cott-Hort  avait  admis  un  assez  grand  nombre  de  variantes 
orthographiques,  sur  la  foi  des  manuscrits  BS   :  «vàT^sip:; 

(àva7ï'/)poç),  Xaipfa  (XaTp£(a),  xpxize'Ctix'riq  (xpaTce^ir/îç),  /.îpÉa 
(y.îpaia),  èpauvato  (£p£uvaa)),  y,a6£ptÇo)  (xaOaptÇw),  etc.  Elles  sont 
abandonnées  par  les  dernières  éditions  de  Nestlé,  comme 
provenant  des  scribes  alexandrins.  D'autres  cependant  sont 
considérées  comme  authentiques   :    Yu,avtT£Ûo)   (YUiJ.v'/jT£ûw), 

T£(7(7Epa  (TEŒuapa),  etc. 

Nos  plus  anciens  manuscrits  ne  portent  ni  esprits,  ni 
accents  (4),  à  moins  que  ces  signes  n'y  aient  été  ajoutés  par 
une  seconde  main,  comme  dans  B.  Dans  les  cas  douteux, 
l'accentuation  est  une  interprétation  des  éditeurs. 

L'affaiblissement  progressif  de  l'aspiration  a  réagi  sur 
l'orthographe  :  où-/,  Eupov,  Le,  24,  3  SC  (pour  où^  £upov),  où-/. 
£V£%£v,  II  Cor.  7,  12  SC  (pour  où^  evsxev),  ÈTCiaTaxat,  i  Thess. 
5,  3  BS  (pour  âftaiaTai).  Le  phénomène  inverse  se  rencontre 

1 


dans  les  inscriptions  depuis  la  période  alexandrine  :  xaO' 

ioîav  (y.ax'  totav),  àç'   l'aou  (àz'  ïaou),  y.aO'  stoç"  (/.a-'  exoç).  Com- 
parer à'/  éX-îTioi,  Rom.  8,  20  (è-'  èX-wc),   «©lâw,  Phil.  2,  23 

L'hiatus  (7)  est  beaucoup  plus  fréquent  que  chez  la  plupart 
des  écrivains  àttiques.  Il  n'est  fait  qu'un  usage  modéré  de 
l'élision  et  plus  encore  de  la  crase  :  è-l  uîo),  Le.  12,  53; 
T,poe-{pâor,^  RoM.  15,  4.  L'emploi  du  v  euphonique  est  assez 
arbitraire,  de  même  que  dans  les  inscriptions  dès  l'époque 
alexandrine. 

La  ponctuation  (9)  est  à  peu  près  totalement  absente  de 
nos  anciens  manuscrits.  Celle  de  nos  éditions  modernes, 
dans  les  cas  douteux,  n'a  que  rarement  un  appui  solide 
dans  la  tradition  manuscrite  ou  littéraire.  C'est  l'exégèse 
qui  doit  décider. 

Le  t  souscrit  n'existait  pas.  Anciennement,  le  iota  était 
adscrit  :  TQI  <ï)OBQI  =:  -w  ço^w.  Sthabon  14,  I,  41  nous 
apprend  que,  de  son  temps,  certains  écrivaient  le  datif 
sans  u  De  fait,  il  est  souvent  omis,  surtout  à  partir  du 
i"''  siècle  après  Jésus-Christ,  aussi  bien  dans  les  papyrus 
que  dans  les  inscriptions. 


PREMIERE  PARTIE 

MORPHOLOGIE 


1.  —  SUBSTANTIFS 

Première  déclinaison. 

Certains  noms  en  -a  pur  (13)  ont  le  génitif  et  le  datif  en 
-'/],  contrairement  à  Tusage  attique  :  tjTceipyjç,  Act.  10,  1; 
[/.axaip'f),  Ap.  13,  10.  Ce  sont  seulement  ceux  en  -pà.  Les 
autres  se  déclinent  régulièrement  :  ^[^épaç  (-pâ),  àXYjOeuç. 

Remarquer  la  disparition  du  duel  à  toutes  les  déclinai- 
sons. 

Les  noms  propres  masculins  en  -«ç  pur  (14)  ont  le  géni- 
tif régulier  en  -ou  :  'AvBpéou,  'Haaiou,  Za^apiou.  Les  autres 
ont  toujours  le  génitif  dorique  en  -a  :  Saxava,  Me.  1,  13; 
Kaïatpa,  Jo.  18,  13;  Kyj^a,  I  CoR.  1,  12;  Bapvaêà,  Gal.  2,  1,  de 
même  que  parfois  chez  les  attiques. 

La  forme  contracte  !35ppaç  (pour  ^o^iciq,  -ou),  déjà  utilisée 
à  l'époque  classique,  devient  prédominante  dans  la  Koïnè, 
avec  le  génitif  ^oppa,  Le.  13,  29;  Ap.  21,  13. 

Deuxième  déclinaison. 

Le  vocatif  Hz,  à  la  place  de  ôeôç  (RR  16),  est  plus  fréquent 
dans  les  Septante  que  dans  le  N.  T.  On  le  trouve  Mt.  27, 46  : 
ôés  lAou,  6££  [xou.  Dans  les  autres  passages,  il  est  remplacé 
par  le  nominatif  avec  Tarticle. 

La  seconde  déclinaison  attique  (17)  disparaît  de  plus  en 
plus  de  la  Koïnè.  Elle  n'est  plus  représentée,  dans  le  N.  T., 
que  par  les  noms  propres  'AiroXXtôç,  ace.  -ô,   Act.  19,  1; 

GRAMMAIRE  GRECQUE  DU  NOUVEAU  TESTAMENT.  2 


MORPHOLOGIE. 


I  Cor.  4,  6;  Kw;,  ace.  -w  ou  -wv,  Act.  21,  1.  Aa6ç  et  vaoç 
ont  supplanté  définitivement  Àswç  et  vewç. 

Noms  contractes  (RR  18-19,  R  24-25) 

LaKoïnè  emploie  couramment  les  formes  non -contractes  : 
o(T-£wv,  Mt.  23,  27;  oaTsa,  Le.  24,  39;  ôpveou,  Âp.  18,  2.  IIXoOç 
et  vouç  évoluent  vers  la  troisième  déclinaison  :  gén.  xaooç, 
Act.  27,  9;  voôç,  Rom.  7,  23;  dat.  voî,  Rom.  7,  25.  L'accusatif 
reste  tïaoOv,  voQv. 

Troisième  déclinaison. 

L'accusatif  en  -a  (RR  21,  R  19)  reçoit  parfois  dans  les 
papyrus,  à  partir  du  ir  siècle  avant  J.-C,  un -v  final,  par 
analogie,  sans  doute,  avec  l'accusatif  de  la  première  décli- 
naison. Il  ya  quelques  exemples  dans  les  anciens  manuscrits 
du  N.  T.  :  Tov  àc7T£pav,  Mt.  2,10  SC;  r^v  y^eîpav,  Jo.  20,  25 
BA;  mais  ils  sont  probablement  à  mettre  au  compte  des 
scribes,  cet  usage  n'étant  devenu  commun  qu'au  ii®  siècle 
après  J.-C.  Il  s'est  ensuite  développé  et  a  donné  en  grec 
moderne  des  nominatifs  de  la  1'°   déclinaison  :  •/]  ^(^')ai%a, 

L'accusatif  pluriel  des  noms  contractes  en  -uç,  -uoç  (26)  est 
toujours  en  -aç  :  'r/ôuaç,  oG'^ùxq,  |î6aç.  Celui  des  noms  en  -suç, 
-£(i)ç  (27)  est  en  -stç  (par  analogie  avec  celui  des  noms  en  -iq  : 
TciXsiç)  :  Toùç  fpoc\).\}MxeXç,  Tohq  ^x^ilsiq^  comme  dans  les  inscrip- 
tions depuis  le  début  du  iii°  siècle.     • 

Le  génitif  pluriel  des  noms  neutres  en-oç  (28)  a  parfois  la 
forme  non-contracte  :  ôpstov,  Ap.  6,  15;  /eiXéwv,  Hebr. 
13,  15.  Par  contre,  celui  de  tc-^-/uç  (27)  est  tc-zj^wv,  Jo.  21,  8»* 
Ap.  21,  17.  Kspaç  (29)  n'ajamaisles  formes  contractes;  y^pa; 
aie  datif  ionien  Y'ôpsij  Le.  1,  36.  .         . 

Noms  irréguliers  ou  difficiles  (31). 

"Epie,  ace.,  £piv,  au  pluriel  è'piSsç  (classique)  ou  epetç.     . 
Kleiq  a  les  ace.  attiques  y.Àsîv,  Ap.  3,  7  et  y-Xsîç,  Ap.  1,8, 
mais  aussi  yXiiooc,  Le.  Il,  52,  y.XsToaç,  Mt.  16,  19. 

— à66aTOV,dat.  pi.  aaSéaau 


ADJECTIFS.  5 

La  fluctuation  de  tcXoutoç  et  C'^Xo;  entre  la,  2°  et  la-  3" 
déclinaison  subsiste;  mais  axôroç  et-è'Xsoç  sont  passés  défini- 
tivement à  la  3°. 

Les  noms  propres  sémitiques  sont  parfois  grécisés;  parr 
fois  aussi  ils  restent  invariables, 

'Iyjjouç,  voc,  gén.  et  dat. 'I'/](7oO,  ace.  'Ir^aouv. 

MwuŒ^ç,  gén.  -£0)ç,  dat.  -si  ou  -•/;,  ace.  -ea  ou  -'/)v.  Mavaara^ç, 
gén.  et  ace.  Havacra'^,  Ap.  7,  6;  Mt.  1,  10. /EoXoi/mv,  gén. 
-ojvoç,  ou  -(ovToç,  Mt.  I,  16  A  ;  Jo.  10,23  A.  'hpoabXu\).u  (pilur.), 
gén.  -o)v;  mais  aussi  -/)  'kpstroÀujj-a,  Mt.  2,  3.  La  forme  Ispcu- 
aaArj[;.  (invariable)  est  employée  surtout  par  Le.  et  Act. 

II   ADJECTIFS 

Adjectifs  parisyllabiques  (32). 

En  grec  moderne,  tous  les  adjectifs  de  cette  classe  sont  à 
trois  terminaisons  et  c'est  dans  ce  sens  qu'évolue  laKoïnè.- 
Cependant  dans  le  N.  T.  l'usage  attique  est  assez  bien  con- 
servé et  l'évolution  est  à  peine  perceptible.  Bsôatoç,  oîxawç, 
o\j.zi.oc  sont  toujours  à  trois  terminaisons;  d'autres  varient  : 
Cw-^v  alwviov,  Mg.  10,  17;  mais  aussi  :  a'.wvbv  Aûrpwcrtv,  Hebr. 
9,12. 

Le  dernier  vestige  delà  2"-'  déclinaison  attique  des  adjectifs 
(34)  est  iXswçMt.  16,  22;  Hebr.  8,  12  =  Jer.  31,  34.    - 

Adjectifs  contractes  (37). 

Comme  les  noms  de  la  3"  déclinaison,  les  adjectifs  en  -Tjç 
prennent  parfois  un -v  à  l'accusatif:  gu^y^v-^v,-  Rom.  16,  11 
BA  ;  ocGoaKTiv,  Hebr.  7,  19  AC.  UMp-qq  est  souvent  indéclinable 
dans  les  Septante  et  les  papyrus  depuis  le  P'  siècle  après 
J.-C.  C'est  peut-être  le  cas  de  Jo.  1,  14  et  de  Me.  4,  28  (C  : 
TrAôp'/]ç  o-îTov).  L'adjectif  v^atcç  (gén.  -looç)  a  l'accusatif  pluriel 

ionien  V(^aT£iç  ou  v/jaxi;. 

Comparatifs  et  superlatifs  (41-43). 

On  trouve  des  formes  nouvelles  dans  la  Koïnè  : 
[j,£iÇ6t£poçj  III  Jo.  4,  cfr  Malal.  709,  Moscii.  3065.     


b  MORPHOLOGIE. 

èXa^iaTOTEpoç,  Eph.  3,  8. 

SwTAOTSpo;,  Mt.  23,  15  (au  lieu  de  h'Kloùaxtpo;). 

Des  adverbes  «vw,  law,  y-àiw  on  a  formé  des  adjectifs  com- 
paratifs :  àvwTepoç.  Lc.  14,  10  ;  èawTspoç,  ACT.  16,  24;  xatWTîpcç, 
Eph.  4,  9. 

Noms  de  nombre  (46). 

ETç  s'emploie  dans  certaines  locutions  à  la  place  de  l'adjec- 
tif ordinal  :  [j.(a  (twv)  aaôôaxwv,  Mc.  16,  2;  Le.  24,  1  etc.;  [;.u 
TOU  [J.fjVOÇi  Gen.  8,  13. 

Les  datifs  Suotv  et  Susfv  ont  fait  place  à  Sâai;  le  génitif  est 
5Û0.  Teaaapeç  a  souvent  au  neutre  la  forme  téauBpoc  ;  de  même 
en  composition  :   Tîcraspâ/ovTa.    L'ace,   masc.   est  xécjaapaç, 

TÉacrspaç  OU  xÉcro-apeç  (Ap.  4,  4  SA). 

m.  —  PRONOMS 

Pronoms  réfléchis  (51-52). 

Le  pronom  (réfléchi  simple)  de  la  3"  personne  est  inusité 
dans  le  N.  T. 

11  y  a  souvent  fluctuation  dans  la  tradition  manuscrite 
entre  aÙTsu,  aÙTw  (aOToïï,  auTw)  et  éauToïï,  éauxw.  D'ancien  S 
éditeurs  écrivaient  souvent  aù-ou,  auico  chaque  fois  qu'il 
pouvait  y  avoir  le  réfléchi  indirect.  Cet  usage  est  aujourd'hui 
abandonné.  11  y  a  cependant  des  cas  où  il  faut  écrire  aûTw, 
p.  ex.  :  b  ôsaauptÇwv  ocûtw,  Lc,  12,  21  (A  :  £auT(p)  '.celui  qui 
thésaurise  pour  lui-même.  Tischendorf  écrit  pourtant 
aÙTw. 

Pronoms  ou  adjectifs  possessifs  (53). 

Ils  sont  d'un  emploi  relativement  rare,  sauf  ï^.bç,  dans 
Jo.  (39  fois,  contre  2  dans  Me,  4  dans  Mt.,  3  dans  Le); 
açéiepoç  n'est  pas  employé.  Par  contre,  i'èwç  tend  à  s'intro- 
duire dans  la  Koïnè,  avec  un  sens  affaibli,  comme  possessif  : 
•^XOev  elç  xy;v  îâiav  -kôXiv,  Mt.  9,  1  :  venit  in  civitatem  suam; 
oîïâici  aÙTcv  oj  Twap£Xa6ov,  Jo.  1,  11  :  sui  eum  non  receperunt. 


PRONOMS. 


En  grec  moderne,  5  Bio;  est  devenu  le  pronom  emphatique 
{le  même,  lui-même). 

Pronoms  démonstratifs  et  indéfinis  (54-57). 

"05s  est  d'un  emploi  très  rare.  Sur  10  exemples  certains, 
8  sont  au  pluriel  neutre,  dont  7  dans  Ap.  2,  1.  8.  12.  18; 
3,  1.  7.  14. 

"AXXoç  et  sTspoç  sont  employés  indistinctement.  Cfr  par 
ex.  I  Cor.  12,  8-10  où  les  deux  termes  alternent  sans 
nuance  spéciale.  'Exaiepo?  est  hors  d'usage. 

Les  formes  oùOetç,  ^.r\^s.\q  (pour  ohMq,  s^.y;§£iç),  prédomi- 
nantes au  cours  du  iii°  siècle  avant  J.-C,  se  trouvent  fré- 
quemment dans  les  Septante.  Il  y  en  a  des  exemples  dans 
les  anciens  manuscrits  du  N.  T.  Nestlé  admet  ces  formes 
Le.  23,  14;  I  Cor.  13,  2;  II  Cor.  11,  9;  Act.  15,9;  19,27 
(oùGetç);  ACT.  27,  34  (p^r^OÉv). 

Pronoms  relatifs  et  corrélatifs  (58-61). 

Le  pronom  oa-rtç  est  employé  —  très  souvent  comme  rela- 
tif défini  —  au  nominatif  et  de  plus  à  l'accusatif  neutre 
singulier.  Jo.  n'emploie  que  cette  dernière  forme  (ôti),  à 
part  8,  53  (canç,  mais  D  :  oxt)  et  21,  25  (à-iv«).  Le  génitif 
ne  se  trouve  que  dans  la  locution  ewç  oxou,  jusqu'à  ce  que. 

"Oiyjzep  ne  se  trouve  que  dans  Me.  15,  6  C  où  il  est  à 
rejeter. 

Les  corrélatifs  les  plus  employés  sont  oas;,  ttoïoç,  r^baoç, 
TotojToç,  TOffouToç.  Lcs  autres  sont  plus  rares  :  -/jXCxoç  (2  fois), 

TZ'fikiv.oç,  (2),  TYjXaoîjTo;  (4),  otoç  (14),  OTzoloq  (5).   IlÔTspcç  ne  se 

trouve  qu'une  fois,  sous  la  forme  adverbiale,  Jo.  7,  17. 
II  est  remplacé  par  xt'ç:  xiq  ex  tôv  Sus,  Mt.  21,  31.  Les  autres 
corrélatifs  (bizbaoq,  etc.)  ne  sont  pas  en  usage.  Par  contre, 
on  trouve  la  forme  xoTa^côç  (de  l'ancien  'jioSa-ôç  de  quel 
pays?),  dans  le  sens  de  xofoç  ou  de  izbaoq,  Me.  13,  1  ;  Mt.  8, 
27;  Le.  1,  29;  7,  39;  IJo.  3,  1;1IPetr.  3,  11. 


MORPHOLOGIE. 


IV.  —  L£  VERBE 


Le  système  des.  conjugaisons  n'a  pas  subi  de  changement 
très  profond.  Comme  pour  les  déclinaisons,  le  duel  est 
tombé  en  complète  désuétude.  Certaines  formes  sont  en 
décadence  :  l'optatif,  le  participe  futur,  l'infinitif  futur.  Les 
verbes  en  -[^.c  sont  aussi  en  voie  de  disparaître. 

VERBES  EN  -O 

Indicatif  imparfait  [66]  et  aoriste  2'. 

La  3"  pers.  pi.  de  l'imparfait  se  termine  parfois  en  -oca^  : 
er/oa'av,  Jo.  15,  22.  24.  Rarement  on  trouve  à  l'imparfait  les 
désinences  en  -a  de  l'aoriste  V  :  sr/av,  Mo.  8,  7  BS;  xpca- 
sr/av,  AcT.  8,  10  S.  Cet  usage,  qui  a  prévalu  en  grec^ 
moderne,  est  rare  également  dans  les  Septante.  Au  con- 
traire, les  formes  en  -a  à  l'aoriste  2''  se  propagent.  L'attique 
avait  déjà  ska  et  'îjveYxa;  on  trouve  désormais  r{)S(x,  eTCccra, 
Y£va[j.evoç,  etc.  A  la  3*^  pers.  pi.  on  a  parfois  aussi  la  termi- 
naison -cay.v  :  r,AGo(7av. 

Indicatif  parfait. 

La  2"  pers.  sing.  en  -sç  (de  même  qu'à  l'aoriste  P')  est 
rare  dans  les  Septante,  plus  rare  encore  dans  le  N.  T.  et 
toujours  d'authenticité  douteuse  :  xexoTCiaxsç,  Ap.  2,  3  AC. 

La  3'  pers.  pi.  est  en  -av.  comme  à  l'aoriste  :  XéXuxav  (pour 

XsXùy.aai). 

Indicatif  plus-que-parfait, 

La  3'  pers.  pi.  est  en  -siaav  (pour  -saav). 
L'augment  est  régulièrement  omis  :  ■KSTïoixeKrav,  Me.  15,  7, 
comme  chez  Hérodote  et  parfois  les  prosateurs  attiques. 

Impératif. 

La  3**  pers.  pi.  en  --wcrav,  déjà  utilisée  en  attique,  devient 
habituelle. 


VERBES    EN    -0).  y 

Moyen  et  passif  (67). 

Oq  voit  parfois  réapparaître  à  la  2°  pers.  sing.  des  temps 
premiers  la  terminaison  pleine  -aai  :  TCuaai,  ^ccYeaai,  oSuvacrai, 
xaux^^a^î  Qui  triomphera  en  grec  moderne. 

Augment  (69). 

L'augment,  temporel  ou  syllabique,  est  généralement 
bien  conservé  (à  l'exception  du  plus-que-parfait,  cfr  supra). 
Dans  quelques  cas,  il  affecte  la  préposition  d'un  verbe  com- 
posé :  yjvoi'YV),  Ap.  15,  5;  £'âpoçp-/^T£U(jav,  Mt.  11,  33  (leteoctus 
receptus  a  substitué  TcpoeçviTsuaav,  etc.,  dans  tous  les  cas 
semblables).  Cas  d'augment  double  :  ^vst'xeaOe,  II  Cor.  il,  4 

^;  à7C£y.aT£aTâ0v],  Mt.  12,  13.  Augment  triple  :  'q^sMx^riaa^, 
Jo.9,  10. 

Avec  les  verbes  qui  commencent  par  unp,  cette  lettre 
n'est  pas  toujours  redoublée-:  èpdcTCwav,  Mt.  26,  67  BSC; 
èpa6gi'a0y]v,  Il  CoR.,  11,  25  BSD.  ■ 

L'augment  en  -q  se  trouve  —  outre  au  verbe  UXiù  (= 

eôc'Xw)  —  à  pouXo[j.ai,  Sùva[;.ai,  jj-éXàg)  :  ';^8ouX6pi,"/3V,  etc. 
Redoublement  (71). 

Contrairement  à  l'usage  attique,  on  trouve  le  redouble- 
ment ordinaire  à  quelques  verbes  commençant  par  un  p  ou 
par  deux  consonnes  :  p£pavTia!J.£voç,  Hebr.  10,  22,  cfr 
Ap.  19,  13  S;  [;i,£iJ.v^aT£U[ji,£V'/]v,  Le.  1,  27  C. 

Verbes  contractes  (75). 

En  grec  moderne  il  s'est  produit  une  sorte  de  fusion  entre 
les  verbes  en  -aw  et  ceux  en  -sw  :  pwTaw  fait  ^wtSç,  pwTa, 

pU)TOU[JI,£,   ^WTCCTE,    pWTOUV. 

Des  traces  de  cette  tendance  se  trouvent  déjà  dans  les 
Septante  et  le  N.  T.  :  •;5ptoToov,  Mt.  15,  23  BSCD  (pour -wv)  ; 
xoTuioOcnv,  Mt.  6,  28  B.  En  sens  inverse  :  eXeûvtoç,  Rom.  9,  16; 
£X£«T£,  JuD.  23  (de  èXEÉw). 


10  MORPHOLOGIE. 

Heivàd)  et  Si(|;aa)  out  les  contractions  en  -a,  comme  les 
autres  verbes  :  weiva,  Rom.  12,  20  =  Prov.  25,  21  ;  SitLa,  Jo. 
7,  37;  Rom.  12,  20.  ' 

Temps  seconds  (91). 

Un  certain  nombre  de  futurs  attiques  ont  passé  dans  la 
Koïnè,  en  concurrence  avec  les  formes  ordinaires  :  àçopist, 
Mt.  25,  32  BAD  (SL  :  àçopiaei)  ;  à^fopiooci,  Mt.  13,  49. 

Sur  la  conjugaison  de  l'aoriste  2''  actif  (au  moyen),  cfr. 
supra,  p.  8. 

La  Koïnè  voit  apparaître  un  plus  grand  nombre  d'aoristes 
et  de  futurs  seconds  passifs,  p.  ex.  yjyyéV/jv  (pour  ^7Y£X6y;v), 

à^oi'{'fiao[).ott,  i^voiyvjv,  TfjpTCayYjv,  èy.pûé'/jv,  etc. 

VERBES  EN  -MI 

Le  nombre  des  verbes  en  -i>a  est  déjà  réduit  à  la  période 
classique.  Il  continue  à  décroître.  On  substitue  à  ces  verbes, 
qui  finiront  par  disparaître  complètement,  des  formes 
en  -w  : 

ïaxfiy.i  '.   icriava)  (îaTràoi)),  axi^xw 

7(piY][Ji.l    :    «9 10)    (àçtStOJ,     àç£0) 

On  trouve  des  formes  différentes  de  celles  de  l'attique  : 

co'cvjjj.c  (106). 
Impér.  aor.  2°  pers.  (en  composition)  :  àvadta  (pour  -(ttyîôi)  ; 

de  même  àva6a,  àva6aTe,  [f.ex<x6(x  (de  eôrjv,  (âaCvo)). 

'zi^r^it.t  (109). 

Ind.  imp.  3"  pers.  pi.  :  stîôouv.  Me.  6,  5  (pour  -eaav). 

ïriiKt  (110). 

Ind.  parf.  pass.  3"  pers.  pi.  :  à^JswvTai,  Mt.  9,  2.  5  C.  Aor. 
pass.  sans  augment  :  àfsÔeaav  (pour  -etôeaav). 


VEnBES    EN    -[XI.  11 

^C^O)tJ.C    (111). 

Ind.  aor.  :  les  formes  plur.  iSwxaixev,  etc.,  sont  utilisées 
régulièrement. 

Ind.  imp.  3"  pers.  pi.  :  èSioouv  (pour  -ocav);  au  passif, 
3°  pers.  sing.  :'  {'!:ap)zdihzxo  (pour  -oto). 

Subj.  :  au  lieu  des  formes  Swç,  etc.,  on  rencontre,  surtout 
en  composition,  des  formes  en  -oi  :  Boiq,  SiSoî,  Soù  De  même 
yvoT,  Me.  5,  43. 

Acocty;,  Jo.  17,  2  serait  une  forme  de  subj.  aor.  P»";  mais 
on  a  la  variante  Swaet  (B).  Aw/j  est  très  discuté.  Lachmann 
écrit  âwy;,  EpH.  1,  17,  II  TiM.  2,  25;  de  même  Tischendorf 
Jo.  15,  16.  C'est  alors  une  forme  ionienne  du  subjonctif, 
cfr  HoM.  //.  7,  526.  D'autres  écrivent  Swyj,  p.  ex.  Nestlé, 
Eph.  1,  17,  et  en  font  un  optatif.  La  rareté  de  l'optatif 
dans  le  N.  T.  favorise  plutôt  l'opinion  de  Lachmann.  D'autre 
part,  on  rencontre  Swy],  certainement  optatif  Ruth  1,9.  17; 
2,4. 

zll3,i  (65). 

Ind.  imp.  V  pers.  sing.  :  -'m^,  rejetée  par  les  atticistes, 
est  la  forme  ordinaire.  Le  pluriel  vj^asQa  est  moins  fréquent. 
La  2"  pers.  sing.  -^ç,  Mt.  25,  21.  23,  est  rare. 

Impératif  :  à  la  place  de  êa-cw  on  trouve  parfois  y^tw,  I  Cor. 
16,22;  Jac.  5,  12. 

xàQviiJ.Qt6  (RR  99,  R  103). 

Impér.  2"  pers.  sing.  KaGou. 

oc5a  (RR  100,  R  104). 

A  la  2°  pers.  sing.  olâa?;  au  pluriel  oï3a[;.£v,  oBairs,  c'fôaat. 
On  trouve  cependant  les  formes  attiques  :  tW,  Eph.  5,  5; 
ïaacn,  ACT.  26,  4. 

"Hiosiv  a  les  flexions  ordinaires  au  plus-que-parfait 
(3"  pers.  pi.  —  eiaav). 


12  MORPHOLOGIE. 

Adjectifs  verbaux  (120). 

Les  adjectifs  en  -téoç  ne  sont  représentés  dans  le  N.  T. 
que  par  un.  seul  exemple  :  ^X-qxiov,  Le.  5,  38.  Ceux  en  -xoq 
sont  au  contraire  très  nombreux.  Leur  sens  (actif  ou  passif) 
dépend  de  l'usage. et  du  contexte. 

TEMPS  PRIMITIFS  DES  VERBES  IRRÉGULIERS 

Le  tableau  qui  suit  dispensera  de  recourir  à  ceux  que  Ton 
trouve  dans  les  grammaires  classiques.  Il  comporte  tous  les 
verbes  irréguliers  (simples)  employés  dans  le  N.  T.  à  un 
temps  dont  la  formation  s'écarte  des  règles  générales  ou 
diffère  de  l'usage  habituel  des  attiques.  Les  formes  post- 
classiques ou  du  moins  rares  à  l'époque  classique  sont 
marquées  d'un  astérisque.. Beaucoup- de  ces  formes  lie  sont 
employées  qu'en  composition.  On  n'a  pas  noté  les  cas  où 
l'aor.  2''  prend  les  terminaisons  de  l'aor.  P''  :  eî-âa,  f,\^y.,  etc., 
cfr.  p.  8. 

*'AYaÀAiào),  exulter  :  a.  v^aXAiada.  —  P.  a.  -q^fyXkii^v  ou 
-a0'/jv..  .  „       .   • 

àyyéWtù,  annoncer  :  f.  à^YsXw,  a.  -/jYYsùa.  —  P.  a.  *'qT{^-. 
Â'/;v,  p.  -JÎYYîÀiJ.au  . 

aYvujj.i,  briser  :  i.  *ââ^(o,  a.  ïaqy..  —  P.  a.  ïajr,v. 

ccyo),  conduire  :  f.  à'^o),  a.  v/'^ï^'-'  ou  *'}i^<x.  —  P.  f.  àxO-^-, 
GO\jMi,  a.  'Jî^G'^v,  p.  •^Y!^''^^' 

alvso),  louer  :  f.  aîvéo-w,  a.  fyVôGa. 

aipéo),  prendre  :  f.  *e)M,  a.  sfAov.  —  M.  f.  alpr(CC[;.at,  a. 
erAÔ|;//jv.  —  p.  f.  a!ps6-/^(70[;.ai,  a.  -/jpéô'^v,  p.  T^p'/jtj.ai. 

aipMy,  lever  :  f.  «pw,  a.  -i^pa.  —  P.  f.  âpO-(^ac[;.oci,  a.  'OpOr^v, 
p.  r^pjj-ai. 

o'iŒÔavo[j.a',,  sentir  :  a.  7^o;0ô;y/r;v. 

a'.ayuvojxai,  rOUgir  :  f.  aic7/uvOr/(70,aai,  a.  yj(7/ùv0'/jv. 

àxcùo),  entendre  :  f.  *ày.0'jaa)  et  àxoiiao[Jiat,  a.  -/^-Aouaa,  p. 
h:/:'q'KO(x.  —  P.  f.:  û:-/.ou(70r(cro[j.ai,  a.  •/jy.oùaôr^v; 

àXXâc7C7w,  changer  :  f.  àAAâçw,  a.  T^XXa^a.  —  M.  a.  -/jX/a^a- 
[^//;v.  —  P.  f.  àXÀaY'/}C73iJ,ai,  a.  -qWd^cfiv ,  p.  YJXXaYlJi'a^' 


TEMPS    PRIMITIFS.  13 

•aA}xOiJ<at,  bondir  :  a.  '/jAa^i/r^v  OU,-r;AÔy/^v 

à|j-apTâva),  pécher  :  f.  *àiJ.apTr(ao),  a.  vjij-xp-sv  et  *-/j|»<ap':r(7ûc, 
p.  r,[j-apT'/;xa. 

a\jm-v)^\i])A  (*a[J.çic^o),  à[J.çtàÇ(i)),  Vêtir  .'P.  p.  Y;j;.a;i£j;aau 

otv-aAicTXw  (àv-aAÔw),  dépenser  :  f.  àvaAoWw,  a.  àvfÎAoxra.  — 
P.  a.  àvr/AwG-/)V. 

àv-ctY(i),  ouvrir  :  f.  àvoiçw,  a.  àvfw^ai  *-<^vci^a  et  *'/]V£o)^ar, 
p.  '^véo)7a.  —  P.  f.  àvoi;(GY^(70iJi,ai  et  *àvoiYr^o-o[j.at,  a.  *'i^vew76*^v 
et  *Tj'^cr{r,v,  p.  *'/;v£a)Y!J,at. 

àTïO-y.xeîva)  (-/.TcWO)),  tuer  :  f.  xtsvw,  a.  à'xTsiva.  —  Pv  a. 
*àx£"/.TavGr,v.-  ■-.,■•■"■' 

«TïTO)^  attacher  :  a.  -^lia.  —  M.  a.  r,(l^à[j//;v.  — P.  a.  r/îjpG'r^v. 

oc péG'/M,  plaire  /  f,  àpsaWj  a.  -/îpscra.  .     •      ,. 

àp-£(j),  suffire  :  a.  f(p-/,£C7a.  .        -        ,  ■ 

àpv£0!J-ai,  nzer  ;  f.  àpvrj(7C[;-ai,  a.  -rypv'/jaaix'/îv,  p.  -J^pv/jiJ-ai. 
àpTcâÇw,  ravir  :  f.  àpxaaw,  a.  v^p-âaaa.  —  P.  f.  àpTcaYricrcVai) 
a,  •r;p'7:aa6'^v  et  *  r,pi:àyT,'^ .       '  '  • 

a'j^àvo)  (a'ù^o)),  augmenter  :  f.  ajErjaw,  a.  r/j^-^ja.  —  p.  a. 

Baivo),  marcher  :  f.  |3ri(7ojj-ai,  a.  à'Sr^v,  p.  ^£8r//.a. 

^(xkXiù,  jeter  :  f.  jSaAw,  a.  £8aAov,  p.  [âÉôÀrjXa.  —  P.  f.  [3Ar(- 
6r(i70[j.ai,  a.  âÔAr^Or^v,  p.  [SÉÔA'/jjj-ai. 

(3ap£a)  (|3ap!jva)),  accabler  :  P.  a.  âSap-ôO-^v  et  àSap-jvG-^v,  p. 
(3£6âp*/;,aat. 

PiSpway.w,  man^e?"  .•  p.  j3£6pa)y.a. 

^ÀaaTavo)  {(BÀao-Tiw),  germer  :  a.  âSXaar^o-a. 

[3a£tï(i),  regarder  :  f.  pAÉtl/oi^^ai  et  *t3X£t}^a),  a.  £6A£.i^a.  —  M.  a. 
è6X£tj^a;j//jv.  ,  •    • 

'^o\iko\}M,  vouloir  :  f.  ^cuXTiGo\jM^  a.  £6ouXr^G-A;v  ou  -^ôcua-^G-ov, 
p.  ^e6cù\r,\).ai. 

T(xi)A(j),  épouser  :  f,  y^I^'W?  ^-^  £Y''/!J'a  et  *èYa[J/r^(7a,  p.  y^ï^" 
jjL'/jy.a.  —  P.  a.  *£Yay/ôGr(V. 

YEAaw,  rii^e  :  f.  *Y£Aa(j(o. 

*  Yt^'cs^'Ct^  devenir  :  f.  Y-v-o(70[;,ai,  a.  *£Y£vr,Qr;v  et  £Y£vÔ[j/^v, 
p.  Y£Y^''''ÎP'''''  ^^  "fé^fovcc. 

*YiVway.(i),  connaître  :  f.  Y'^w'^op-i^ct,  a.  I'yvwv,  p.  £YVO)y,a.  — 
p.  f.  YV(DaO*/^ao[;<ai,  a.  ÈYVfôaQ'^v,  p.  h('Hi)a\),ai. 


14  MORPHOLOGIE. 

Ypàçwy  écrire  :  f.  ypxt\iiù,  a.  ïypaàa,  p.  yi-^^'pxi^x.  —  p.  a. 
èYpaçpYjV,  p.  yé-Yp<x[}.\).(xi. 

Aeavu[;,i  (Ssixvûw),  montrer  :  f.  SsCÇo),  a.  Bei^a.  —  P.  a. 
èBeî^ô'^v,  p.  âéSsiY^aau 

âéojj.ai,  pner  ;  a.  £§£-(^6-/;v. 

âépw,  écorcher  a.  sSsipa.  —  P.  f.  §apYj(TO[j.at. 

âéxoî^'îti,  recevoir  :  f.  âé;o[j,3!t,  a.  èSs^ajA-rjv,  .p.  Ss^sYi^^au  — 
P.  a.  è5éx6-/;v. 

Sé(i),  /2er  ;  a.  £§-/)aa,  p.  §£§-/3xa.  —  M.  a.  lâ-^craj/z/jv.  —  F.  Ssôrr 
aojxai,  a  èSéGyjv,  p.  M^e\).(xi. 

h^GYM,  enseigner  :  f.  §tSa;o),  a.  BBa^a,  p.  o£§fôaxa.  — 
p.  a.  £5i5a5(0¥)V,  p.  ^eBi^(xy[).(xi. 

Sfôw^ai,  donner  :  f.  âwaw,  a.  â'Swxa,  p.  Sé^wxa.  —  P.  f.  SoGr,- 
ffOfj.ai,  a.  èSôôvjv,  p.  S£5o[;.at. 

ouva[^.ai,  pouvoir  :  (2^  pers.  Sjvaaai  ou  *§uv/]),  f..  âyv^(îO[;,at, 
a.  è^uvrjOyjv,  '(qSuvyjOyjv  et  i^SuvatrôrjV. 

o'JO)  (âuvw),  enfoncer  :  a.  è'âuv  et  è'tuaa.  —  M.  a.  àâucajr^v.  — 
p.  a.  *£§6y)v,  p.  U^\j[)M, 

'Eaw,  permettre  :  f.  èàcrw,  a.  sïcxaa. 

£Y£tp(j),  éveiller  :  ï.  èYspto,  a.  Yjveipa,  p.  èYpv^Y^P''^'  —  P-  ^• 

èY2?9"^<^0!^'«^  21'  Tr^P^*')'^?  P*  SY'OT^PI-'''^^- 

èXaûvo),  pousser  en  avant  :  a.  rjXaaa,  p.  kX-qX^m. 

IXy.w  (éXxùw),  ifîVer  .'  f.  êXxjffu),  a.  EÎ'Xxuaa. 

h-%M]}Âo]).otx^  songer  :  f.  £v9u[j//;o-o[;,at,  a.  £V£6ij[j.'ôG-/jv. 

£TCi-[;,i)vO[xai  ([;.£Xlo{J.ai),  aVOir  SOin  :  f.  ,v,£X'(^crot^.3:i,  a.  £[;,£X-/^ÔYjv, 
p.  \>.z\).i\r,\).M. 

£pYaÇo(;-ai,  travailler  :  a.  £lpYao'â[^.v;v  et  1QpYa<Ta[J^V/V,  p  =lpyoc(7- 
[).(xi.  —  P.  a.  £'.pYa(r9i'3v. 

laôiu)  (*£(70a)),  manger  :  f.  *(paYO[j.ai  (2^  p.  (paY£(Tczt),  a. 
eçaYov. 

£6pfoy.(i),  trouver  :  f.  tbprfCTtù,  a.  Y)3pov  (£upov)  et  *£6'pY3(Ta, 
p.  Eupyjxx.  — P.  f.  eupsOv^ffO/at,  a.  EÛpÉSrjv,  p.  £ijpY;[j.au 

£^(1),  avoir  :  f.  I^w,  a.  êa^ov,  p.  'étyyriV^oc.  —  M,  f.  £^0[;,at,  a. 
âaxÔH'Vjv. 

Zao),  vivre  :  f.  Ç-(^cra)  et  C'^lfrOi^-^c^  a.  *£Xv3(7a. 

!^wvvu[;,i  (Cwvvûw),  ceindre  :  f.  Çwo-o),  a.  èXwaa.  —  M.  f. 
cto(70(j,at,  a.  £Çwcra[/.Y]v,  p.  'ét,iù<7[i.cci. 


TEMPS    PRIMITIFS.  15 

"Hxo),  être  arrivé  :  f.  •î^^w,  a.  *-^^a,  p,  *^k?c. 

'/)TTaoj;-ai  (•^ffaâo.axt),  e7re  vaincu  :  a.  i^Tr/jGYjv,  p.  v^Tr/îiJ.ai. 

©dcTCTO),  ensevelir  :  a.  ïôadia.  —  P.  f.  xa^-^aoï^-at,  a.  k-vd^riv. 

6xu|Ji,«Çw,  admirer  :  f.  Ôauj^-xaoy.ai,  a.  èGaûtj-aaa,  p.  TSÔau- 
;^.a7,a.  —  P.  f.  Oauy.affOï]aoj;-a',  a.  £0aujji,àa6*/)v. 

OéXw  (èOéXw);  vouloir  :  a.  r^OÉX-r^aa. 

OvïjŒxa),  mourir  :  f.  Oavou[j.ai,  a.  à'Gavov,  p.  -^éOrq-AO!,  (inf.  -y.évai 
OU  rsOvavat).  ,  ■ 

'Idlofj.at,  guérir  :  f.  !ajOiJi.at,  a.   iaaras;/r,v.   —   p.  f.  îa6"^crot'.ai, 

a.    làOYjV,   p.   Ï3L\).(Xl. 

l/,v£0[j.at,  arriver  :  â.  [y.b\j:q^f. 

ÏGvrii).i  (*t(jTxv(i),  *'.(7Tâ(i),  *t;T'/^/,w),  placer  :  f.  c-'^aw,  a.  euTVjv, 
p.   îavq'AO!.   (illf.   ÉTTavai,   part.    écTW?).   —  P.    f.    (j-aOv^o'Ot'.at,  a. 

KaOatpw,  purifier  :  a.  è-/.âOapa.  —  P.  p.  v.v/ÀOap^iM. . 

*7,aOapîCo)  (xaGspiÇw).  purifier  :  f.  y.aOapiw,  a.  è/.aOâpto'a.  — 
P.  a.  £*/.aOap(jQr,v,  p.  '/.îxaOapi(7j;.ai. 

7.(xHlo\)m,  s'asseoir  :  a.  £xaG£o-6/;v. 

y,x%r,i>M,  être  assis  :  f.  y,x^colf.(xl. 

7.a6''Cw,  asseoir  :  f.  -/.aGicro),  a.  i/.aGwa,  p.  •/.£7.d{Qixa.  —  M.  f.  : 
y.aGto-o[^.3!t,  a.  £za6t(7â[;//;y. 

y.aCw,  brûler  :  f.  y.au!7a),  a.  sy.auja,  p.  y,Éy,auy.a.  —  P.  f.  xauO-^- 
aoif.xi  et  *y.av^ao|j,a'.,  a.  èxajGvjv  et  èxdc-zjv,  p.  */,iy,au!J.ac. 

y.aXfd),  appeler  :  f.  yShi^ta,  a.  £/.dcX£cra,  p.  y.r/.X'/jxa.  —  P.  I. 
xX'^Qrjaoj^-ai,  a.  èy.A/^QYjv,  p.  y,£7.Xr,jj,ai. 

y.ap.v(i),  se  fatiguer  :  a.  £xa|j.ov,  p.  x£X[;//3y.a. 

y.£pàvvL)[;.i,  mélanger  :  a.  £X£pa(7a.  —  P.  p.  X£y.£paa[;.ai. 

x£p^aCv(i),  gagner  :  f.  y.£poavw,  a.  £X£p§ava. 

x£poâa),  it.  :  f.  -/.epST^Œw,  a.  èx^pS-^ora.  —  P.  f.  Xîp5v3Qvj(TO,y.au 

xXaiw,  pleurer  :  f.  xXajaojj-ai  et  *xAajc(j),  a.  ïv.Xaxtux. 

xXao),  briser  :  a.  à'xXaaa.  —  P.  a.  IxXaaGvjv, 

xXeiw,  fei^mer  :  f.  xAsiaw,  a.  è'xXsiaa.  —  P.  a.  èxXsiaG'/jv, 
p.  x£xX£io'[;.ai. 

xXîvw,  incliner  :  f.  xXivw,  a.  l'xXiva,  p.  yAyXvm.  —  P.  f. 
xXi6-^ao[;-ai,  a.  £xXiO'/;v. 

xôxTU),  frapper  :  f.  xit|;a),  a.  è'xstl^a.  —  M.  f.  x6(^o[j.ai,  a. 
£X0(]>aixv3V.  —  P.  f.  xo7n^ao[;-ai,  a.  £x6';:y;v. 


16  MORPHOLOGIE. 

•/.opévvu'ij.i,  rassasier:  P.  a.  £y,op£(7Ôr,v,  p.  Vvsxopeo-jj-au 

y.pâl^a),  crier  ;  f.  -/.pà^oj  et  x£7.pâ^o,aat,  a.  c7.paYov,  expa^a.  et 
èxiy.pa^a,  p.  yA'Apot.'^oi.. 

"/,pe[;,àvvu[j,i,  suspendre  :  a.  £'/.ps[j-ac7a.  —  P.  (/.pÉjj-aiJ-at),  a. 
£*/,p£[;-ac76'/;v. 

■/.pivo),  juger  :  f,  -/.pivco,  a.  è'y.piva,  p.  xi'/.^vm.  —  p.  f. 
•/.piO'ôaojj-ai,  a.  £y,piO'/îv,  p.  x£y,pt[v.au 

y.pÛTT-o),  cacher  :   f.  xpûd^w,  a.  èV.pudia,  p.   y.s-/puoa.  —  P.  a^ 

*£y.p'j6r(V,  p.  y.£y,pu,a[j,ai.  —  (à'xpuSov  est  plutôt  l'imparfait  de 
y.pu6u)  qu'unaor.  2''.) 

*y.uAia)  (y,uA{vc(»)),  rouler  :  f.  y.uA'iao),  a.  àx'j/acra.  —  P.  p. 
y.£y.ÙAi7[ji.ai. 

Aa-f/avo),  obtenir  :  a.  IXa^ov. 

Àa!J,6avo),  pi^endl^e  :  f.   *À-0!J,'i;3jj,a'-,  a.   £Àa6ov,    p.   £rA-^cpa.   — 
}\  f.  *A'/jij,çi0-/^ao[;-3!t,  a.  *èX*/^[;/^0-/^v,  p.  £ÏA-o[j<|;.au 
.   AavOâvo),  eïre  caché  :  a.  IXaGov ,  —  M.  a.  àXaftôp//)'-*»  P-  AfA-/]a-[j,at. 

A£7w,  choisir  :  f.  A£;o),  a.  sAî^a.  —  M.  ekz^ây.r,^.  —  p.  p. 
AlAr^Yl^'Ocu 

Ac'yw,  dire  :  f.   èpû,  a.  £Î-ov,  p.  elp-QV.oc.  —  P.  f.   p'^6'rjC70[;,ai, 

a.   èpp-z^O-^iv   et  £pp£Ô'/iv  p.  elpTt'^M.   En  composition   :  M.  a. 

£A£;;z[j.rjV.  —  p.  a.  èXéyGr^v. 

-  A£'!-u),,    laisser   :  f.  XEf^diw,  a.  I'aitcov   et  'élziiia.   —  P.  a. 

£A£{ç;0-/;v,  p.  Xé'/.eiiJ.ixoci. 

Kojo),  laver  :  a.  tko'OGa.  —  M.  a.  éXcuo-i^aYjv.  —  P.  p. 
A£Acu;aai  et  *\€ho\JC]j.y.i. 

MavOavo),  apprendre  :  a.  l'sxaOov,  p.  .ij,£;aàOrjy.a. 

lj,£06(7y.ti),  eni'i^rer  ;  p.  a.  èiJ<£06(70-/;v. 

[jiAXw,  (y^re  sur  le  point  de  :  f.  [j,£AA-/^a-a). 

[j^'v.o),  rester  :  f.  [j.£vw,  a.  £;j,£tv:c,  p.  [^-£[j,£vrf/.a. 

[}.e-a-i)AXoi)m,  Se  repentir  :  f.  *  [j.=\rfiriGQ\}.y.i,  a.  £t;/£A-oÔ-ov. 

[j.iaCvo),  souiller  ;  P,  a.  £jj,!.av6*r;v,  p.  *|j.£îji7.[x;j,ai. 

IJAYvuiJA,  mélanger .:  a.  l'jj/^^-  —  i^-  P-  (j'ii^-tyiJ.au 

};.i;j-v/îay.(i),  rappeler  :  f.  [j.v/^toj.  —  p.  (M.),  f,  [j<v^aOï^ao,aa'-, 
a..  £,[j-vrjO-0'/jv,  p.  \jâ\>.Tq\i.y.\.. 

Nj-cto),  frapper  :  a.  è'vu;^.  —  P.  a.  èv^Y'^v. 
.   ZT,pa''vo},  dessécher   :  a.    è^/ipava   —  P.  a.  £^-/)pàvO'^v,  p. 


TEMPS    PRIMITIFS.  17 

"OW^]^^,  faire  périr  :  f.  oaéœw  et  ôXw,  a.  wXeo-a,  p.  oXwAa 
(eïre  perdu).  —  M.  f.  ôXou[j.ai  a.  wa6[j//)v. 

c[j.vu[j,i  [b[>.'rj(i)) ,  jurer  :  a.  toij-ocra. 

oviva[j.at,  profiter  de  :  a.  o)vrj[;//)v  et  ô)va[j/r)v, 

cpaw,  l'OîV  ."  f.  c^oy.ai,  a.  eloov,  p.  *£wpaxa  et  £Qpa/.a.  —  M.  a. 
iùfby.\).r,v.    —  P.  f.  oç6*/^<TO[j.ai,  a.  ô)ç6'/;v. 

cp'Jacjw,  creuser  :  a.  wpu^a.  — P.  a.  wpù^^O'ov  et*wpuY'/]v. 

lla(7)ja),  souffrir  :  a.  eiraGov,  p.  TTSTCcvôa. 

7:0(6(1),  /az're  cesser  :  f.  •kOcÙcio),  a.  Ixocuaa,  p.  TuéTcauxa.  — M.  f. 
TuauaolJ.ai,  a.  è7:a'j(jâ[j//jv.  p.  7:é'âau[ji.at.  —  P.  f.  TCar((70[j.ai. 

TretOw,  persuader  :  f.  'irsCa'a),  a.  sTôeiaa,  p.  TTSTcotOa  (=ye  crois). 
—  p.  f.  TCSwGv^aofj.ai,  a.  èTreCaG'/jV,  p.  7:£Ti:£icr[^<ai. 

TC'OYvui^-t,  fixer:  a.  Eic^^a. 

*'M;iàÇw  (tcieÇo)),  prendre  :  a.  ÈTriaaa.  —  p.  a.  £TCiaa6Y)V,  p. 
T:£7wt£(7jaai. 

TriV-TrA-OEJ-i  (/;:i[j.TCAa(i)),  remplir  :  a.  e-TrXrjtTa.  —  P.  f.  TcXrjaG-/)- 
ac[;-ai,  a.  £TîXr,a6'/)V,  p.  TiETrXYjajj-ai. 

luww,  6o2"re  ;  f .  ■n:io[xai  (2"  pers.  rdz<j(xi).  a.  Ittiov  (inf.  tcieîv  ou 

TïeTv),    p.  7C£TrO)/,a.  P.   a.   £"kÔG'/)V. 

TutTupàcy/.œ,  vendre  :  p.  'Â:£7:pa-/.a.  — p.  a.  ETïpaG'^v,  p.  TTiTïpaiJ.au 

xtTCTO),  tomber:  f.  ■y:£aou[ji.ai,  a.  IVEaov,  p.  TrÉTTTwy.a. 

'^kàrsQiSi^  façonner  :  a.  eVXaaa.  —  P.  a.  iTcXaaG-^v. 

■âXsxw,  tresser  :  Si.  èVXs^a.  — P.  ÈTrXây.r/V. 

TcX'iiaaa),  frapper  :  a.  e^X-aî^oc.  —  P.  a.  £7:X"<iy-/3v  et  e^XaY'ov. 

tuveo),  souffler  :  a.  ETcveuaa. 

TîvtYU),  étouffer  :  a.  eTcvi^a.  —  P.  a.  Itcvi'y'/iv. 

TCopeùoiJ.at,  faire  route  :  f.  TCopeûacjj.at.,  a.  eTïops'jG'/jv  et  èiïopsu- 

Trpaaaw,  faire  :.  f.  icpa^o),   a.  £-pa;a,    p.    Tuéirpa^^a.   —    P.   f. 
7ïpa^G'(^ao[ji,ai,  a.  èxpa^G'/jv,  p.  7:£7rpaY[J'-au 
T:uvGàvo[j.ai,  s'informer  :  a.  £7cuGÔ[j//;v. 
'Peo),  couler  :  f.  *  peùco),  a.  èppù-^v. 
pr^Y'^ut''^  (p'O'^'i^w)?  rompre  ;  f.  p-/)Ç(i),  a.  £pp"/;;a. 
puo[ji.ai,  délivrer  :  f.  pj(TO[j.at,  a.  £puaà[j/^v.  —  P.  a.  £p(p)uaG*/;v. 
pwvvu[;<ai,  se  6^eî^  porter  :  p.  £ppa)[;.at. 
SaXTctÇw,  sonner  de  la  trompette  :  f.  *(7aXxCa-o),  a.  ladcXziaa. 
a6£vvu[j.i,  éteindre  :  f.  o-Séœw,  a.  £!r6£(7a. 


18  MORPHOLOGIE. 

aeio),  secouer  :  f.  o-eiaw,  a.  easiora.  —  P.  a.  laewÔYjV. 

(joi^aCvw,  /aire  signe  :  a.  *£(7'0H'ava- 

a-^Tuo),  faire  pourrir;  p.  afffvjxa  (sens  passif). 

c7Trau),  iîîVer  .'  f.  ŒTîàaw,  a,  laTuaaa.  —  M.  a.  èaTuaaai^.vjv.  — - 
P.  a.  ecnraaGr^v. 

(jTCctpo),  semer  :  a.  sazsipa.  —  P.  a.  àjTcap'/jv,  p.  eairapi^.au 

ŒTCOUoa^o),  s'appliquer  :  f.  a^ouoaŒOiJi-ai  et  *ff'ïuouâao-(0,  a. 
èaxcùoaaa. 

axéXXw,  /azre  partir  :  f.  aTeXw,  a,  earîiAa,  p.  saTaÀxa.  — 
M.  a.  £a--etAâ[J-Y]V.  —  P.  a.  èaTaAv;v,  p.  £a-3cA[;,3t. 

(7T'/)piÇoi),  consolider  :  f.  (7TY;p''aa)  et  Œr/jpt^w,  a.  èar/^pt^a.  — 
P.  a.  £(TTY3p(aGY]V,  p.  k<:Tr■^çv^^.at.. 

azpicfUi,  faire  tourner  :  f.  arp^^w,  a.  sa^rpEtl^a,  p.  IVxpoîpa.  — 
p.  f.  aTpacp*^ao|ji,ai,  a.  £(7Tpaç)r,v,  p.  'é7xpa\i.\j.ixi. 

aTpwvvu[j,i  (aTpwvvùw),  étendre  :  a.  è'o-Tpwcra.  —  p.  a.  £aTpw0-/jv, 
p.  £(yTp{j)[j,ai. 

açdcÇw,  égorger  :  f.  aça^w,  a.  èaça^a.  —  p.  a.  ècTçpaYvjv,  p. 
£aça7|j<au 

awÇo),  sauver  :  f.  awaw,  a.  eawja,  p.  (T£aa)xa.  —  P.  f.  ah)f)r- 
ao[;.xi,  a.  âffwOïjv,  p.  *a£(Ta)aiJ.ai. 

Tapaco-d),  troubler  :  a.  èxapa^a.  —  P.  a.  ÈTapa^^Gvjv,  p.  t£- 

Taao-d),  ranger  :  f.  râ^o),  a.  êia;»,  p.  li-zcnyjx.  —  M.  f.  Ta^o- 
[j-ai.  — P.  f.  *TaYY3ao[;-at,  a.  ETa^^Ovjv  et  *£TaY"']v,  p.  xéiaYi^-ai. 

T£}^éw,  finir   :   f.  TsXÉo-a),    a,    £T£X£(7a,    p.    TETEXr/a,    P.     f.   T£- 

X£a0-(^ao[j.ai,  a.  £T£X£a6"/;v,  p.  TeT£X£(7[J-at. 

T£{;-va),  couper  :  a.  £T£j;.ov.  —  P.  a.  £T[j/^6yjv,  p.  lix^r^'^.c/x. 

Ti'xTw,  enfanter  :  f.  Ts^ojj-at,  a.  £T£y.ov.  —  P.  a.  èxÉ^Oviv. 

Tivw  (t((i)),  payer  :  f.  Tiaw. 

xpÉTco),  tourner  :  a.  £Tp£(|^a.  —  M.  a.  £i;p£'];a[^.Yjv.  —  P.  a. 
£Tpdcçpr/V,  p.  TSirpaiJ-ii.ai. 

Tps'çpw,  nourrir  :  a.  l'GpEt^a.  —  M.  a.  £6p£(j^a[;i.'/)v.  —  P.  a. 
èxpàçvjv,  p.  T£Ôpa[;.,aai. 

xçit/iù,  courir  :  a.  £opa,aov. 

Tpiêo),  i^ser  ;  a  è'TpKJ^a.  —  P»  f-  Tpi5*(îcro[xxi,  p.  T£Tpi|J(.{xat. 

T'jYX'^vw,  se  trouver  :  a.  etu^ov,  p.  xeiijxvjxa  et*TlT£ux'''- 


ADVERBES.  19 

$a{va),  faire  paraître  :  f.  (^a^iV^,  a.  *£<pava.  —  M.  f.  (pavou^j.ai 
ot  <pav7^ao[;.at,  a.  £<pavY)V. 

çsfôojAai,  epar^^îer  ;  f.  <pei(yo|j.at,  a.  £(|)et(Ta[j.Y3v. 

<plpa),  porter  :  f.  ol'aw,  a.  î^V£Yy.ov,  p.  èvrjvo^a.  —  P.  a. 
rf^il^'f]-^ ,  p.  Èv/jvEYî^-at. 

ffi£tJYW,  /kîV  :  f.  <p£t5^o[j(.at,  a.  sçuyov,  p.  -Kécpsuxa. 

çôavw,  devancer  :  a.  £çôao-a,  p.  £(pGax(?c. 

<p8£fpa),  corrompre  :  f.  cpO£pw,  a.  IçOEipa.  —  P.  f.  (|)8apr,ao|j.at, 
a.  £ç6ap7jv,  p.  £<p6ap[;-at. 

(fo6éo\).(xi,  craindre  :  f.  *(po6-^6r,aoiJ.ai,  a.  £9o6-/^6y)v. 

cppacao),  barricader    :  a.    è'^pa^a.    —   P.   f.    *a)paYv^a-o(j,ai,  a. 

*è<ppaY^^« 

(puo[j-ai,  naître  :  a.  £<p'jy]v. 

Xat'pti),  se  réjouir  :  f.  *7^ocp-Q(joiJ<ai,  a.  âxap'O^- 

^£0)  {x^'i^,  x^jvvw),  verser  :  f.  *x£w,  a.  £)j£a.  —  P.  f.  ■xuôVi- 
ao[^.ai,  a.  £7u6-/]v,  p.  y.s^ufxau 

7pao[J.ai,  se  servir  de  :  a.  £/p-^o-â[j//;v,  p.  xl^pYjai^-au 

^Eucoi^at,  mentir  :  a.  £djeu(7a[j//3v. 

(pu^o),  rafraîchir  :  a.  Itl^u^oc.  —  P.  f.  *t|;uYiQO'o{;Lat. 

'Qôsw,  pousser  :  a,  swra  etwja.  —  M.  wc-a[;,rjV. 

<j)V£0[;/3:i,  acheter  :  a.  *wvY3(7â[;//]v  et  *£a)v'/jc7a^/^v. 

V.  —  ADVERBES 

La  plupart  des  adverbes  du  N.  T.  appartiennent  au  fond 
commun  de  la  langue  grecque.  On  remarque  cependant 
la  disparition  de  formes  très  fréquentes  à  l'époque  classique 
et  l'apparition  de  formes  nouvelles,  surtout  composées. 
L'emploi  de  l'ac^-usatif  adverbial  des  adjectifs  (au  pluriel 
neutre)  se  développe.  Ces  formes  supplanteront  en  grec 
moderne  les  adverbes  en  -w;.  Ceux-ci  sont  encore  très  bien 
représentés  dans  le  N.  T.  et  même  beaucoup  de  formes 
post-classiques  sont  de  ce  type. 

Adverbes  de  lieu  (123). 

La  distinction  entre  les  adverbes  qui  marquent  le  mouve- 
ment et  les  autres  n'est  pas  toujours  observée  à  l'époque 

GRAMMAIRE  GRECQUE  DU   NOUVEAU  TESTAMENT.      -  3 


20  MORPHOLOGIE. 

classique  :  o%o\i  k^eXfikùOai}.Bv,  Xén.  Cyr.  6,  1,  14.  Elle  es 
désormais  abandonnée  :  oicou  etc.,  kY.eX  sont  employés  quand 
il  y  a  mouvement.  Les  autres  formes  (^of  etc.)  disparaissent. 
'Exeiae  est  employé  2  fois,  sans  mouvement,  Act.  21,  3; 
25,  5  (dr  Malal.  493,  Mosch.  3068).  Les  adverbes  de 
lieu  en  -73(73)  sont  rares  :  iravia^^^,  Act.  21,  28;  xavTv;,  Act. 
24,  3.  On  trouve  deux  fois  le  génitif  dans  le  même  sens  : 
TzoCaç  (par  où?)  Le.  5,  19;  èxeivrjç  {par  là)  Le.  19,  4.  Les 
formes  en  -Oev  sont  au  contraire  fort  nombreuses.  La  signi- 
fication primitive  tend  à  s'effacer  dès  la  période  classique 
chez  certains  d'entre  eux.  C'est  peut-être  à  cet  affaiblisse- 
ment qu'est  dû  leur  renforcement  par  des  prépositions  : 
ock'  avwGev,  Mc,  15,  38;  «tco  (j.axpoôev,  Mc,  5,  6;  kv.  xaiâiôOev. 
Voir  cependant  :  è^  oùpavoôev,  Hom.  II.  8,  19.2L  "^Q^e  est^ 
dans  le  N.  T.,  exclusivement  adverbe  de  lieu. 

Adverbes  de  temps  (124). 

'Aei  disparaît  presque  complètement  (il  n'est  employé 
que  5  fois)  pour  faire  place  au  post-classique  xavxoTs  et  à 
la  locution  sic  ibv  alwva.  On  n'a  que  3  exemples  certains  de 
TcpÔTEpov,  dans  les  évangiles,  Jo.  6,  62;  7,  50;  9,  8;  dans 
les  autr»  s  écrits,  7  exemples.  Au  lieu  de  l'attique  Oâxxov^ 
on  trouve  Ta5(tov. 

A  verbes  de  quantité  et  de  manière  (125-126). 

Parmi  les  créations  nouvelles,  on  peut  citer  :  ûTcepXcav, 

ÙTi:£pc/,7C£ptacrou  (ù-jcspexTuepto-a-ûç).   les  comparatifs  Tîrspio-aoTspov  et 

xcpiaaoxépwç,  surlout  xa6wç,  d'un  emploi  très  fréquent  (v.aQà'jzep 
ne  se  trouve  que  chez  S.  Paul),  riàvu  et  xavTwç  (dans  le  sens- 
de  de  toute  manière  )  sont  remplacés  par  xàvta,  toc  xàvia. 
EâvTwç  est  employé,  dans  les  écrits  plus  littéraires,  avec 
le  sens  de  certes,  Le.  4,  23;  Act.  18,  21  ;  21,  22;  28,  4  (Voir 
cependant  I  Cor.  9,  22). 

Adverbes  interrogatifs  (129). 

On  emploie  tcou,   xôts,   x66ev,  xwç  dans   l'interrogation 
directe  et  indirecte.  Les  formes  du  type  okou  etc.  n'ont  plus 


PRÉPOSITIONS.  21 

généralement  qu'une  valeur  de  relatifs.  Parmi  les  autres 
particules  interrogatives,  seules  si  et  jxV)  sont  d'un  usage 
courant.  *Apa  n'a  que  deux  exemples  certains,  Le.  18,  8; 
AcT.  8,  30;  TroTEpov....-;^  un  seul,  Jo.  7,  17.  "^H  interrogatif 
n'est  pas  représenté. 

VI.  —  PRÉPOSITIONS 

Il  y  a  peu  de  changements,  dans  la  Koïnè,  au  point  de 
vue  de  la  morphologie.  A  part  «[/.çi,  toutes  les  prépositions 
proprement  dites  sont  représentées.  Un  certain  nombre 
d'adverbes  tendent  à  devenir  de  véritables  prépositions  : 
ixx9^{'^)i  £|J'.7^pôa9£v,  evwTrtov  etc.;  ^iàpiç  n'a  qu'un  exemple 
d'emploi  adverbial  pur. 

Du  point  de  vue  de  la  syntaxe,  les  prépositions  ont  acquis 
une  plus  grande  importance.  Une  section  leur  sera  consacrée 
p.  34. 

vil.  —  CONJONCTIONS  ET  PARTICULES 

Conjonctions  de  subordination  (134). 

On  retrouve  la  plupart  des  conjonctions  employées  dans 
la  langue  classique,  mais  dans  des  proportions  très  variables. 
Certaines  le  sont  dans  une  mesure  très  restreinte  ;  otcote, 
Le.  6,  3  est  douteux;  Y)vaa  a  2  exemples  II  Cor.  3,  15.16; 
èizei^-q  n'est  employé  que  par  Le,  Act.,  S.  Paul;  wç  conjonc- 
tion temporelle  est  inconnue  de  Me.  et  probablement  de 
Mt,  (28,  9  n'est  pas  authentique).  Les  conjonctions  les  plus 
communes  sont  eï,  eav,  ote,  oti,  wais. 

Particules  de  coordination  (135). 

Les  particules  de  coordination  sont  beaucoup  moins 
variées  dans  la  Koïnè,  —  telle  que  nous  la  font  connaître 
les  Septante,  le  N.  T.  et  les  papyrus  —  que  dans  la  langue 
classique.  A  part  %ai,  os,  Yap?  ouv,  àXAa,  qui  sont  d'un  emploi 
habituel,  les  autres  ne  se  rencontrent  guère  que  dans  les 
écrits  plus  littéraires  :  toîvuv,  Le.  20,  25;  I  Cor.  9,  26;  Hebr. 


22  MORPHOLOGIE. 

13,  13;  ToiYapûJv,  I  TiiEss.  4,  8;  Hebr.  12,  1  ;  Srj  a  7  exemples, 
dont  2  seulement  dans  les  évangiles,  Mt.  13,  23;  Le.  2,  15; 
Y£  est  à  peine  plus  fréquent. 

VIII    —  FORMATION  DES  MOTS 

Sur  les  5.000  mots  environ  employés  dans  le  N.  T.,  les 
quatre-cinquièmes  appartiennent  à  la  langue  classique.  Un 
millier  environ  sont  d'origine  étrangère  ou  de  formation 
tardive.  Jadis  beaucoup  de  mots  étaient  notés  comme  spéci- 
fiquement bibliques  :  vox  solum  bihlica  et  ecclesiastica 
disaient  les  anciens  lexiques.  Leur  nombre  a  aujourd'hui 
considérablement  diminué.  Les  écrivains  du  N.  T.,  comme 
les  traducteurs  de  l'Ancien,  ont  puisé  dans  le  vocabulaire 
courant  de  leur  époque.  Il  ne  faut  pas  oublier  cependant 
qu'ils  ont  donné  à  bien  des  termes  un  sens  nouveau.  Déjà 
la  traduction  des  Septante  avait  pour  ainsi  dire  chargé 
certains  mots  de  conceptions  étrangères  à  l'hellénisme. 

La  plupart  des  mots  nouveaux  qui  apparaissent  dans  le 
N.  ï.  sont  des  créations  récentes  qui  appartiennent  à  la 
Koïnè.  Il  est  inutile  d'en  donner  ici  la  liste.  Quant  au  méca- 
nisme de  formation,  il  ne  diffère  pas  de  celui  de  l'âge 
classique.  Il  est  bon  de  noter  toutefois  que  des  mots  nou- 
veaux ne  répondent  pas  toujours  à  des  idées  nouvelles. 
C'est  simplement  la  conséquence  d'une  certaine  usure  de  la 
langue.  BaT^TtÇw  ne  dit  pas  plus  que  (âà^Tw,  ni  xaôapt'Cw  que 
'Ax^'Apià.  Le  cas  des  diminutifs  est  particulièrement  intéres- 
sant. Il  y  a  en  grec  moderne  une  série  de  noms  qui  sont 
d'anciens  diminutifs  en-tov  :  TCoctSt,  Tuiot,  vr,d  (de  r.ai^bv,  etc.); 
mais  leur  sens  de  diminutifs  a  complètement  disparu  : 
T,Moi  ne  signifie  pas  petit  enfant,  ni  r.bot.  petit  pied;  les 
diminutifs  ont  supplanté  les  formes  simples.  Dans  les 
Septante  et  le  N.  T.  il  y  a  des  traces  de  cet  affaiblissement  : 
le  jeune  Tobie,  par  exemple,  est  appelé  TCaioâpwv,  Tob.  6,  2.6, 
alors  qu'il  est  déjà  d'âge  nubile.  Mo.  a  également  une 
certaine  préférence  pour  ces  formes.  Déjà  d'ailleurs  au 
temps  d'Aristophane  l'attique  populaire  avait  une  prédilec- 


FORMATION    DES    MOTS.  23 

tion  pour  les  diminutifs.  On  peut  dire  de  même  des  formes 
composées  qu'elles  n'ont  pas  toujours  un  sens  différent  des 
formes  simples.  L'exégète  ne  doit  pas  vouloir  faire  preuve 
de  trop  de  subtilité  sur  ce  point. 

D'autre  part,  il  faut  tenir  compte  de  l'évolution  séman- 
tique que  les  mots  de  la  langue  classique  ont  subie  :  p.  ex., 
3wp.a  ne  signifie  plus  maison,  mais  toit  (influence  de  l'ex- 
pression ïid  TouowiJ.aToç?);  èpw-ao)  a  souvent  le  sens  &&  prier, 
non  d'interroger,  etc.  Le  recours  à  un  lexique  spécial  est 
à  recommander.  Celui  du  P.  F.  Zorell,  Novi  Testamenti 
Lexicon  Graecum,  Paris,  1931,  répond  à  toutes  les  exi- 
gences scientifiques  d'aujourd'hui.  Pour  des  études  plus 
approfondies,  il  existe  des  travaux  spéciaux.  Moulton  et 
MiLLiGAN  ont  entrepris  un  lexique  d'après  les  papyrus  : 
7'he  Vocabutary  of  the  Neiu  Testament  Illustrated  from 
tlie  Papy  ri  and  Other  Non  Litterary  Sources,  en  cours  de 
publication  depuis  1914.  Le  Theologisches  Wôrterbucli 
zum  Neuen  Testament  (protestant),  dirigé  par  G.  Kittel, 
en  cours  d,e  publication  depuis  1932,  est  un  ouvrage  de  toute 
première  valeur.  On  y  trouvera,  entre  autres,  d'excellents 
aperçus  sur  l'usage  des  Septante. 


DEUXIEME  PARTIE 

SYNTAXE 


I.  —  RÈGLES  D'ACCORD 

La  Koïnè  tend  à  abandonner  l'usage  du  verbe  au  singulier 
avec  un  sujet  au  pluriel  neutre  (140).  En  grec  moderne, 
le  verbe  se  met  toujours  au  pluriel  dans  ce  cas.  Cette  ten- 
dance se  manifeste  dans  le  N.  T.,  mais  d'une  manière  très 
modérée.  La  plupart  des  cas  où  le  verbe  est  au  pluriel  peu- 
vent s'expliquer  par  le  fait  que  le  sujet  représente  des  per- 
sonnes :  Ta  âaii^.ôvta  e'ta^Xôov,  Lc.  8,  33;  lôv/j  eXTutouaiv, 
Mt.  12,  21.  Les  exemples  dans  lesquels  il  s'agit  de  choses 
sont  rares  et  se  trouvent  presque  tous  dans  Jo.  et  Ap.  : 
(y,Xao'[;.aTa)  a  sTcepwaeuaav,  Jo.  6,  13;  oçi'ri  o6;( .£6péG-/]<7av,  Ap.  16, 
20.  Dans  les  Septante  :  xà  c(.\k(xç)V(\\j.(x'za  b^.m  Suaiwaiv,  Is.  59, 2, 
cfr  JoB.  18,  15  (Théodotion);  Il  Par.  9.  11. 

Le  relâchement  dans  les  règles  de  l'apposition  (RR  147) 
est  plus  caractéristique.  Les  exemples  les  plus  typiques  se 
trouvent  dans  Ap.  :  aiCo  'Ivjaoo  Xpiaiou  ô  jj^aptuç  ô  tcwtoç, 
Ap.  1,5,  cfr  2,  13;  20,  2. 

Dans  les  évangiles  :  r.foq  xb  cpoç  xb  y.aXoù|j-£vov  èXaiwv  (nom., 

et  non  èXaiwv,  gén.  pi.),  Lc.  19,  20;  çwvsiTé  \).t  à  âioaaxaXoç  xal 

ô  xuptoç,  Jo.  13,  13  (influence  du  style  direct?).  Comparez  : 
£v  ^tSXfw  n.bXe[f.oç  Tou  ituptou,  NuM.  21,  14;  sîç  rb  opoç  A£yÔ[J-svov 
'}]  "EXacpoç,    MoscH.    2941.    Moins    caractéristique    (simple 

anacoluthe?)  :  [SX^tuete  oazo  xwv  YpaiJ-jj-axÉwv ot  7caT£C7GovT£ç, 

Me.  12,  38-40. 

.  A  part  ces  deux  tendances,  les  règles  d'accord  sont  géné- 
ralement bien  observées.  On  remarque  encore  un  grand 
nombre  d'accords  sylleptiques  (RR  146),  tant  pour  les  verbes 

25 


26  SYNTAXE. 

que  pour  les  adjectifs  (participes)  :  tcSç  h  oyîkoq  îSovtsç 
k^eQ!x[).6-fiQ-qcav,  Mc.  9,  15.  Cet  usage,  qui  disparaîtra  plus  tard 
est  encore  très  vivant. 

Généralement  le  verbe  qui  a  plusieurs  sujets  de  même 
personne  et  l'adjectif  qui  se  rapporte  à  plusieurs  noms  se 
mettent  au  singulier  s'ils  les  précèdent  et  ne  s'accordent 
qu'avec  le  plus  proche  (144)  ;  s'ils  suivent,  ils  prendront  plu& 
souvent  le  pluriel  :  -riv  à  Tiix-'qp  aÙTcU  /.al  r,  {i-Ti-rip  (}a\J\)À'Ço-mq, 
Le.   2,  33;  à^o'/piOelç   lltxpoq  y.cfX  cl  à^zôa-oXoi  elizy.v,  AcT.  5,  29. 

Le  cas  de  Hebr.  3,  6  où  l'adjectif  [3£6aiav  s'accorde  avec  le 
nom  le  plus  éloigné  (TCapp'/jabv)  est  douteux,  les  mots  [j^xpi 
lélouq  (3£6afav  étant  d'authenticité  contestable. 
Quand  l'adjectif  épithète  se  rapporte  à  plusieurs  noms, 

il  est  souvent  répété  :  7:aaa  Uaiq  àyaO-rî  y.at  ttôcv  oojpv; [;,«,. 
Jac.  1,  17. 

IL  —  DE  L'ARTICLE 

L'article  s'emploie  dans  la  Koïnè,  comme  dans  la  langue 
classique  (RR  151),  non  seulement  avec  les  noms,  les  adjec- 
tifs, mais  aussi  les  adverbes,  (p.  ex.,  ô  TiX-^aîcv,  le  prochain), 
les  locutions  formées  au  moyen  de  prépositions  (p.  ex., 
ût  Tuap'  aj-oj,  les  siens);  avec  des  infinitifs  (xo  OéXsiv,  le  vou- 
loir), ou  des  propositions  entières  (sÇ-z^touv to  tcwç  àvsXw- 

Giv,  Le.  22,  2),  il  est  plus  fréquent  que  dans  la  langue 
classique.  Le  dernier  de  ces  usages  est,  dans  le  N.  T.,  carac- 
téristique de  Le. 

L'article  a  pour  fonction  de  déterminer  le  nom  (RR  157, 
R  147).  Il  peut  s'omettre  lorsque  le  nom  est  déjà  déterminé 
par  ailleurs.  L'attique  jouissait,  sur  ce  point,  d'une  grande 
liberté,  et  il  serait  dangereux  de  juger  d'après  l'analogie 
des  langues  modernes.  La  Koïnè  ne  diffère  de  la  langue 
classique  que  par  la  mesure  dans  laquelle  elle  use  de  cette 
liberté  :  l'omission  a  été  étendue  à  un  plus  grand  nombre  de 
cas.  Il  n'y  a  guère  d'exemples  dans  le  N.  T.  qui  ne  puissent 
se  justifier  par  des  cas  analogues  du  grec,  même  classique^ 
et  il  n'y  a  pas  lieu  de  recourir  à  une  influence  hébraïque. 


'  EMPLOI    DES    CAS;  27 

L'omission  a  lieu  : 

1")  avec  les  noms  qui  sont  déterminés  par  eux-mêmes, 
comme  les  noms  propres  ou  les  noms  concrets  qui  représen- 
tent des  choses  uniques  {r,lioc,  (jzX-qvr,).  Dans  le  N.  T.  : 
Oeoç,  xùptoç  (le  Seigneur,  généralement  le  Christ,  sauf  dans 
les  citations  des  Septante),  surtout  aux  cas  obliques;  TrvEij[j.a 
aytov,  vô\j.oq  (dans  le  sens  de  la  Loi  mosaïque)  Rom.  2,  12. 
23.25.27,  cfr  l'inscription  de  la  Synagogue  de  Jérusalem  : 
stç  àvûCYVwatv  v6[;.ou  y.al  sic  oi^ayjr,v  ivToXwv,  L.  0.  379. 

2°)  dans  certaines  locutions  formées  au  moyen  de  pré- 
positions, p.  ex.  £v  TCÔAst,  en  ville  et  non  dans  une  ville, 
lorsque  les  circonstances  ou  le  contexte  indiquent  qu'il 
s'agit  d'une  ville  déterminée.  Ainsi  probablement  elc  r.bia 
e'.aeXGsfv,  Mc.  1,  45  OÙ  il  s'agit  de  Capharnaûm;  èv  ckw, 
Me.  2,  1  :  à  la  maison.  A  fortiori  lorsque  le  nom  est  déter- 
miné par  un  génitif  :  v.aTà  -rrpso-wTCov  -KœnMv,  Le.  2,  31;  àv  -(ri 
•AiYux-cu,  ACT.  13,  17;  èv  r,[}.ipa  cpyqç^  ROM.  2,  5. 

3**)  avec  les  noms  abstraits  :  àYaTC-/),  àiisap-ia,  ciy.aioaùvo,  etc. 

Dans  l'emploi  de  l'article  avec  l'adjectif  épithète,  la  règle 
classique  (RR  158,  R  148)  est  presque  toujours  observée. 

'0  oyXoq  T^olùq,  Jo.   12,  9  (au  lieU  de  6  r.oXbq  cykoq  OU  à  cyksqb 

%oX6q)  et  To  ayivv  y.o(7[;r/.6v ,  Hebr.  9,  1  sont  dos  cas  isolés.  Les 
autres  exemples  sont  d'authenticité  douteuse,  ou  bien  il 
s'agit  d'un  second  adjectif  :  ûxb  rqq  lz-(oijArqq  r,sp'.-z'^.f,q 
bf  Gap'ù  yeipoTZGvq'zoo ,  Epll.  2,  11. 

Le  grec  moderne  a  un  article  indéfini  (haq,  de  eTc).  La 
tendance  à  employer  dq  dans  ce  sens  se  fait  déjà  sentir 
dans  le  N.  T.  :  yXoc  yr,p(x,  Mc.  12,  42;  sTç  -(pai).\}.oc-s6ç,  Mt.  8,  19; 
\j.i(X  •KatBby.*/) ,  Mt.  28,  69;  'ijy.ouaa  évoq  àsToO,  Ap.  8,  13. 

III    —  DU  SUBSTANTIF 

Emploi  des  cas. 

Tous  les  cas  sont  encore  très  bien  représentés  dans  le 
N.  T.,  bien  qu'une  transformation  profonde  soit  en  train 
de  s'opérer.  Les  prépositions  acquièrent  une  importance  de 
plus  en  plus  grande  et  elles  finiront  par  limiter  fortement 


28  SYNTAXE. 

remploi  des  cas.  En  grec  moderne  (parlé)  le  datif  a  com- 
plètement disparu  et  l'emploi  du  génitif  avec  les  verbes 
•est  très  restreint. 

Nominatif  et  vocatif  (RR  169-170). 

Nous  avons  signalé  plus  haut  (p.  25)  le  relâchement  dans 
les  règles  de  l'apposition  et  la  tendance  à  substituer  le  nomi- 
natif aux  autres  cas.  Il  faut  noter  aussi  la  fréquence  du 
casus  pendens  dans  certains  écrits  (Jo.  Ap.)  :  à  vivmv.... 
§10(7(1)  aiJT(7),  Ap.  2,  26.  Dans  les  Septante  ce  fait  s'explique 
par  l'influence  de  l'hébreu  :  -^  yf,  kf  r}<;  ab  xaOsiiBeiç  ètc'  aùxvjç, 
ao\  ow(7(D  ahrr,^,  Gen.  28,  13,  Mais  il  se  rencontre  également 
■dans  les  papyrus  et  on  peut  en  trouver  des  exemples  chez 
les  classiques  :  ol  Se  çiXoi....  xi  çp'/^ffo[j.£v  «ùtoùç  zhai,  Xén.  Oec. 
1,  14.  C'était  une  tournure  plus  fréquente,  sans  doute,  dans 
la  langue  parlée. 

Le  nominatif  était  déjà  employé  par  les  poètes  dans 
l'interpellation  (pour  les  esclaves  et  les  inférieurs)  et,  en 
prose,  c'était  le  cas  de  l'apposé.  Parfois  le  pronom  était  omis 

et  le  nominatif  restait  seul  :  âxtî^-sAeîaôs  otxs  ap^ovre? -/.«i 

■xàvTeç  Bè  ot  (TcoçpovouvTsç,  XÉN.  Cyr.  5,  3,  43.  Cet  usage 
s'étend  dans  la  Koïnè  et  il  y  en  a  de  nombreux  exemples 
'dans  le  N.  T.  :  vai,  5  T^avr,p,  Mt.  U,  26;  5  6£Ôç  \).ou,  b  Ôsôç  iJ.ou, 
Me.  15,  34. 

L'emploi  de  w  avec  le  vocatif  est  rare;  ce  cas  s'emploie 
seul,  cfrLc.  13,  12;  Jo.  4,  21;  19,  36. 

Accusatif. 

Le  point  de  vue  du  français  ne  coïncide  pas  toujours  avec 
celui"  du  grec  (RR  172,  R  159)  :  tel  verbe,  transitif  en  grec, 
a,  en  français,  un  correspondant  intransitif  ou  vice  versa. 
Mais  le  point  de  vue  du  grec  post-classique  ne  coïncide  pas 
toujours  non  plus  avec  celui  du  grec  classique. 

D'une  part,  l'accusatif  a  empiété  sur  d'autres  cas  ou 
d'autres  tournures  :  è6Xa72J0[j.ouv  akov,  Me.  15,  29  (en  attique? 
s'.q);  h(zùc;y.-c  ....~b  65wp,  Jo.  2,  9  (au  lieu  du  gén.  partitif). 


EMPLOI    DES    CAS.  29 

D'autre  part,  on  substitue  à  l'accusatif  d'autres  construc- 
tions :  ala5(6vo[j.at  «tco,  o,avua)  /.«toc,  icaXwç  Tcoiew  dat.,  Tcpocrxuvsw 
dat.,  cpeûYw  «TCO,  ©'jXaa(TO[xat  àizô.  Souvent  d'ailleurs  la  cons- 
truction classique  se  rencontre  avec  la  nouvelle  chez  le 
même  auteur  :  ha  ■jrpojxyvi^o-axnv  to  G-^^ptov,  Ap.  13,  12;  ^poG- 
•/.uv^awaiv  ty]  e'txovi,  Ap.  13,  15  (A  :  r})V  s'txova). 

La  même  évolution  se  remarque  à  propos  du  double 
accusatif,  de  la  personne  et  de  la  chose  (RR  173,  R  160)  : 
TTsptSaXXo),  dans  le  sens  de  se  vêtir  se  construit  avec  deux 
accusatifs  (à  la  place  du  datif  de  la  chose);  de  même  ^ptw  : 
l^piasv  as....  eXaiov,  Hebr.  1,  9  =  Ps.  44,  8,  cfr  Deut.  28,  4 
(eXatov  où  7ptV/));  Am.  6,  6.  D'autre  part,  un  des  accusatifs  est 
remplacé  parfois  par  une  préposition  :  a'.Tso)  «tcô,  Mt.  20,  20; 
•/.puTUTO)  «^6,  Le  18,  34;  b'i:o\)A\)y'fi(y7M  xept,  II  Petr.  1,  12. 
Généralement  cependant  la  construction  classique  est  bien 
conservée.  On  pourrait,  dans  certains  cas,  trouver  des 
exemples  d'emploi  de   préposition  chez    les  classiques   : 

a'.TSiv  Tcapà  toutou,  XÉN.  An.  \^  3,  IQ. 

Lorsque  le  second  accusatif  est  un  attribut,  il  est  parfois 
remplacé  par  sîç.  Dans  les  Septante,  cette  tournure  est  fré- 
quente et  est  due  à  l'influence  de  l'hébreu  :  xoir^aw  as.  si?  eOvoç 
\)Ayy.,  Gen.  12,  2.  Les  exemples  du  N.  T.  sont  peut-être  à 
attribuer  également  à  une  influence   sémitique   :   -/lYctpev 

aÙTOtç  Aauto  elç  paaiAéa,  ACT.  13,  22. 

Tandis  que  l'accusatif  de  l'objet  interne  (RR  174,  R  161) 
est  très  bien  représenté  :  èxàpvîcrav  y^apàv  y.z-^{iXr,v,  Mt.  2,  10, 
l'accusatif  de  relation  des  noms  (RR  175,  R  162)  a  une 
tendance  à  céder  la  place  au  datif  :  èxeptVasuov  tw  àcpi^\jM, 

ACT.  16,  5;  àouvaroç  toiç  xÔœiv,  Act.   14,  8;  ïva  [j/r]  •/,a[;//)T£  lalç 

^i>yaiq  b\)M^  £7,Xuô[j.£vci,  Hebr.  12,  3.  Ces  exemples  sont  pris 
cependant  dans  les  écrits  les  plus  littéraires.  Avec  les 
adjectifs,  au  contraire,  cet  accusatif  a  eu  un  grand  dévelop- 
pement (ace.  adverbial,  RR  178,  R  163).  En  grec  moderne, 
le  neutre  pluriel  a  supplanté  les  adverbes  en  -wç  :  xaXa,  au 
lieu  de  %ak(ùç;  la  négation  usuelle  est  oév,  \xp  (de  cùosv, 
[A'^oév).  L'accusatif  adverbial  est  très  bien  représenté  dans  le 
N.  T.  :  [j.y;o£v  (3Xat|;av  aÙTov,  Lc.  4,  35  :  ne  lui  ayant  nui  en 


30  SYNTAXE. 

rien  ;  '■içlinxbq  ù[;.aç  oùoèv  ùxpsX'/^ffst,  Gal.  5,  2;  slvai  i'(7a  Gsw,  Phil» 
2,  6  :  être  sur  un  pied  cVégalité  avec  Dieu. 
Sur  l'accusatif  de  temps,  cfr  infra  p.  33. 

Génitif. 

1.  Avec  les  substantifs. 

Comme  à  l'époque  classique,  le  génitif  adnominal  sert  à 
exprimer  un  grand  nombre  de  relations  dont  le  contexte 
seul  peut  déterminer  la  nature.  On  hésitera  souvent  entre 
legénitif  subjectif  et  le  génitif  objectif  (RR  183)  :  a^(àr.-(\  -ou 
ôcoïï,  amour  de  Dieu  (pour  l'homme)  ou  amour  (de 
l'homme)  pour  Dieu.  Il  est  bon  d'attirer  également  l'atten- 
tion sur  le  génitif  d'apposition  qui  arrête  parfois  les  traduc- 
teurs :  Tw  cyuvo£(j[;.(o  -f,ç  £lp-<^v/)ç,  Eph.  4,  3:  le  lien  de  la  paix, 
c.-à-d.,  le  lien  qu'est  la  paix;  a'/jp-siov  sXaSs  r^;;  TCepiTojj/r/c, 
RoM.  4,  11  :  le  signe  qu'est  la  circoncision. 

Le  N.  T.  a  un  grand  nombre  de  génitifs  de  qualité,  dus 
probablement  en  partie  à  une  influence  sémitique  :  oh.bvo^.zq 
T-^ç  kov/Jaq  Le.  16,  8;  -/.pirJîç  r^ç  àctxbç,  Lc.  18,  6  :  l'économe, 
le  juge  injuste;  -jzxQt,  à-t[;.(aç,  Rom.  1,  26  :  les  passions 
honteuses  ;  TU)  p-z^i^-a-rt  r^ç  ouva,aswç  ajTcu,  Hebr.  1,  3  :  par  sa 
parole  puissante.  On  peut  citer  également  les  expressions 
hébraïsantes  formées  de  ulôç  ou  de  -éxvcv  :  m\oI  ©w-ôç,  Lc.  16, 
8;  TÉy.va  cpYT/Ç,  Eppi.  2,  3. 

Le  génitif  partitif  (RR  185,  R  164)  est  beaucoup  moins 
bien  conservée.  Il  est  très  souvent  remplacé  par  iv.  ou  arJo  :  sTç 

£•/.  Twv  owos/.a,  Jo.  6,  71  ;  rtvaç  twv  à^b  ~'qq  k'AvXriGiy.i;,  ACT.  12,  1.. 

Cette  tournure,  rare  chez  les  écrivains  attiques,  se  généralise 
également  avec  les  verbes. 

2.  Avec  les  verbes. 

Le  génitif  partitif  s'est  étendu,  en  grec  classique,  au 
complément  d'un  grand  nombre  de  verbes  qui  marquent  la 
participation,  la  tentative,  la  perception  des  sens,  le  désir, 
le  souvenir  (RR  187,  R  166).  Le  génitif-ablatif  s'emploie 


EMPLOI    DES    CAS.  31 

avec  les  verbes  qui  marquent  l'origine,  l'éloignement,  la 
cause  (RR  188-189).  La  plupart  de  ces  constructions  se 
retrouvent  dans  la  Koïnè.  Cependant,  elles  sont  partielle- 
ment limitées  par  d'autres  tournures  : 

a)  l'accusatif  se  substitue  parfois  au  génitif  partitif  : 

èveucraTO  to  uBwp,  Jo.  2,  9;  aptov  â^Oicuaiv,  Mt.  15,  2;  Xa6wv 
Tpoçj-ôv,  AcT.  9,  19.  A  l'époque  classique,  ècrOio)  tov  apTov 
signifie  manger  le  pain  (tout  entier)  ;  ici,  il  s'agit  de  man- 
ger du  pain,  de  prendre  de  la  nourriture.  Mv/î[j.ov£ÙeT£  xoùç 
TCevxe  aprouç,  Mt.  16,  9;  è'r:iGu[;.^c7a'.  a-jxrjV,  Mt.  5,  28;  rà  ev 
aÙTofç  Tcavxa,  v^y.ouaa  Acycvraç,  Ap.  5,  13. 

b)  des  prépositions  remplacent  parfois  le  génitif  partitif 
ou  le  génitif-ablatif,  spécialement  h.  et  «7:6  :  aj-sç  TrCexai  èx 

TOÎJ   ol'vou,  Ap.    14,    10;  cj  [j.-//   T^tw à-i^b  -ou  Y=vv^[j.aToç  r-^ç 

àjaTîéXc'j,  Le  22,  18;  paatXsjaat  è^'  r,p.aç,  Lc.  19,  14.  — - 
Xwpwa'.  à-b  x"^ç  àYa-nr-zjç  xou  Ôîs-jî,  Ro.M.  8,  39;  •/;  oè  c'.y.ta 
STrX'/jpcoO"/;  èy.  ty;?  ba^/CfC,  Jo.  12,  3;  èXîuôcpioOiVTôç  à-b  xrjç  à(j.ap- 
Tiaç,  Rom.  6,  22. 

On  remarque  la  rareté  du  génitif  de  l'action  judiciaire 
(un  seul  exemple  certain  :  h(vSkzX^^<x\.  g-ixg=wç,  Act.  19,  40, 
cfr  23,  29  avec  -ntpi)  et  l'absence  du  génitif  de  cause  après 
les  verbes  de  sentiment,  très  fréquent,  par  exemple,  dans 

JOSÈPHE   :    [UG-Q^yocq  ajTSÙç   tqç  -3V/;p''aç,   A.   J.   10,   11,6. 

3.  Avec  les  adjectifs  et  les  adverbes. 

Le  génitif  s'emploie  avec  les  adjectifs  et  les  adverbes  de 
la  même  manière  qu'avec  les  verbes.  L'usage  en  est  mieux 
conservé  dans  la  Koïnè.  Cependant  on  remarque  aussi  la 
tendance  à  se  servir  de  prépositions  :  lÀsuôspa  èariv  à-b  to3 
v6jj.ou,  RoM.  7,  3;  àôûiç  t\]jx  àizb  tcU  a?;j-atoç,  Mt.  27,  24; 
èXeûôîpoç  yàp  (ov  èy,  ^àvTOJV,  I  CoR.  9,  19. 

Datif. 

Le  datif  proprement  dit  exprime  l'attribution,  le  but,  la 
destination.  Le  datif  instrumental  exprime  le  mo3''en,  l'ins- 
trument, la  cause.  Le  datif  a  disparu  du  grec  moderne  parlé. 


32  SYNTAXE. 

On  trouve  déjà  des  traces  de  sa  décadence  à  l'époque 
romaine,  dans  la  langue  populaire.  Voir  par  exemple  la 
lettre  de  ThÉON  :  oj  ij/ri  Ypatl^w  ce  IttwtoA'^^v,  outs  XaX(o  as,  L.  0.. 
168.  Cependant,  dans  le  N.  T.  il  est,  en  général,  bien  con- 
servé. 

Le  datif  proprement  dit  (RR  202-203,  R  169-171)  a  peu 
gagné;  au  contraire,  il  est  parfois  remplacé  par  des  prépo- 
sitions, ce  qui  n'est  parfois  que  l'extension  d'un  usage  clas- 
sique (p.  ex.  X^yeiv  Tcpoç).  'OpytorÔ'/)  ô  opay.wv  l'ai  t"^  ^uvaixi, 
Ap.  12,  17;  Ttç  £Y"/.aXs(7£i  y.aià  èxXcX-wv,  RoM.  8,  33;  ày.oXouôsl 
ÔTCicro)  ,aou,  Mt.  10,  38;  ày.cÀouOsî  [;.£■:'  aù-ûv,  Ap.  14,  13; 
eYytÇouaiv    etç    'lepoaôXufy.a,    Mt.    11,     1;    TrapaowŒouaiv    6[j.Sç    elq 

ffuvéSpia,  Mt.  10,  17.  L'emploi  de  el;,  ètli,  èv  (rare)  avec 
TTiaTsûd),  èX'irtCa)  n'est  en  soi  qu'un  substitut  du  datif  et  il  ne 
faut  pas  chercher  de  nuance  spéciale  (p.  ex.,  avec  elq  l'idée 
de  l'union  mystique).  Toutefois,  pour  t^kj-zeùiù  le  datif  se 
maintient  lorsque  le  verbe  a  le  sens  d'ajouter  foi  à  la  parole- 
de  quelqu'un  ;  e'.ç  et  l^i  s'emploient  lorsqu'il  a  le  sens  pro- 
prement religieux  {croire  en).  Parfois  cependant  la  nuance 
esta  peine  perceptible.  Cfr  p.  ex.  Jo.  6,  29-30;  8,  30-31. 

Le  datif  instrumental  (RR  207,  R  172)  est  également 
limité  par  les  prépositions,  spécialement  èv  :  èv  [^.axatpy). 
aTwoXouvxai,  Mt.  26,  52;  Xéywv  ev  çwv^  [;.£y«X'/;,  Ap.  14,  9;  Tïept- 
Tcarf^ŒOuaiv  xoc  eôv/)  oioc  tou  çwxoç  aùxîjç,  Ap.  21,  24,  cfr  :  Tîopeu- 
aovtai  ol  paatXetç  tû  çwt''  aou,  Is.  60,  3. 

D'autre  part,  le  datif  instrumental  reçoit  une  certaine- 
extension  : 

a)  par  sa  substitution  à  l'accusatif  déterminatif,  cl'r  supra 
p.  29. 

b)  par  son  emploi  avec  un  verbe  de  même  racine  ou  de- 
même  sens  que  le  nom  :  ày.ô-/;  à-Aoùcz-t,  Mt.  13,  14=  Is.  6,  9; 
eT:i^u[).i(X  £TC£Gû[;//j(7a,  Lc  22,  15;  ^apa  yaipsi,  Jo.  3,  29;  àvoiQéy.axL 
àvzQe\).aii^a\).v)  éauTOÛç,   ACT.  23,  14;  ôavâxw  TcXsutoctw,  Mt.  15, 

4  =  Ex.  21,  15.  Cette  construction,  rare  chez  les  écrivains 
grecs,  est  une  de  celles  dont  les  Septante  se  servent  pour 
traduire   le  renforcement  du  verbe   hébreu  par  l'infinitif" 
absolu. 


EMPLOI    DES    CAS.  33- 

Avec  les  verbes  passifs,  on  trouve  parfois  le  datif  de  la 
personne  après  des  temps  autres  que  le  parfait  (RR  208, 
R  173)  :  £6péOY)v  xofç  k\):=  ii/q  Çr/ToQaiv,  RoM.  10,  20  =:  Is.  65,. 
1;  è^vioffô-/)  Tw  IlauAw,  AcT.  9,  24.  Avec  w^ô-ov  on  emploie 
toujours  le  datif,  mais  c'est  le  datif  proprement  dit,  non 
l'instrumental  (é^re  vu  =  apparaître  à).  Par  contre,  on, 
trouvera  6x6  avec  un  complément  qui  représente  une  chose. 

Sur  l'emploi  temporel  du  datif  j  cfr  infra. 

Questions  de  temps. 

Comme  en  grec  classique  (RR  212-213,  R  174-175),  on 
emploie  le  datif,  avec  ou  sans  èv,  pour  indiquer  la  date  ou- 
ïe moment  précis;  le  génitif  partitif  (Y][j.£paç,  vuxtôç),  pour 
indiquer  la  période  dans  laquelle  l'action  se  passe;  l'accu- 
satif pour  marquer  la  durée  (RR  215,  R  177).  Mais  on 
remarque  les  particularités  suivantes  : 

a)  Pour  indiquer  depuis  combien  de  temps  une  chose 
se  passe  ou  en  combien  de  temps  une  action  s'est  accom- 
plie, on  emploie  le  datif  :  xeaaEpaxovTa  y,ai  £^  eTÊoriv  olv.o^o\>.-q^'fi, 
Jo.  2,  20;  TcoXXofç  yàp  ^povoiç  cruv/jpTcaxei  aÙTOV,  Lc.  8,  29. 
Usage  courant  chez  les  écrivains  post-classiques  :  to  uâwp 
il[)Ap(xiç  Teaaapaxovxa  oXaiç  xaTstpepsTO,  JosÈPHE,  A.  J.  1,  3,  5. 

Remarquer  également  l'expression  :  Ta-jTvjv BY]aev  b  aara- 

vocq  IBob  Mm  y.al  oxtw  eV/j,  Lc.  13,  16;  cfr  Mc.  8,  2;  Deut.  8,  4.. 

b)  Pour  indiquer  l'heure,  on  emploie  parfois  l'accusatif  : 
wpav  é8â6[ji.Y]v,  Jo.  4,  52;  Tqv  èvar/jv,  Act.'  10,  30;  où  [j/i]  yvôç 
xotav  wpav  vî^w,  Ap.  3,  3.  Cet  usage  est  devenu  courant  à 
l'époque  byzantine  :  èxâ^v]  o  'I'qgouç  XpiGxoq  wpav  SsxaxiQv,. 
Malal.  369;  wpav  y'  -^[t.zpiTq^ ,  ibid.  372. 

Voir  aussi  l'emploi  des  prépositions  oià,  ètci',  xarâ,  ^po. 

Questions  de  licm. 

Les  principaux  points  sur  lesquels  la  Koïnè  diffère  de  la. 
langue  classique  (RR  218-226,  R  180-186)  se  ramènent  à 
l'emploi  des  prépositions.  Il  y  a  ujie  certaine  fluctuation 
dans  l'emploi  de  èv  et  sîç,  luapa  et  xpôç,  àxo  et  èx,  cfr  infra. 


34  SYNTAXE. 

Pour  marquer  la  distance  l'accusatif  est  parfois  remplacé 

par  à-izô   :   où  yàp  -Tjcav  [j.ay.pàv  àirb  tyjç  y'Tjç,  àXXà  wç  à^o  7C'/))(w.v 
Biay.oa{a)v,  Jo.  21,  8,  cfr  Jo.  11,  18;  Ap.  14,  20. 

Usage  des  prépositions  (130-131). 

On  a  pu  voir  par  ce  qui  précède  l'importance  croissante 
qu'ont  prise  les  prépositions,  en  concurrence  avec  les  cas 
obliques.  Mais  l'usage  n'est  plus  exactement  le  même  qu'à 
l'époque  classique  :  certaines  prépositions  sont  en  déca- 
dence, tandis  que  d'autres  prennent  une  plus  grande  exten- 
sion; des  distinctions,  de  règle  chez  les  écrivains  classiques, 
ne  sont  plus  observées.  Il  importe  donc  de  bien  connaître 
l'usage  de  la  Koïnè  sur  ce  point. 

'Avà 

A  part  l'expression  àvà  [^.saov  (au  milieu  de,  entre) ^  très 
fréquente  dans  les  Septante,  rare  dans  le  N.  T.,  le  sens 
distributif  est  le  seul  qui  subsiste  :  IXaSov  àvà  o-ri^âpio^, 
Mt.  20,  8.  Remarquer  l'emploi  adverbial  :  âvà  t\q  Hy.a-zoq 
Tôv  TTuÀwvwv,  Ap.  21,  21.  Même  dans  ce  sens,  âva  est  d'un 
emploi  très  rare  (9  ex.).  On  se  sert  parfois  de  -/.axà,  ou  bien 
on  répète  le  nombre  :  ouo  ouo  -îjp^aTs  à-corTeXXstv,  Me.  6,  7. 
Ce  mode  d'expression,  considéré  par  beaucoup  comme  un 
hébraïsme  (oùo  oùo  sir^XOov,  Gen.  7,  9),  se  retrouve  en  grec 
moderne. 

'Avec 

D'un  usage  très  restreint.  Le  sens  local,  déjà  rare  à 
l'époque  classique,  a  disparu.  Cette  préposition  exprime 
'idée  d'échange  :  [rq  âTrootBôvTEç  y,ay.bv  àvTt  xoi.'/.o\),  I  Petr.  3,  9; 
l'idée  de  cause,  dans  la  locution  àvO'  wv,  parce  que  ou  c'est 
pourquoi,  cfr  II  Tiiess.  2,  10;  Le.  12,  3;  «vtI  toutou,  Eph., 
5,  31  =  Gen.  2,  24  :  evsy.sv  toutou. 


USAGE    DES    PRÉPOSITIONS.  •  35 


'Aîio 


Préposition  qui  a  pris  la  plus  grande  extension  en  grec 
moderne.  Son  développement  est  déjà  très  sensible  dans  la 

Koïnè.  Elle  empiète  sur  d'autres  prépositions  :  oxav 

è^éXÔY)  ocKo  ToO  àvôpwTçou,  Le.  11,  24,  à  la  place  de  èx.  Com- 
parer :  èçYjXGsv  «Tub  *Pw[;//)ç,  Malal.  340.  En  grec  moderne, 
ocKÔ  a  supplanté  è-/,.  "Hxouaa  «tco  tuoXXwv,  Act.  9,  13,  au  lieu 
de  Tcapa,  classique  avec  axoûw  dans  le  sens  d'apprendre; 
àxb  ôeoo  èXv^XuOaç,  Jo.  3,  2.  Il  se  peut  Cependant  que  dans 
certains  cas  la  distinction  entre  %ap(x  et  «tco  ait  été  sentie 
par  l'auteur.  S.  Paul  I  Cor.  11,  23  emploie  à%b  avec  %xpy.- 
Xa|ji8ava),  alors  que  dans  les  autres  cas  il  emploie  icapa,  cfr 
Gal.  1,  12;  I  Thess.  2,  13;  4,  1;  II  Thess.  3,  6.  Pour 
exprimer  la  cause,  à  la  place  de  6^6  :  à^b  x^ç  x<xpoiq  aÙTcG 
ûTcàyei,  Mt.  13,  44;  ccTcb  xoîî  çoôcu  Ixpa^av,  Mt.  14,  26;  com- 
parer :  O'j  §uva[A£V({)  criyav  ÛT:b  vqç,  "^âoVYjç,  XÉN.  (7î/r.  1,  4,  15. 

De  même,  avec  les  verbes  passifs  :  à^b  oùosvbç  ôspaxeuO^vai, 
Le.  8,  43  (S  :  ûtco).  Le  grec  moderne  emploie  également  oi%b 
dans  ce  cas.  Dans  le  N.  T.,  les  exemples  sont  rares  et,  la 
plupart  du  temps,  le  verbe  est  composé  de  «7:6  :  à7coâo7,i|^.a- 

ff9vjvai  «Tcb  xôv  Tcpeaôuxépwv,  Lc.  9,  22,  cfr  17,  25. 

On  a  noté  plus  haut  (p.  30)  l'emploi  de  àcKÔ  à  la  place 
du  génitif  partitif.  Dans  ce  sens  à%b  peut  introduire  non 
seulement  un  complément  :  eorôioucyiv  «xb  xwv  O/ix^'^v,  Mo."  7,  28, 
mais  aussi  un  sujet  :  ôv  £xtiJi,<^(Tavxo  àxb  uîûv  lo-pa-^X,  Mt.  27, 9  : 
que  des  fils  d'Israël  ont  estimé;  dans  les  Septante  :  hitricœ) 
vxo  xôv  uîwv  'lapàv^X,  (II)  EsDR.  7,  7.  Comparer  :  è'Tcwxov  éxa- 
xépwv,  XÉN.  Hell.  4,  2,  20  :  c?es  g'eris  des  deux  partis  tom- 
baient. Remarquer  l'expression  âxb  {Aiaç,  Lc.  14,  18  :  d'un 
commun  accord. 

AccU 

L'usage  classique  de  Si«  est  bien  conservé,  tant  avec  le 
génitif  qu'avec  l'accusatif.  Avec  le  génitif,  outre  les  deux 
emplois  classiques  au  sens  temporel  {pendant  :  §i'  y)[j.£pwv 

GRAMMAIRE  GRECQUE  DU  NOUVEAU  TESTAMENT.  4 


36  SYNTAXE. 

TsaaspaxovTa  Ô7VTav6[ji,£V0(;  a'jxoïç,  AcT.  1,  3;  après  un  espace 
de  :  STïeiTa  §ù  §sxaT£o-aapo)V  I'twv  xaXiv  àvsÔYjv,  Gai.  2,  1),  OU  en 
trouve  un  troisième  :  oià  vuxtoç,  Act.  16,  9;  17,  10;  23,  31, 
qui  indique  non  la  durée,  mais  un  moment  de  la  nuit. 
L'accusatif  {à  cause  de,  pour)  a  pris  une  grande  importance 
en  grec  moderne.  Remarquer  la  locution  §ià  [xéaov,  Le.  17, 11 

(A  :  hoc  \)d(Jou). 

Eêç. 

Dans  la  Koïnè,  la  distinction  classique  entre  zlç  et  ev  tend 
à  s'effacer.  Eîç  est  parfois  employé  alors  qu'il  n'y  a  pas  de 

mouvement  :  xà  icaiBia  ij-ou elç  ttjv  y.ohy)V  elcîv,  Lc.ll,  7; 

ô  a)v  elç  Tov  v.bX'Kow  toT  TcaTpoç,  Jo.  1,  18.  Il  ne  faut  pas  chercher 
de  nuance  spéciale,  par  exemple,  pour  Le.  11,  7  l'idée  que 
les  enfants  se  serrent  contre  leur  père  (Loisy).  De  nombreux 
textes  de  la  Koïnè  excluent  toute  éubtilité  :  y.ivcuveùaavroç  elç 
GaXaaaîîV,  Lettre  d'ApiON,  L.  0.  147;  'é[).eivtv  èxcl  rpetç  ii\)Àpaq 
eiç  TOV  olxov  'Epa(T[j<ou,  ACT.  Petr.  ET  PauLI  13;  £(7Tiv  etç  'Atcxiou 
çpopcv,  ^6^6^.  19. 

On  emploie  parfois  sic  à  la  place  d'un  attribut  :  '?i  àxpo- 
6uaTia  a'JTOÏÏ  eîç  TcepiTOjj.Yjv  XoYwO-^aeTai,  RoM.  2,  26.  Comparer 
avec  l'usage  des  Septante,  qui  reproduit  une  tournure 
hébraïque  :  y^vou  y^oi  elç  Gebv  ûicspao-Triar/^v,  Ps.  30,  3.  On  a  noté 
plus  haut  (p.  32)  la  substitution  de  elç  au  datif. 

A  part  ces  quelques  divergences,  on  retrouvera  dans  la 
Koïnè  tous  les  usages  classiques  de  e'.ç  (dans,  vers,  à 
l'égard  de,  par  rapport  à,  contre,  etc.).  Son  emploi  avec 
les  noms  de  nombre  pour  désigner  le  chiffre  approximatif 
n'y  est  pas  inconnu  (cfr  par  ex.  Ex.  12,  37;  I  Macc.  5,  22), 
mais  il  n'est  pas  représenté  dans  le  N.  T.  On  emploie  dans 
ce  sens  wç,  wasC.  Le  texte  de  Me.  4,  8  :  elç  xpiaxovxa,  n'est  pas 
certain  (D  :  sv,  à  écrire  peut-être  Iv;  de  même  elq  au  lieu  de 

sic?). 

'Ev. 

Avant  de  disparaître  du  grec  moderne,  èv  a  eu  dans  la 
Koïnè  une  très  grande  extension.  De  même  qu'on  employait 


USAGE    DES    PRÉPOSITIONS.  37 

zlq  pour  èv,  on  substituait  parfois  ev  à  e\ç.  Malalas  en  fournit 
de  très  nombreux  exemples  :  sXôovtwv  èv  'AvTioxsta,  Malal. 
321  ;  èv  'Pw[j.Y]  sxe[xtl/£v,  ibid.  329.  Dans  le  N.  T.  les  exemples 
de  èv,  au  sens  local,  à    la  place  de  elq  sont  relativement 
rares  :  pX'/jGelç  èv  ty)  çuXav.^,  Le.  23,  19;  'Kveoy.a  Cw^ç  èx  toû 
ôeoÏÏ  eîc'^XOev  èv   auTOiç,   A  P.    11,    11   (S   :    elq  ahxoùq).   Au  sens 
figuré  :  v^XXa^av  xriv  Sô^av  xou  àçOapiou  6£Oî3  èv  5[j.ouo[ji,aTi  s'aovoç 
çôapxou,   RoM.    1,   23   :  changer   la    glowe   de  Dieu   en 
l'image...;  y^oùCov  ëp^ov  -^pyaaaTo  èv  èfxot,  Mc.  14,  6  :  «  mon 
égard;  èçavepwô-r]  -^  «YaTr-/)  TOU  6£oO  èv  -^[jlîv,  I  Jo.  4,  9,  cfr  II  Cor. 
8,  7  :  à  noire  égard.  Mc.  4,  8  èv  est  mis  en  parallèle  avec 
SIC,  mais  il  faut  peut-être  accentuer  ev. 

La  fréquence  de  èv  dans  les  Septante  est  due  en  partie  à 
l'influence  de  l'hébreu  et  il  est  probable  que  cette  influence 
se  fait  sentir  également  dans  le  N.  T.  :  b\}.o\oxh'^^^  èv  ï\).oi...... 

b[).okoxtfnù  y.al  èyw  èv  aÙTô,  Mt.  10,  32  (Lc.  12,  8)  ;  comparer  : 
ô[ji.oXoY^a-ai  è<p'  «[xapitaiç  aou,  EccLi.  4,  24.  De  même  :  b  ôsbç  èv 
•/][jÀv  è^sXéÇaTO,  ACT.  15,  7;  comparer  :  èv  toijtw  oÙx  è^eXs^axo 
xtipioç,  I  Reg.  16,  9;  è^eXÉ^aro  xùpioç  èv  l\}.oi,  I  PAR.  28,  4; 
ohx  è^£X£^â[j.y3v  èv  TC6X£t,  II  Par.  6,  5.  Mais  dans  bien  des  cas, 
si  l'emploi  de-  èv  a  été  favorisé  par  le  substrat  sémitique  du 
N.  T.,  il  répondait  aussi,  sans  doute,  à  la  tendance  de  la 
langue  populaire.  'Ev  s'est  surtout  développé  au  détriment 
du  datif  instrumental. 

L'usage  de  cette  préposition  est  partiellement  limité,  dans 
la  Koïnè,  par  âTcb;  ila  cependant  encore  une  grande  exten- 
sion. On  a  noté  (p.  31)  son  développement  à  la  place  du 

génitif  partitif  :  èçayE-re  è/,  xwv  aprwv,  Jo.  6,  26;  (TUV^XOov  xal 
èx  TÛv  [xaÔYjK'Sv ,  ACT.  21,  16;  elzav  ouv  èx  [j.aÔYjTWV,  Jo.  16, 
17.  Dans  ces  deux  derniers  exemples,  la  locution  introduite 
par  èx  est  sujet.  Il  en  est  peut-être  de  même  Jo.  1,  24  :  xal 
â7C£arTaX[Aévoi.  '^aav  èx  xm  çapiffatwv  :  et  des  pharisiens  avaient 
été  envoyés.  Remarquer  aussi  la  curieuse  expression  : 
xohq  viy.mxocq  èx  xou  O'^pwu,  Ap.  15,  2;  comparer  le  lalin  vie- 


38  SYNTAXE. 

toriam  ferre  ex  aliquo,  Ttte-Live  8,  8.  'E%  sert  également 
à  indiquer  la  cause  après  les  verbes  passifs  (usage  ionien, 
rare  en  attique)  :  s(7/.0TtcrGY)  ey,  toîj  xaTcvoU,  Ap.  9,  2;  efwrtaG'/j  i% 

Tvjç  âô^vjç,  Ap.  18,  1;  «TcéGavov  kv.  twv  ùSàiwv,  Ap.  8,  11  ;  oh  [ayj 
«3i%Y)6^  èx  Tou  ôavaxou,  Ap.  2,  11.  On  remarquera  aussi  dans 
Jo.  et  I  Jo.  son  emploi  avec  z\\}.i  :  ô  wv  ex  tîjç  àXYjGeiaç,  Jo.  18, 
37,  cfr  I  Jo.  2,  21  ;  ô  wv  èx  toU  ôsou,  Jo.  8,  47,  cfr  I  Jo.  4,  1-4  : 
être  de  la  vérité,  être  de  Dieu,  c.-à-d.,  être  du  côté  de  la 
vérité  y  etc. 
Les  curieuses    expressions  :  apai  xà  èx  t^ç  oîxtaç  «ùtcU, 

Mt.   24,  17  (pour  :  t«  ev  ty)  olxia  aùroÏÏ  è^  aÙT^ç);  é  TcatYjp  b  è^ 

oùpavou  S(Off£t,  Le.  11,  13,  sont  conformes  à  l'usage  classique 
(attraction  de  la  préposition)  :  àpTuaaajxsvoi  xà  èx  twv  oîxiûv, 
XÉN.  Cî/r.  7,  2,  5;  çeoyeiv  Ta^ù  toùç  aiCo  twv  o'ixiôv,  ï6^63?.  7, 
5,  23. 

C'est  la  seule  préposition  qui  ait  conservé  l'usage  courant 
des  trois  cas;  mais  il  y  a  un  certain  flottement  dans  leur 

emploi  :  xa07^[J^£Vov  Se  aùxbv  k%\  xoO  opouç,  Mt.  24,  3;  Q  xaG-^f^-evoç 
èw  Tw  Gpovo),  Ap.  21,  5  (==  Is.  6,  1  :  stcI  tou  Opôvou);  xaG-^fxsvov 
£7:1  To  TsXwviov,  Mt.  9,  9.  De  même  :  Sta[;.eptcr6-/^o-£Tat  TcaTYjp  è(p' 
u'iw;  Le.  12,  53;  èç'  éaurov  èi^^epto-Ov],  Mt.  12,  26. 

Son  emploi  avec  l'accusatif  pour  exprimer  la  durée  (clas- 
sique), très  fréquent  chez  Josèphe,  se  retrouve  dans 
Le,  ACT.,  HÉBR.  :  èxXeîffOvj  c  ojpavbç  ï%\  £Trj  xpta,  Lc.  4,  25; 

ailleurs,  uniquement  dans  l'expression  èç'  oaov,  awssz  ^on^- 
temps  que;  dans  quelques  cas,  pour  indiquer  le  moment  ; 
£7ct  Tï)v  alipwv  è^eXôwv,  Lc.  10,  35  :  étant  sorti  le  lendemain. 
Remarquer  les  locutions  :  èw'  àXv38£iaç,  Ituc  tw  ovoi^aTi  (voir 
aussi  xaXeîv  èià  xô  ôvô[Aaxi,  Lc.  1,  59);  ItzI  xb  aùxo  {dans  le 
même  lieu);  ÇyJv  etu'  àpxw  (comparer  :  k%\  xû  çaYotç  v^Stax'  av; 
Aristoph.  Caval.  707  :  gwe  mangerais-tu  le  plus  volon- 
tiers?); ko'  w  xavxeç  Y3[;.apxov,  RoM.  5,  12  :  en  qui  OU  parce 
que  (très  discuté). 


USAGE    DES    PRÉPOSITIONS  39 

Le  sens  local  est  très  rare  avec  le  génitif  :  v.axiytv)  aù-ou 
xaxà  r^ç  xeçaXrjç,  Mc.  14,  3  A  (textus  receptus)  est  à  écarter; 
il  faut  supprimer  v^xà  avec  BSC.  Il  n'y  a  qu'un  exemple 
certain  commun  aux  trois  synoptiques  ;  wpij/r)c7£v....  -mxh. 
ToO  xp-/)îJ<vou,  Mc.  5,  13;  Mt.  8,  32;  Le.  8,  33  :  ils  se  pré- 
cipitèrent du  haut  en  bas  de  la  falaise.  Dans  Le.  4,  14; 
23,  5;  AcT.  9,  31,  42;  10,  37  le  génitif  est  employé  à  la 
place  de  l'accusatif  xaG'  oX-qc,  tv;ç  Tcepixwpcu,  Le.  4,  14  :  par 
toute  la  région. 

Avec  le  génitif,  xaià  signifie  contre,  ou  bien  il  s'emploie 
dans  les  serments  ou  les  adjurations  :  c[;.vu|j.t,  è^opxiCw  "/.axâ 

TIVOÇ. 

Avec  l'accusatif,  il  s'emploie  souvent  au  sens  figuré 
(selon,  conforméinent  à),  mais  souvent  aussi  au  sens  local 
{par,  vers,  en  face  de),  parfois  au  sens  temporel  {vers,  à). 
Il  a  aussi  le  sens  distributif.  Remarquer  l'emploi  adverbal  : 

sic  y.a0'  sTç  OU  /.aTa  eTç,    Me.  14,  19;  Jo.  8,   9;  xo  Bè  y.a6'  eTç, 

Rom.-  12,  5.  Le  grec  modei^ne  a  le  pronom  xaôevaç,  chacun. 
Avec  un  pronom,  y-ata  donne  un  sens  voisin  du  génitif: 
V5[j-ou  Tou  xaO'  6[j.5ç,  AcT.  18,  15  :  votre  Loi;  r/^v  xaô'  6[;.ai; 
Ti(aTtv,  Epïi.  1,  15  :  votre  foi.  Il  forme  les  locutions  y.o.x'  lotav 
(fréquent,  de  même  dans  Polybe,  au  lieu  du  toia  classique) 
et  xaià  fivaç  (classique,  cfr  Xén.  Mem.  3,  7,  4). 

Mcca. 

L'usage  classique  de  ^asxa,  avec  le  génitif  {avec)  et  l'accu- 
satif (6ïji:)7^és)  est  bien  conservé.  Il  n'y  a  guère  à  noter  qu'un 
léger  développement,  avec  le  génitif,  au  détriment  du  datif 
instrumental  :  Xs^siv,  XaXsîv  [j.sTa  xapp-zjataç,  Act.  2,  29;  4, 
29.31  (cfr  Me,  8,  32;  Jo.  7,  13.26  :  Tcapp-/)aia  XaXefv);  ^Xyipcoastç 
p,£  £Ùçpoaûv/)<;  [^.sxà  xou  TCpcaWTCOU  aou,  ACT.  2,  28  =  Ps.  15,   II. 


40 


SYNTAXE. 


Ilapà. 


L'usage  de  T.oc-px  est  limité,  avec  le  génitif  (de  la  paru 
de)  par  à^ô,  au  datif  et  à  l'accusatif  (auprès  de,  fers)  par 
Tîpoç.  A  ce  dernier  cas,  il  se  maintient  dans  le  sens  de 
le  long  de,  au  delà  de  (au  figuré  contre),  à  l'exception 
de,  à  cause  de  (rare,  cfr  I  Cor.  12,  15.16).  Il  est  employé 
dans  les  comparaisons  :  à[j».apT(oXcî  r.apoi  r.â^naç,  Le  13,  2; 
comparer  :  r.apa  toùç  âWouq  skav.Twv,  XÉN.  Mem.  4,  4,  1. 
Hebr.    remploie   même   avec  des   adjectifs  comparatifs  : 

y.pst-Toav  Gua^atç  Trocpà  taÛTaç,  Hebr.  9,  23,  Cfr  11,  4;    1^^  24. 

L'expression  ol  ^ap'  aÙToU  Me.  3,  21,  désignant  non  les 
envoyés  de  quelqu'un,  mais  ses  proches  (les  gens  de  chez  lui} 
est  rare  (quelques  exemples  seulement  dans  les  papyrus); 
dans  les  Septante  :  sxXaiov  oè  ol  r.ap  air/jç,  Dan.  13,  33.  (Sus.)  ; 

I  Macc.  13,  52.  Aa7:av(^(7û!C7a  toc  izap    aùxïjç,  Mc.  5,  26  et  TCivov-eç 

xà  7:ap'  aù-wv,  Lc.  10,  7  sont  à  expliquer  plutôt  par  une 
attraction  de  la  préposition,  de  même  que  ex  Mt.  24,  17; 
Lc.  11,  13,  cfr.  supra,  p.  38 

L'usage  de  r.apâ  avec  le  datif  est  en  décadence.  Il  n'y  en  a 
que  deux  exemples  dans  Me,  un  dans  Ap. 

Ilepc 

Le  N.  T.  n'emploie  r.zpi  qu'avec  deux  cas,  le  génitif  (aie 
sujet  de,  pour)  et  l'accusatif  («-î^toz^r  de,  vers). 

llcpi  avec  le  génitif  se  substitue  parfois  à  brAp  avec  les- 
verbes  qui  signifient  prier  :  ècs-06'ov  r^zpi  aou,  Lc.  22,  32, 
cfr.  Jo.  17,  9;  II  ïiiess.  1,  11;  de  même  -âspl  ttoaXwv  èy.;(uvv6- 
[j.£vcv,  Mt.  26,  28  (Mc.  14,  24  :  ù-èp  ttoXàwv;  Lc.  22,  19-20  r 
ùTûèp  6,awv).  En  grec  classique  on  disait  déjà  i)Àxo[)m  izepi  xivoç 
(déjà  Homère  :  r.tpi  ts  ùuyjm  £[^.àxovto,  Od.  22,  245). 

npôç 

Il  n'y  a  qu'un  exemple  ^de  r.pbç  avec  le  génitif  :  orpoç  t^ç 

ùlJ.£T£paç  (jbivqpiocç  brMpyu,  AcT.  27,  34,  et  six  avec  le  datif  : 


USAGE    DES    PRÉPOSITIONS.  41 

Me.  5,  11;  Le.  19,  37;  Jo.  18,  16;  20,  11.12;  Ap.  1,   14. 
Encore  tous  ne  sont-ils  pas  certains. 

Au  contraire,  avec  l'accusatif  il  a  un  grand  développement 
au  détriment  de  Tuapa  et  du  datif  proprement  dit  (Xsysiv  %pbq). 
Au  sens  local,  il  signifie  non  seulement  vers,  mais  auprès 
de,  sans  idée  de  mouvement  :  swç  tuots  'Kphq  ûsj.aç  'éao\>m; 
Me.  9,  19.  11  s'emploie  également  au  sens  temporel  (vers)  et 
au  sens  figuré  (pour,  au  point  de,  contre,  par  rapport  à). 

D'un  emploi  assez  fréquent  dans  Le,  Act.,  S.  Paul,  cjûv  est 
rare  dans  les  autres  écrits  :  4  exemples  dans  Mt.  5  dans 
Me.  2  dans  Jo.,  0  dans  Ap.  Déjà  les  écrivains  attiques,  à 
l'exception  de  Xénophon,  lui  préféraient  [j.eTa  avec  le  génitif. 

L'emploi  de  û^ép  avec  le  génitif  est  limité  par  Tuepf;  on 
n'en  trouve  qu'un  exemple  dans  Mt.,  2  dans  Me.,  4  dans 
Le.,  0  dans  Ap.  Il  est  plus  fréquent  chez  Jo.,  Act.  et  surtout 
S.  Paul.  Il  n'a  jamais  le  sens  local  (au-dessus  de),  sauf 
peut-être  (au  figuré)  :  sTç  ûivèp  toT  évbç  çuaoSaOe,  I  Cor.  4,  6. 
Ailleurs  il  a  toujours  le  sens  causal  (pour,  dans  l'intérêt 
de);  parfois  celui  de  au  sujet  de,  cfr  Jo.  1,  30;  Rom.  9,  27. 
Dans  certains  passages,  il  peut  prendre  un  sens  voisin  de 
œni  :  ùr.kp  XpwTou  7up£a6cuo[;-sv,  lî  CoR.  5,  20  :  noîis  veuons 
en  ambassade  pour  le  Christ,  à  sa,  place  ;  mais  la  nuance 
vient  du  contexte  et  il  ne  faut  pas  l'introduire  dans  d'autres 
passages  :  û^èp  oLazob)v  àTTsOavîv,  Rom.  5,  6,  ne  signifie  pas  : 
il  est  mort  à  la  place  des  imjiies,  mais  pour  les  impies. 
De  même  y£v6[j.£voç  ùirèp  *rjî^.ûv  xarapa,  Gal.  3,  1.  L'idée  de 
substitution  était  peut-être  dans  la  pensée  de  l'auteur;  mais 
elle  n'est  pas  exprimée. 

Avec  l'accusatif  (au-dessus  de),  uTràp  est  d'un  emploi  plus 
restreint  encore.  Remarquer  son  emploi  avec  le  comparatif  : 
fpovt[jt.(OT£pot  uTrèp  xohq  utoûç,  Le.  16,  18;  cfr  Hebr.  4,  12. 
Emploi  adverbial  :  ùTuèp  lyw,  II  Cor.  11,  23  :  moi,  bien  plus. 


42  SYNTAXE, 


rn6 


Le  N.  T.  n'emploie  b-jib  qu'avec  le  génitit  et  Taccusatir. 
Avec  le  génitif,  il  n'a  jamais  le  sens  local,  mais  uniquement 
le  sens  causal,  surtout  avec  les  verbes  passifs.  Dans  cet 
emploi,  il  subit  la  concurrence  de  ockô;  mais  on  l'emploie 
également  avec  des  noms  de  choses  :  utco  à^éym  aaXsuoiAevov, 
Mt,   11,7;  p^sTccYSTat  ÛTub  £Xa5(t(jTOU  TC'^SaXfou,  Jac.  3,  4. 

L'accusatif  est  moins  fréquent  (sous,  au  sens  local  ou 
figuré).  Il  est  remplacé  par  l'adverbe  ùTroxaTO).  Il  n'y  a  qu'un 
exemple  d'emploi  temporel  :  eÎŒYjXôov  ûicb  xbv  opOpov,  Act.  5,  21. 

Prépositions  improprement  dites. 

Les  adverbes  employés  le  plus  fréquemment  comme  pré- 
positions sont  :  a)jpi(ç),  iyyùq,  e^aTupoaGsv,  £Ve-/,a,  evwTCtov, 
£^0),  èxavo),  £Ojç,  [asTa^ù,   OTUiao),  'Kzpav,   ÛTroxarw,  x^piç.  lls  SOnt 

classiques,  à  l'exception  de  èvaWwv  (y.aTr£vwTCiov)  qui  apparaît 
dans  les  Septante.  Dans  le  N.  T.  il  est  caractéristique  de 
Le,  AcT.,  Ap. 

Le  complément  de  ces  adverbes  est  toujours  au  génitif, 
sauf  celui  de  iyyûq  qui  est  parfois  au  datif.  ''Evsxa  (£rv£y.a, 
£V£>t£v)  se  place  toujours  devant  le  génitif,  sauf  avec  le 
relatif  [cl  ïvcv.sv  Le.  4,  18  =  Is.  61,  I)  ou  Tinterrogatif  (tivoç 
£vey.£v,  Act.  19,  32).  Les  autres  adverbes  sont  employés 
moins  souvent  comme  prépositions  :  a,aa  (Mt.  13,  29,  avec 
le  datif;  très  fréquent  dans  Polybe  et  Josèphe),  aveu,  e'vavTi, 
èvavTtcv,  ÛTrspàvd),  yjy.pv». 

IV.  —  DE  L'ADJECTIF 

L'adjectif  peut  être  épithète  ou  attribut.  Il  peut  également 
être  pris  substantivement,  par  exemple,  dans  le  N.  T., 
à!j.apTwXôç,  £/.X£7,t6ç,  G-oyoç.  L'adjcctlf  neutre  est  employé 
dans  le  sens  du  nom  abstrait  :  rb  yyqGTov  tou  ©eoo,  Rom.  2,  4  : 
la  bonté  (-/p'/jaTÔr/jç)  de  Dieu;  xb  «[^.c-aGérov  x^ç  pouXîjç  «ùtou, 
Hebr.  6,  17.  Le  neutre  s'emploie  également  comme  attribut, 
avec  un  sujet  masculin  ou  féminin,  mais  beaucoup  moins 


ADJECTIFS.  43 

fréquemment  que  dans  la  langue  classique  (RR  151,  R  143)  : 
ocpv.ei:ov  ty]  ■i\[fdp<x  ii  xa/,ta  «jTviç,  Mt.  6,  34.  Au  féminin,  l'adjectif 
est  employé  seul,  par  ellipse  d'un  substantif  :  -/j  'ip'ri\).oq  (yî)), 

'/)  ivavTta  [y^oipa),  '?]  eTCiouay;  ("^[^.épa),  etc 

Gomplémeiits. 

Il  a  été  question  des  compléments  des  adjectifs  à  propos 
de  l'emploi  des  cas.  Certains  adjectifs  peuvent  aussi  avoir 
pour  complément  un  infinitif  (RR  227,  R  187),  qui,  dans 
la  Koïnè,  est  parfois  remplacé  par  une  complétive  avec  ïva  : 

a^tov  àvoî^at  xb  (3t6Xtov,  Ap.  5,  2  ;  or/,  s.l[)À  x^ioq  ha  Aùao),  Jo.  1,  27. 
Comparatif  et  superlatif. 

Le  comparatif  est  bien  conservé  dans  le  N.  T.,  beaucoup 
mieux  que  dans  les  Septante  qui  ont' subi  sur  ce  point 
l'influence  de  l'hébreu.  L'emploi  du  positif  au  lieu  du  com- 
paratif est  rare  et  limité  à  peu  près  exclusivement  à  xaXoç  : 
-/.ako")  cToi  sffTiv  £t{7£A0efv...:..7^  (SXvjO^vat,  Mt.  18,  8,  cfr  Mc.  9, 
43.45;  dans  le  sens  du  comparatif,  mais  sans  second  terme 
exprimé,  Mc.  14,  21;  I  Cor.  7,  1.8.  26.  De  même,  r^v  àyxbriw 
\).epi^a  k^eXé^axo,  Lc.  10,  42  :  la  meilleiire  des  deux  parts, 
meilleure  que  celle  de  Marthe.  L'emploi  du  positif  est 
beaucoup  plus  fréquent  dans  les  Septante  :  Xsuxoî  ot  6§6vtsç 

aÙTOu  '0  YaXa,  GeN.  49,  12  ;  ttoXù  to  eôvoç  toDto  t^  h((ù,  DeUT.  7,  17. 

Au  contraire,  il  est  rare  chez  les  classiques  :  i\j.o\  Tciv.pbç 
têOv'ov.sv  Tt  y.sîvctç  yXuyJç,  SoPH.  Aj.  966;  mais  ri  avait  déjà  une 
valeur  comparative  avec  certains  verbes  :  ^oùXo[x  eyà)  Xabv  aabv 
e[;.[;.£vai -il  àTCoXsaOat,  HoM.  //.  1,  117,  usage  qui  s'est  étendu  à 

d'autres    expressions    :   xapà    l'axai   et:!  évt  à[;,apxo)Xw •)]  èirl 

èvcv/jy.ovxa  evvéa  Bixaiciç,  Lc.  15,  7. 

L'emploi  du  positif  avec  une  préposition  était  aussi  fré- 
quent dans  les  Septante  :  -pabç  G<pbopoc  TrapàTrivxa;,  Num.  12,  3; 
\)Ayaq  y.upioç  tzapa  'Khiaq  Gsoûç,  Ex.  18,  11.  Il  ne  se  rencontre 
dans  le  N.  T.  qu'avec  «i^.apxwXoç,  qui  n'a  pas  de  comparatif, 
en  corrélation  avec  le  substantif  ôçsiXeV/jç,  Lc.  13,  2.  4  [r^apà). 
Les  prépositions  b%ïp  et  xapa  sont  utilisées  avec  des  adjectifs 
au  comparatif  (6  cas  dans  Hebr.). 


44  SYNTAXE. 

La  formation  du  comparatif  au  moyen  d'un  adverbe  est 
également  exceptionnelle  :  [;-ay.âpi5v  kaxiv  j^^aXXov  oiSôvat  r^ 
Xajj.ôâvctv,  AcT.  20,  35;  ttoXXw  ,uaXXov.. — àvay^ata,  ICOR.  12,22. 
Le  renforcement  du  comparatif  par  [xaXXov  :  ^oXXw  yàp  |j-aXXcv 
xpiïcjaov  PniL.  1,  23,  se  trouvait  déjà  très  anciennement  : 
pr/ixôpov  \).o:,Xkov,  IIoM.  IL  24,  243. 

L'usage  du  comparatif  sans  second  terme  était  classique^ 
soit  que  le  contexte  supplée,  soit  dans  certaines  expressions  : 

p/Ô  TtVEwrepov  «YYs'XXstç,  Plat.  Prot.  310  b;  'i^^""  kx  vriaou  ôaaaov, 

HoM.  Od.  10,  72.  Comparer  :  àxoustv  ti  itaivÔTepov,  Act.  17,  21  ; 

'Koiri<jov    Toc^icv,    Jo.    13,    27.    L'expression    [^.ixpixepov    Tïavtwv, 

Me  .4,  31  répond  à  un  ancien  usage  :  ^avrcov [;.v/)aropa)v 

©épTspoç  £iV;V,  HoM.  Oc/.  21,  373-374;  mais  il  y  a  des  cas  où 
le  comparatif  est  employé  à  la  place  du  superlatif  :  [j-eiÇwv 
oè  TouTwv  Tt  àyô(.--q,  I  CoR.  13,  13  :  tcûtwv,  c'est  la  foi,  l'espé- 
rance et  la  charité,  et  la  plus  grande  des  trois  vertus  est  la 
charité.  De  même  \jMpbTepcq  Mt.  11,11  eX[)A^m  Mt.  18,  4. 

D'autre  part,  Trpwxoç  remplace  •Kpôxzpoç  et  s'emploie  avec 
le  génitif  :  r.pîùxôç  \j.ou  -^v,  Jo,  1,  30;  peut-être  aussi  :  oc-rco^pa^ri 
•Kpiôrq  £Y£V£-:o  •/;y£[j.ovî6ov-oç....  Kupr,viou,  Lc.  2,  2  :  le  recense- 
ment eut  lieu  avant  le  gouvernement  de  Quirinius.  Com- 
parer :  o'^Xov  oTi  TupwToç  0  Mapiy.aç  ISioa^jOr^  twv  SeuTspwv  NsçsXwv, 
ScHOL.  Aristoph.  Nuées  552  (le  texte  de  Dindorf  porte 
7:piT£poç,  mais  d'après  l'apparat  les  manuscrits  ont  r.pïli-zoç)  : 
?7  est  évident  que  le  Maricas  a  été  joué  avant  les  secondes 
Nuées. 

Le  superlatif  est  très  rare  dans  le  N.  T.  et  souvent  il  n'a 
que  la  valeur  d'un  élatif  {très).  Il  n'y  a  que  3  superlatifs  en 

--a-oq  :  âytco-aToç  (JUD.  20),  Tiy.iWTaTOç  (Ap.    18,    12;   21,  11), 

à'/.p\Ua-y-oz  (AcT.  26,  5),  ce  dernier  seul  avec  le  sens  du 
superlatif;  à'pwioç  et  (SsXtkttoç  ne  sont  pas  employés,  \)à-{i<3-oz 
seulement  II  Petr.  1,  4;  xpâ-taToç  n'est  qu'un  titre  (i?:rce/- 
lence,  Lc.  et  Act.);  IXâytaToç  est  plus  fréquent,  la  plupart  du 
temps  comme  élatif.  La  forme  èXa^wTÔtepoç  (Eph.  3,  8)  montre 
d'ailleurs  que  le  sens  du  superlatif  était  atténué.  Voir  aussi 
Mt.  5,  19  où  èXàytcTToç  est  opposé  à  ^.i-^aq. 


PRONOMS.  45 

V.  —  DU  PRONOM 

Pronoms  personnels 

En  grec  classique,  le  pronom  personnnel  sujet  marque 
une  certaine  emphase  :  eyà)  Xiytù  :  moi,  je  dis.  Dans  le 
N.  T.,  comme  dans  les  Septante,  on  trouve  un  assez  grand 
nombre  de  pronoms  sujets  sans  qu'il  y  ait  emphase  :  cZxbç 

èo-Tiv  ÛTïèp  ou  lyw  sIt^ov,    dioc  touto  'qXQov   lyw,   Jo,    1,    30.31; 

àçp'  éauToj  (7'j  TOUTO  liyziq,  Jo.  18,  34.  Dans  les  Septante,  cette 
abondance  est  due  en  partie  à  l'influence  de  l'hébreu  :  tooù 

h(Cd  £(7T"/;y.a  èicl  t^ç  x'/)y^ç....  ymI  'éa-ai  •/)  'KOcpQé^oq  fi  av  kycà  si'TTW, 
Gen.  24,  13-14. 

Pronoms  réfléchis. 

'EauTou  s'emploie  parfois,  comme  en  grec  classique  (RR 
243,  R  199),  pour  la  1'°  ou  la  2"  personne  :  xt,v  éauTwv  awroptav 
xaTspyareaôs,  PiiiL.  2,  12;  parfois  (au  pluriel)  avec  le  sens 
du  pronom  réciproque  :  elp-^veûsTe  èv  éauToîç,  I  Thess.  5,  13  : 
soyez  en  paix  les  mis  avec  les  autres. 

Pronoms  démonstratifs. 

La  reprise  du  sujet  par  un  démonstratif  est  classique  : 
ô  Ù7:o[A£tvaç  tlq  xiXoç,  outoç  awôrjtjsTai,  Mt.  24,  13;  comparer  : 

ol  'icpoïxa  eu  TrcTuovôoTeç  oZ-oi  àel  ûxT/psTOuai,  XÉN.  Ag.  4,  4.  Elle 

paraît  cependant  plus  fréquente  dans  le  N.  T.  Certains 
emplois  de  aÙTo;  (ou  outoç)   semblent  trahir  une  influence 

hébraïque  :  v.oà  iBob  àvrjp  ovô[j.aTi  y.aXoûy-evoç  Zay.^aîoç,  y.olI  aÙToç 
■^v  ocp'/ixs.XôiTriç ,  v.a\  abxoq  %Xoùaioq,    Lc    19,    2   (A    :   y.at    outoç 

TcXoùatoç).  11  est  possible  qu'ici  et  dans  des  passages  analogues 
(Le.  2,  36;  7,  12;  8,  41;  23,  51)  il  y  ait  une  imitation  du 
style  des  Septante  :  v.a\  eXaôe  Tcaç  ô  Xaôç  'loùoa  Tov  'A^ap-av  y.ai 
aÙTOç  ulbç  £y.y,ato£y.a  Itwv,  xai  eôaciXeuaîv  auTOç  àvTt  tou  r.aTpoç 
aÙTOU,  IV  Reg.  14,  21. 

Plus  caractéristique  est  le  démonstratif  explétif  après  le 
relatif:  "^ut}]  ^ç  s.lye  to  GuyaTpiov  «ùtyjç  Tcvsup-a  ocxaOapTOv^   Mc. 


46  SYNTAXE. 

7,  25.  Il  est  fréquent  dans  les  Septante,  sous  l'influence  de 
l'hébreu  qui  n'a  qu'un  relatif  indéclinable  :  e'Gvoç  yd-xa  S>  èattv' 
aÙTw  Osôç,  Deut,  4,  7.  Le  grec  moderne  a  abouti  à  une  tour- 
nure semblable,  avec  le  relatif  indéclinable  xou;  mais  tel 
n'est  pas  le  cas  de  oç  dans  la  Koïnè.  Les  exemples  dans  les 

papyrus    sont   rares    :  è^   m  Swasi?    xoXq   -irai^wiç  Iv  è^  akwv, 

Pap.  Oxyr.  117,  15  (uf  siècle  après  J.-C.)  et  peuvent  être 
dus  à  Finfluence  du  copte.  Il  est  probable  que  dans  le  N.  T. , 
il  y  a  hébraïsme  (ou  aramaïsme). 

Dans  les  Septante,  le  démonstratif  féminin  est  employé 
parfois  à  la  place  du  neutre  (hébraïsme)  :  elq  tu...  èY£v-/^6'o 
auro",  JuDiG.  21,  3  :  pourquoi  cela  est-il  arrivé?  \>Xa^  Y)r/)aa!J.y)v 
r.afy.  y.upicu,  laùvqv  èx^'/îv/^ao),  Ps.  26,  4.  Il  y  en  a  un  exemple 
dans  le  N.  T.  :  T:opà  xupbu  h(ivzxo  aur^,  Mc.  12,  11  =  Ps. 
117,  23  :  a  Domino  factum  est  istud. 

Attraction  du  relatif. 

Elle  se  fait  régulièrement,  pour  le  genre,  avec  l'attribut 
(RR  247,  R  202);  pour  le  cas,  avec  l'antécédent  au  génitif 
(RR  250,  R205)  :  vab?  xou  ôsou....  our<v£ç  ècTTs  6pi,£îç,  I  Cor.  3, 
17;  7:v£Û[j.:z-:oç  àytou  ou  èçé/ESV,  TiT.  3,  6;  àygi  f^q  'h^[)Ap(xq  £'w^).6£V, 

Mt.  24,  38  (=  a7pi  T^ç  '^{jÂpaq  fi...).  Parfois  cependant,  elle 

est  néglig'ée  :  u-èp  toO  aw[j.a-oç  aù-oj  o  âailv  v)  kv..v.\'Qaia,  COL. 
1,  24;  à-'  ocpy^Tjq  /.-Cœewç  -qv  r/.T'.asy,  Mc.  13,  19;  £7rî(rT£U(7îV  xw 
Àivo)  cv  sItcev,  Jo.  4,  50  (D  :  w). 

L'attraction  inverse  est  plus  rare  (17  cas),  comme  en  grec 
classique  :  apiov  ov  7.Xw[j.£V  oby\  y.civtovia  xou  CT(0[j.aTOç,  1  CoR. 
10,  16  (le  substantif  précède;  comparer  :  ^àvxwv  m  oÉovrai 

TrETrpayoTEç  eIsv,  XÉN.  Ilell.    1,  4,  2);  ov  èyo)  à7r£X£<pa)aaa  'Iwav- 

vr/;,  oZxoq  e-(épO'ri,  Mc.  6,  16  (le  substantif  est  inclus  dans  la 
relative;  comparer  :  £l'  xiva  6poV/j  y.aTaffy.£udtÇcvTa  -^ç  à'p5(ot  yoipaq 
XÉN.  ^«.  1,  9,  19). 

Relatifs  et  interrogatifs. 

"Oc7-iç  perd  sa  valeur  de  relatif  indéfini  et  d'interrogatif 
{dans  l'interrogation   indirecte).   La  plupart  du  temps   il 


PRONOMS.  47 

s'emploie  comme  relatif  défini  :  avSpsç  hùo  auvsXaXouv  aù-w^ 

oÎTiveç  '^aav  MwiJcrYJÇ  '^«^  'HXt'aç,  Lc.  9,  30. 

Par  contre  xiç  prend  souvent  la  place  du  simple  relatif  : 

kxoiiiMaov  ti  Ssituv/^ctw,  Lc.  17,.  8;  àXX'  où  t(  k-^iù  ôéXw,  àXXà  ti  aij,. 
Me.  14,  36;  ti  [j-s  Otcovoeïts  elvat  où/,  eti^i  sy^,  Act,  13,  25  (C  : 
T-va).  Relatif  et  interrogatif  sont  très  proches  l'un  de  l'autre 
et,  même  à  l'époque  classique,  la  ligne  de  démarcation 
entre  les  deux  n'est  pas  très  nette  :  opa  xi  izoïeXq,  Plat.  Banq. 
189  a;  ohv.  ê^/w  t(  aXXo  icoiw,  XÉN.  Hell.  1,  6,  5;  en  sens 
inverse  :  où%  ekev  %-^  ë^oi  yvw[ji,7)v,  Xén.  Hell.  3,  2,  9.  A 
l'époque  hellénistique,  l'extension  du  pronom  interrogatif 
est  plus  grande.  De  même  pour  les  adverbes  :  tïou  deviendra, 
en  grec  moderne,  le  relatif  le  plus  commun. 

"Oç  n'est  employé  que  dans  l'interrogation  indirecte  et 
assez  rarement  :  ohv.  oiSa  ô  Xé^etç,  Le.  22,  60.  (Mt.  26,  70  : 
oùy,  otSa  Ti  Xe^siç).  Dans  l'interrogation  directe,  il  n'est  attesté 
que  par  un  exemple  :  éxaips,  èy'  ô  Tcapeî;  Mt.  26,  50  :  amice 
ad  quid  venisHI  Encore  cette  interprétation  est-elle  con- 
testable. Voii"  le  parallèle  trouvé  sur  des  coupes  :  èç'  o  (w) 

zapeï  sùçpaivou,  L.  0.  104. 

Le  relatif  de  liaison,  très  fréquent  en  latin  au  début  des 
phrases,  était  plus  rare  en  grec.  Il  s'est  développé  chez  les 
écrivains  post-classiques.  Polybe  en  fait  un  véritable  abus 
(latinisme?).  On  le  trouve  parfois  dans  Act.,  par  ex.  22,  3-5 

(oç,  V.  4;  -reap'  wv  V.  5). 

Pronoms  indéfinis. 

Dans  fa  Koïnè,  e!?  tend  à  prendre  la  place  de  xiç  comme 
pronom  indéfini.  En  grec  moderne,  evaç  est  à  la  fois  article 
et  pronom  indéfini.  Ce  n'est  que  le  développement  d'un  usage 
classique  :  elç  twv  àpxwuvaYwvwv,  Mt.  5,  22;  comparer  :  sTç 
Twv  èçopwv,  Thuc.    1,  85.  Mais  TcpoaSpaïAWV  sTç  v.od  Y<5VU7U£tvîcr«ç 

£TCY)po)Ta,  Me.  10,  17,  témoigne  d'un  certain  développement. 
De  même  la  rareté  relative  de  xic,  au  singulier  dans  Me.  et 
Mt.  :  Tiç  au  singulier  n'y  est  jamais  employé  avec  le  génitif 
partitif^ ou  avec  en;  on  emploiera  toujours  sTç  dans  ce  cas. 


48  SYNTAXE. 

Presque  toujours,  dans  Me.  et  Mt.  xtç,  au  singulier,  est 
employé  avec  el  ou  èav,  pour  suppléer  au  relatif  indéfini  : 
d  Tiç  ôéXei  ÔTcio-G)  iJ.Gu  èXôeîv,  Mc.  8,  34  (A  :  oa-ciç  GéXei)  :  SI  quel- 
qu'un =  quiconque.  A  Fépoque  byzantine,  é  tiç  est  devenu 
un  véritable  relatif  indéfini  qu'il  faudrait  écrire  en  un  mot  : 

£ÏTt  ôsXets  TCûi-f^aaTE,  MOSCH.  2941;  £1  Tiç  èàv  àôouX'^ôv],  MalAL. 
264.  Comparer  :  à%bdoq  ei  xi  ôçsiXsiç,  Mt.  18,  28  :  rends 
tout  ce  que  tu  dois.  De  même  â'v  ^iq,  Jo.  20,  23. 

VI.  —  DU  VERBE 

VOIX 
Actif  et  moyen. 

La  distinction  de  sens  entre  l'actif  et  le  moyen  est  loin 
d'être  toujours  très  nette.  Homère  emploie  indifféremment 
ë<fq  et  à'çaxo,  cfr  //.  1,  584;  Od.  2,  377;  certaines  formes 
s'employaient  exclusivement  à  l'actif  ou  au  moyen  (àî^ouu), 
àv.oûao\)M).  Cependant  en  général  le  moyen  exprimait  cer- 
taines nuances.  On  distingue  le  moyen  direct  ou  réfléchi 
(action  exercée  par  le  sujet  sur  lui-même),  le  moyen  indirect 
ou  pragmatique  (action  faite  dans  l'intérêt  du  sujet),  le 
moyen  dynamique  (action  à  laquelle  le  sujet  prend  une  part 
spéciale). 

Le  moyen  direct  (RR  255,  R  208)  est  rare  dans  le  N.  T., 
de  même  qu'en  grec  classique  :  à-K-qy^ocxo,  Mt.  27,  5  :  il  se 
pendit;  è/oûôr,  Jo.  8,  59  (forme  passive  à  sens  moyen)  :  il 
se  cacha.  Ordinairement  l'action  réfléchie  s'exprime  au 
moyen  du  pronom  :  aeauTov  Ssf^ov,  Mc.  1,  44;  è^açav^w  «ùtô 
èij.au-ôv,  Jo.  14,  21;  TcspLÉxpuÔEv  eauTT^v,  Lc.  1,  24.  En  grec 
moderne,  au  contraire,  le  moyen  (ou  médio-passif)  sert 
habituellement  à  exprimer  l'action  réfléchie. 

Le  moyen  indirect  (RR  256,  R  209)  manifeste  une  certaine 
faiblesse  dans  le  N.  T.  Il  conserve  sa  signification  dans  bien 
des  cas  :  vi'tj^wvTai  xàç  xeïpaç,  Mc.  7,  3  :  ils  se  lavent  les  mains; 
ôîhzi^M  (Tou  xfjv  -AzfaX'fiv,  Mt.  6,  17  :  oins-toi  la  tête;  Kataapa 
£xaaXou[jt,at,  AcT.  25,  11  :  j'en  appelle  {pour  moi-même)  à 


VOIX.  49 

César.  Cependant  cette  nuance  est  parfois  exprimée  par  le 

pronom  réfléchi  :  Twpoo-sysTs  é^cu-oTç  «tto  t^;  C^ij^"^?»  L.c.  12,  1; 

-xpcaé^ers  éauxoîç  ÈTût  -zolq  àvOpwTCOiç,  ACT.  5,35;  ïva àyopacwo'iv 

éauTofç  t(  (piy^o-iv,  Mc.  6,  36.  En  grec  classique,  on  aurait 
employé  le  moyen. 

Le  moyen  dynamique  (RR  256'''')  exprimait  des  nuances 
parfois  assez  subtiles.  Fat^iw  s'employait  pour  l'homme; 
pour  la  femme,  on  se  servait  du  moyen  (se  faire  épouser). 
La  Koïnè  emploie  également  l'actif  pour  la  femme  :  èàv 

aùrJ] tcx.'^'h'^r^  àXXov,  Mc.   10,   12  (A  :  '^a]^:^^^)^  cfr  I  CoR.  7, 

28.34.  Le  verbe  xotso)  servait  à  former  de  nombreuses  péri- 
phrases. Il  prenait  alors  la  voix  moyenne  :  %o\.oXi]jm  ^e-^astç  = 

QiO]J.Ct\\     'KOIOU]}.0!.1   TZpÔVOKX-^    =     TCpOVOW,     CtC.      (RR     259,      R     212), 

L'emploi  du  moyen  n'est  pas  toujours  conservé  dans  les 
évangiles  -:  î^p^aTo  cBbv  ttoisiv,  Mc.  2,  23  :  du  point  de  vue 
classique,  cela  voudrait  dire  faire  un  chemin;  dans  le  sens 
de  faire  route,  cheminer,  il  faudrait  ircistaôai,  cfr  Le.  13, 

22  :  Tcopsav  izoïo'j^.viQq.  Hof^ast  [j-st'  a'jxûv  ■k6Xc[j,ov,  Ap.   11,  7  : 

du  point  de  vue  classique,  cela  signifie  susciter  une  guei^re; 
faire  la  guerre  avec  ses  propres  ressources,  guerroyer 
s'exprime  par  le  moyen.  L'actif  dans  ce  sens  est  fréquent 
dans  les  Septante,  cfr  Gen.   14,  2;  Jos.  11,  18.  De  même 

Tîoi'^aai  eXeoç,   Lc.   1,   72,   cfr  Gen.    24,    12.    MovJjV    TCOi-z^crofj.ev, 

Jo.  14,  23  A  signifie  :  nous  nous  ferons  une  demeure;  {^.ovvjv 
xoiY;(jO[j.£6a,  ibid.  BS  :  nous  demeurerons;  comparer  :  t-^jv 
[xovr^v  TCotcûi^-svoç,  Tiluc.  1,  131.  Cependant,  la  nuance  est  sou- 
vent conservée  par  Lc.  et  S.  Paul  :  TCowu[;,ai  Bsvjcrîtç,  Lc.  5,  33; 
XÔYo^j  AcT.  1,  1;  [j.vs'av,  RoM.  1,  9;  7.aÔapt(7[j.6v,  Hebr.  1. 
3,  etc. 

Si  certaines  nuances  s'atténuent,  le  moyen  garde  son  sens. 
Mc.  10,  20  employait  le  moyen  :  xa^xa  Tràvxa  £3>uXa^a|j//îv  ; 
Lc.  18,  21  (cfr  Mt.  19,  20)  corrige  en  l^uXa^a  plus  correct 
dans  le  sens  de  garder,  observer  une  loi,  le  moyen  çuXaa- 
(To^uai  signifiant  observer  dans  son  intérêt,  épier  quel- 
qu'un. 


50  SYNTAXE. 

Moyen  et  passif. 

Le  moyen  et  le  passif  n'ont  jamais  été  nettement  distincts 
en  grec.  Non  seulement  la  plupart  des  temps  leur  sont  com- 
muns; mais  la  distinction  de  sens  de  ceux  qui  diffèrent  n'a 
pas  toujours  été  respectée,  même  à  l'époque  classique.  Cer- 
taines formes  moyennes  étaient  employées  avec  un  sens 
passif  (RR  101,  R  99),  p.  ex.  àâayîaojxai  :  on  me  fera  tort, 
ou  vice  versa  (RR  103,  R  101),  p.  ex.  •^§éa0-/jv  ',je  respectai. 
A  l'époque  alexandrine  l'aoriste  en  -ôyjv  se  généralise,  avec 
le  sens  moyen  :  àTr£7.p{9-/3v  (fréquent),  5i£/.pi6'/3v,  Mt.  21,  21; 
■Kpoce-ûdb-qv,  Act.  5,  36,  ecTTaO'/jv,  Mc.  3,  24;  l'aoriste  2'^  iy.pù6r,^ 
Jo.  8,  59  (cfr  Hebr.  11,  23  =  Ex.  2,2  avec  le  sens  passif). 
En  grec  moderne,  il  n'y  a  plus  qu'un  aoriste  médio-passif 
en-G'o%a. 

D'autre  part,  on  trouve  des  formes  moyennes  à  sens  passif  : 
■jtavTEç   àôaTVTicravTo,  I  CoR.   10,   2  :  tous  furent    baptisés; 

âTceXoûaaaÔe,  I  CoR.   6,    11    :   VOUS  avez  été  lavés;  otpeXov  xal 

à7:ox6(]^ovT«i,  Gal.  5,  12  :  plaise  au  ciel  qu'ils  soient  retran- 
chés. 

La  distinction  de  sens  constitue  parfois  un  problème 
d'exégèse  difficile  à  trancher.  On  admet  généralement  que 
S.  Paul  emploie  èvcpYst»)  pour  les  agents  personnels  (cfr  Gal. 
2,  8)  et  èvEpYeoixai  pour  les  agents  non  personnels  (cfr  Rom. 
7,  5;  Col.  I,  29;  Il  Thess.  2,  7,  etc.).  Mais  dans  ce  cas  le 
sens  passif  a  aussi  ses  défenseurs.  Il  se  peut  que  parfois  la 
distinction  soit  purement  théorique  entre  le  moyen  direct 
et  le  passif.  En  français,  comme  en  beaucoup  d'autres 
langues,  le  passif  et  le  réfléchi  peuvent  souvent  s'inter- 
changer. 

TEMPS 

Dans  ce  paragrai)he,  nous  ferons  abstraction  des  formes 
nominales  du  verbe  (participe  et  infinitif)  qui  seront  traitées 
séparément.  Nous  distinguerons  la  valeur  des  temps  à 
l'indicatif  et  aux  autres  modes,  sauf  pour  le  parfait. 


TEMPS.  51 

Temps  à  l'indicatif. 

Le  présent  de  l'indicatif  n'exprime  pas  par  lui-même  le 
temps,  mais  l'action  qui  dure,  qu'il  s'agisse  d'un  fait  habi- 
tuel ou  d'un  acte  qui  s'accomplit  au  moment  où  l'on  parle. 
Il  peut  même  exprimer  une  simple  tentative  (RR  266, 
R  217)  :  âtà  %olo^  aÙTÔv  ëpYOV  k\).h  XiôàÇeTe;  Jo.  10,  32  :  pour 
laquelle  de  ces  œuvres  voulez-vous  me  lapider  "^  vJi<^\.z  au 
\).o\i  vfTCTsiç  Tcoâaç,  Jo.  13,  7  :  Seigneur,  vous  voulez  me  laver 
les  pieds! 

Le  présent  historique  (RR  265)  est,  dans  le  N.  T.,  surtout 
caractéristique  de  Me. 

L'emploi  de  l'ind.  présent  pour  indiquer  un  fait  futur, 
mais  très  proche  se  rencontre  aussi  dans  la  langue  clas- 
sique; mais  il  est  plus  fréquent  dans  le  langage  familier. 
Nous  disons  aussi  :  Je  reviens  à  Vinstant;  demain  nous 
faisons  telle  chose.  Le  verbe  ï^yo]}m  est  souvent  employé 
au  présent  dans  ce  sens  :  uT^a^w  y-al  'iç)yo\}m  izfoq  b]jÂc,  Jo.  14, 
28;  comparer  :  tl\).i  TuàXiv  èir'   £y.stva,   Plat.  Phéd.  100  b. 

Avec  d'autres  verbes  :  [^.srà  'èùo -'tiitApo^ç  1:0  TZ^Gya  Yiveraixal  0  oVoq 
100  àvOpwTCOL)  TrapaoîooTott.,  Mt.  26,  2;  comparer  :  làv  jj/J)  Ô^Xv)?, 
xauTa  viveTai,  lettre  de  Théon,  L.  0.  168.  . 

Il  n'y  a  rien  de  spécial  à  noter  au  sujet  du  futur  sinon  sa 
confusion  fréquente  avec  le  subjonctif  aoriste  dans  la  tradi- 
tion manuscrite,  cfr.  infra  p.  56. 

L'imparfait,  comme  en  grec  classique  (RR  270-272) 
exprime  une  action  passée,  avec  une  idée  de  durée.  Il  est  ou 
bien  descriptif  (montrant  l'action  qui  se  déroule  ;  plus 
fréquent  en  grec  qu'en  français)  :  w;  oà  è-nopsJovTo  -/.atà  r/)v 
ôSov,  'oXGov  k%C  Ti  uâwp,  AcT.  8,  36;  ou  bien  itératif  :  -mia  5è 
éoprJjv  à^eXusv  aoxoîq  svà  §s(T[;,tov,  Mc.  15,  6;  OU  bien  conatif 
(marquant  une  simple  tentative)  :  èy.àXouv  ocbxo^  k^l  tw  ovô,aa-t 
Tou  Tzaxpoç  aÙTou,  Lc.  1,  59  :  ils  voulaient  l'appeler  du  no'ïïi 
de  son  père. 

A  l'indicatif,  l'aoriste  comporte  généralement  une  idée  de 
temps  (RR  274)  :  il  exprime  une  action  passée,  sans  idée  de 

GRAMMAIRE  GRECQUE  DU  NOUVEAU  TESTAMENT.  5 


52  SYNTAXE. 

durée  (imparfait)  ni  de  résultat  (parfait).  Il  peut  marquer 
une  action  antérieure  à  celle  qu'exprime  un  autre  verbe  à 
un  temps  passé  (RR  277,  R  220)  et  il  doit  alors  se  traduire 
par  le  plus-que-parfait  :  '^v  eu  èv  xw  tcxw  ojcou  u^'f^vr/jo-sv  aùrw, 
Jo.  11,  30  :  il  se  trouvait  encore  à  l'endroit  oii  Marthe 

l'avait  rencontré;  à  yàp   'HpwS'/jç  xpocTYjaaç  tov  'Iwawrjv  sByîcrsv, 

Mt.  14,  3  :  car  Hérode,  s'étant  emparé  de  Jésus  l'avait  fait 
lier  (antérieurement  à  '}]%ou(7£v  du  v.  2).  Mais  en  grec  cet 
aoriste  du  passé  antérieur  est  distinct  du  plus-que-parfait 
qui  présente  une  situation  comme  passée  par  rapport  au 
présent. 

Avec  certains  verbes,  l'aoriste  marque  le  commencement 
d'une  action  de  nature  durable  ou  complexe  (RR  276)  : 
eÇ'oaev,  RoM.  14,  9  :  il  est  revenu  à  to  me  (après  aTcéOavsv)  ; 

èSàxpuasv,  Jo,   11,  35  :  il  se  mit  à  plewer ;  t.gXù  iclr/^oç 

■^7.oXoû0Yjo-£v,  Me.  3,  7  :  une  gravide  foule  se  mit  à  le 
suivre. 

L'aoriste  gnomique  (RR  275,  R  219),  dépourvu  de  toute 
signification  temporelle,  est  plus  rare  dans  le  N.  T.  On  a 
même  prétendu  qu'il  en  était  totalement  absent.  On  peut  le 
trouver  dans  :  wij.oiwô'a  -h  ^actXeia,  Mt.   13,  24;  àvétetXsv  ô 

'qXioç xai    £^-opaV£v   tov  )jipTov  •  xai   xo  av0oç  aùrou  £^£7:£c-£V, 

Jac.  1,  11  :  le  soleil  se  lève,  il  dessèche  la  tige  et  la  fleur 

tombe.    Plus  douteux   :  âàv   \):ri   nç    iJiv/;  £v    l\).oi,   têX-fi^T,.  £^(1), 

Jo.  15,  6.  Il  est  plus  probable  qu'ici  l'aoriste  marque  une 
action  future,  mais  considérée  comme  virtuellement  accom- 
plie; de  même  :  vïïv  Bo^iaO'q  b  utoç  xou  àvGpwTCou,  Jo.  13,  31; 
orav  ^àXK'c^  o-aXTctTsiv,  v.a\  èTeXÉaO'/j  to  [j.uax'^piov,  AP.  10,  7  : 
quand  l'ange  se  mettra  à  sonner  de  la  trompette,  c'est  que 
le  mystère  est  accompli.  Il  semble  qu'en  grec  classique  le 
partait  aurait  été  préféré  dans  ce  sens.  Comparer  cependant  : 
à7ïa)Xô[7.£aO'  ap'  el  xa"/.bv  'i:pc(joho[).ev  véov  iraXaiw,  EURIP.  Méd. 
78-79  :  c'en  est  fait  de  nous  si  nous  ajoutons  un  nouveau 
malheur  à  l'ancien. 


TEMPS.  53 

Présent  et  aoriste  aux  modes  autres 
que  l'indicatif. 

Aux  autres  modes  que  l'indicatif,  l'aoriste  est  dépourvu 
de  toute  idée  de  temps,  à  l'exception  parfois  de  l'optatif  dans 
le  discours  indirect,  cas  qui  ne  se  rencontre  pas  dans  le 
N.  T.  L'aoriste  s'oppose  au  présent  non  comme  le  passé  au 
présent,  mais  comme  l'instantané  à  la  durée.  Cette  dis- 
tinction s'est  maintenue  en  grec  moderne  au  subjonctif  et 
aux  temps  qu'il  sert  à  former  :  Gà  ypaçw  au^va,  f  écrirai 
souvent;  Oà  Ypatj^a)  a'ûpio,  f écrirai  demain;  on  emploie 
Ypâ<pa)  pour  une  action  qui  dure  ou  se  répète,  Ypàtj^w  pour 
une  action  passagère.  Nous  pouvons  donc  nous  attendre  à 
trouver  cette  distinction  bien  conservée  dans  la  Koïnè. 
TouTo  TCotst  xai  C'/îc-/;,  Lc.  10,  28;  i:oUi  désigne  une  chose  à  faire 
habituellement;  au  contraire  :  TCof/^awi^-sv  xpsfç  cnc-rjvaç,  Me.  9, 
5.  Comparer  les  deux  versions  de  la  quatrième  demande 

du  Pater  :  tov  «prov Bbç  aY)[;.£pov,  Mt.  6,  11  :  donne-nous 

notre  pain  aujourd'hui  (fait  passager)  ;  lihou  -/jixtv  xb  xa6' 
•^[Ac'pav,  Lc.  11,  3  :  donne-le  chaque  jour  (fait  habituel). 

Parfois  l'action  peut  être  conçue  indifféremment  de  deux 
manières.  Quand  deux  actions  sont  concomitantes,  l'une 
peut  être  représentée  dans  sa  durée  :  ôxav  oSv  xor^ç  iXe-q- 
!;.oa'JvY)v,  [x'/j  aaXTrfovîç,  Mt.  6,  2  :  lorsque  tu  fais  l'aumône, 
c.-à-d.,  pendant  que  tu  fais  l'aumône. 

La  distinction  de  sens  du  présent  et  de  l'aoriste  est  surtout 
délicate  à  l'impératif.  Dans  les  ordres  positifs,  l'aoriste  est 
employé  généralement  lorsqu'il  s'agit  d'une  circonstance 
particulière  et  d'un  acte  qui  ne  comporte  pas  d'idée  de 
durée  :  s'y-xeivov  tyjv  xeîpa,  Mc.  3,  5.  Au  contraire,  le  présent 
est  ordinairement  employé  lorsqu'il  s'agit  d'un  ordre  géné- 
ral ou  d'un  acte  qui  doit  durer  :  à-AoXoôOei  s;.ot,  Mc.  2,  14. 
Parfois  cependant  nous  trouvons  l'aoriste  là  où  nous  atten- 
drions le  présent  :  yv'/]p6^aT£  rb  sùa^Y^Xiov,  Mc  16,  15;  xàç 
evToXàç  £|J!<àç  TYjpr,aaT£,  Jo.  14,  15;  [;-£ivat£  èv  èi^oC,  Jo,  15,  4; 
comparer  :  |j.£{vaT'  £l  to^tw  ocx£f  xpbvov  too-outov,  Soph.  Philoct. 
075. 


54  SYNTAXE. 

Dans  la  défense,  on  emploiera  le  présent  lorsqu'il  s'agit 
d'un  acte  qui  est  commencé  :  [)/q  tcoisîts  tbv  ol/ov  toU  TraTpoç 
[J.OU  oixcv  £[;<7:opiou,  Jo.  2,  16;  comparer  :  y/q  Gopuêvîarjrs,  Plat. 
^po/.  20  e  (avant  que  le  tumulte  commence);  jj^yj  ôopuSetTe, 
ibicL  21  a,  30  c  (lorsque  le  tumulte  a  commencé).  Cependant 
on  emploie  aussi  le  présent  dans  les  défenses  générales  :  [j.y) 
l).=pf.\).vaxz,  [)/fi  xpiv£T£,  Mt.  6,  25;  7,  1,  ne  signifient  pas  : 
cessez  de  vous  préoccuper,  etc. ,  mais  :  ne  vous  pî^éoccupez 
jamais.  L'impératif  aoriste  ne  s'emploie  qu'à  la  3"  personne, 
comme  en  grec  classique. 

Parfait  et  plus-que-parfait. 

Le  parfait  marque  une  action  complètement  achevée  et, 
régulièrement,  le  résultat  présent  de  cette  action  (RR  278, 
R  222).  Aussi  équivaut-il  à  un  présent  :  MwiiaYj;  elq  ov  Y]Xirt- 
xa-£,  Jo.  5,  45  :  Moïse  en  qui  vous  avez  mis  votre  espé- 
rance, en  qui  vous  espérez.  De  même  le  plus-que-parfait 
qui  transporte  dans  le  passé  les  divers  sens  du  parfait 
aura-t-il  régulièrement  le  sens  d'un  imparfait  (RR  279)  : 
kH^X'fixQ  Tcpoç  TGV  TC'JAwva,  Le.  16,  20  :  il  s'était  jeté,  c.-à-d., 
il  gisait.  Parfois,  cependant,  la  nuance  spéciale  du  parfait 
s'atténue  et  on  voit  alterner  aoriste  et  parfait  dans  le  môme 

sens  :  •^XO£V  y,al  ûX-qa^vt,  Ap.  5,  7;  Tziaizi  y.aT£)aTC£V  "Aiyutcxov 

7i:wi:£i 'îw£7:oCrj/,2V  xh  %i.ayjy., TrtV-ît  âisSvjaav,  Hebr.  H,  27-29. 

MODES 
Indicatif. 

L'indicatif  sert  tout  d'abord  à  énoncer  un  fait,  purement 
et  simplement,  dans  l'affirmation,  la  négation  ou  l'interro- 
gation (RR  303,  R224). 

Ses  temps  secondaires  (imparfait,  aoriste,  plus-qùe-par- 
fait),  avec  av,  constituent  le  mode  irréel  (RR  313).  Avec  les 
verbes  qui  signifient  pouvoir,  devoir,  on  n'emploie  pas  av 
(RR  314,  R  226).  Dans  le  N.  T.,  l'irréel  s'emploie  le  plus 
souvent  dans  la  proposition  principale  d'une  période  condi- 
tionnelle. En  dehors  de  ce  cas  :  è'osi  a£  oh  SaAsïv Y.al 


MODES.  55 

£X0[ji,iaa|j//3V  av,   Mt.    25,  27.   Sans    la  particule    :   -rauia  oè  ëoEi 

Tuoi^aai  xàvtsfva  [;.y]  Tcapsîvai,  Lc.  11,  42  :  il  faudrait  faire  ceci 
sans  négliger  cela.  Dans  la  Koïnè  on  omet  parfois  la  parti- 
cule avec  d'autres  verbes  :  ceux  qui  signifient  vouloir, 
souhaiter  :  yjù^ifj/^v  yàp  àvâGe[j-a  zhai,  RoM.  9,  3;  -i^OîXcv  oè 
Tïapefvat  Trpcç  b\)Âq  àpit,  Gal.  4,  20;  dans  les  périodes  condi- 
tionnelles, parfois  avec  d'autres  verbes  :   el  [rq  -^XOov 

àjUapitav  oùx  er/oaav,  Jo.   15,  22. 

L'imparfait  et  l'aoriste  s'emploient  également  avec  «v 
pour  marquer  la  répétition  dans  le  passé.  En  grec  classique, 
cet  usage  n'existe  guère  que  dans  les  propositions  indépen- 
dantes (RR272'''',  275''*');  dans  les  subordonnées,  on  emploie 
l'optatif.  Ce  dernier  mode,  tombant  en  désuétude  dans  la 
Koïnè,   est   remplacé   par  l'indicatif  :   ym  otcou  «v  s\azT.o- 

peusTC ETiOsaav  Toùç  àaOsvouviaç y.ai  oaoi  av  'qày.vio  aÙTOu 

àao)CovTo,  Me.  6,  56.  Dans  les  Septante  :  Tcav  S  eàv  èxàXsacv 
aùxb  'Aoà|;.  'h'^Jyfq'f  Cw<jav,  touto  cvo[j,a  aÙTOu,  Gen.  2,  19.  Toumure 

rare  en  grec  classique  :  otuou   jj^sv   Tïavxl  'ttasCov   av  cI;(ov  o5 

7coX£[j.ict,  O'jx  eçaYwv  èvxauOa,  XÉN.  Ages.  2,  24. 

Subjonctif. 

Le  subjonctif  a  trois  emplois.  Il  exprime  : 

a)  la  volonté  :  dans  la  proposition  indépendante,  l'ordre, 
la  défense,  l'exhortation  (RR  307'"'%  R  229)  ;  dans  la  proposi- 
tion subordonnée  (finale),  l'intention  (RR  357,  R  251). 

b)  la  délibération,  dans  l'interrogation  directe  ou  indi- 
recte, surtout  à  la  r*^  ou  2'  personne  (RR  311,  R  232). 

c)  l'éventualité,  c.-à-d.  un  fait  à  venir  dont  on  attend  la 
réalisation.  Dans  ce  cas,  il  est  presque  toujours  accompagné 
de  av.  Chez  Homère,  ce  mode  éventuel  se  rencontre  dans  les 
propositions  indépendantes.  A  la  période  classique  et  dans 
la  Koïnè  son  usage  est  restreint  à  la  proposition  subor- 
donnée. La  particule  av  se  joint  souvent  à  la  conjonction  : 
otav  =  oTî  àv,  èav  =  zl  av.  Dans  la  Koïnè  on  emploie  fré- 
quemment èâv  au  lieu  de  àv  :  Sq  èzv,  oizou  âav,  etc.  Sur 
l'usage  du  subjonctif  avec  où  [j/q,  cfr  p.  75. 


56  SYNTAXK. 

Dans  la  Koïnè,  le  subjonctif  prend  une  grande  extension, 
en  partie  par  suite  de  la  décadence  de  Foptatif,  auquel  il  se 
substitue  dans  bien  des  cas,  en  partie  à  cause  du  développe- 
ment de  la  proposition  finale  avec  l'va,  devenue  simple 
complétive. 

D'autre  part,  il  subit  la  concurrence  de  l'indicatif.  A 
l'origine,  le  subjonctif  et  le  futur  de  l'indicatif  sont  très 
proches  l'un  de  l'autre;  à  l'époque  classique,  on  pouvait 
choisir,  en  certains  cas,  entre  l'un  ou  l'autre  (complétive 
avec  oTCwç).  C'est  là  une  des  causes  de  la  confusion.  Mais 
il  y  en  a  une  autre,  car  cette  confusion  s'est  étendue  au 
présent  de  l'indicatif.  La  prononciation,  à  l'époque  romaine, 
a  favorisé  la  substitution.  Non  seulement  yp«?w  et  ypad^w 
pouvaient  être  de  l'un  ou  de  l'autre  mode;  mais  encore  on 
ne   distinguait  plus,   dans  la   prononciation,    ypàfzic    de 

ypaçpvjç,    ypâoei    de    YpâcpY;,    Ypacpofj-sv    de    ypà(ftù[j.e'K    En     grec 

moderne,  l'homophonie  est  complète  :  la  2*^  personne  du 
pluriel   est  ^pa^sTs,  au  subjonctif  comme  à  l'indicatif,  la 

Des  traces  de  cette  confusion  se  trouvent  déjà  dans  le 
N.  T.  On  rencontre  l'indicatif,  surtout  au  futur,  là  où  il 
faudrait  classiquement  le  subjonctif  :  l'va  àva-irariacvrai,  A  p.  14, 
13  (critiquement  certain,  malgré  la  variante  àvaTCaûawv-ai  de 
P;  attesté  par  SAC);  ha  èVrat,  Ap.  22,  14  (sans  variante;  le 
subj.  staéXOwatv  est  Coordonné  à  laxai).  Souvent  la  tradition 
manuscrite  hésite  entre  deux  leçons  :  c-uav  (ttv/.cts,  Me.  11, 25 

CD,  aTCi-ATiXe  B;  èàv  b\>.zîq  aT'/^xsxe,  1  Thess.  3,  8  BA,  (7-r,y.*/]T£ 
AD;  èàv  [J/^  [^.eTavoYjaoucrtv,  Ap.  2,  22  SA,  [j.sTavcv^awaiv  B'^C; 
oTTou  av  brJ.-ftij  Ap.  14,  4  AC,  ÛTray/)  B'"C.  La  confusion  est 
grande  surtout  entre  le  subjonctif  aoriste  et  l'indicatif 
futur  aux  2°  et  3"  personnes  du  singulier. 
Il  n'y  a  que  deux  exemples  de  l'indicatif  présent  avec 

tva    :    ha-  7.bxobq    ^vjXo'jte,    Gal.    4,     17;    hoc    \j/q çucrtoOcjôc, 

1  CoR.  4,  6  (texte  douteux).  Mais  cet  usage  est  devenu  fré- 
quent dans  la  suite  :  ha  ^(àiJ.ci  [j/q  -(ho^-vai,  àXXa  ouTwç  [J.ivc'Jav), 

AcT.  Pauli  et  Th.  11;  l'va (Sao-TaCouciv,  Malal.  401;  l'va 

)^pr)p.aT(Çoua'.v,  Malal.  453. 


MODES.  57 


Impératif. 


L'emploi  de  l'impératif  ne  fait  aucune  difficulté.  Comme 
dans  la  langue  classique  (RR  307-307'**%  R  229),  il  s'emploie 
pour  l'oi'dre,  l'exhortation,  la  prière  instante  (déjà  Homère)  ; 
parfois  pour  la  simple  permission  (RR  315^'''). 

Optatif. 

Ce  mode,  qui  a  été  d'un  usage  si  fréquent  en  grec  classique, 
€st  en  pleine  décadence.  Des  écrivains  tels  que  Philon  ou 
Josèphe  l'emploient  encore  souvent.  Dans  le  N.  T.  il  est  très 
rare  et  n'apparaît  guère  que  comme  un  vestige  de  la  langue 
littéraire.  En  dehors  de  Le,  Act.,  S.  Paul,  il  n'y  en  a  que 
quelques  exemples  isolés  :  1  dans  Me.  10,  14,  1  dans  Hebr., 
3  dans  I  Petr.,  1  dans  II  Petr.,  2  dans  Judb.  Il  n'appartient 
plus  au  langage  vivant.  Dans  les  quelques  cas  où  il  est 
employé,  il  exprime  : 

a^  Le    souhait    :   to    àpyuptov   cou    aùv   o-oc    s'/q    elç  àitôiXeioc-^, 

AcT.  8,  20.  Dans  cet  emploi,  il  était  beaucoup  plus  fréquent 
dans  les  Septante. 

b)  ia  possibilité  :  avec  à'v,  il  constituait  le  mode  potentiel  : 
TTO);  av  oovai[}/riv;  AcT.  8,  31.  Il  est  remplacé  par  le  mode  réel  : 

ctay.oaiwv    SiQvapiwv   â'p-ot   où/,  àpy.ouaiv,    Jo.    6,  7    :    deuX  ceufs 

deniers  de  pain  ne  suffiraient  pas.  Un  écrivain  attique 
aurait  employé  le  potentiel.  Pour  adoucir  la  pensée,  on 
trouve  parfois  la  tournure  de  l'irréel  :  £6ouX6[;//)v  -/.alaùrbç  tou 
àvGpwTïou  àzouaat,  AcT.  25,  22  :  je  voudrais  moi  aussi 
entendre  cet  homme.  D'après  le  contexte,  ce  n'est  ni  un 
simple  passé,  ni  un  irréel.  'Ai  Y-jvaîxsç,  ûTCOTàa-Œôaôc  xoXq 
àvopocc7iv  (ù^  àv^7,£v,  Col.  3,  18  :  comme  il  conviendrait.  Il 
ne  semble  pas  que  S.  Paul  veuille  insinuer  que  les  femmes 
ne  sont  pas  de  fait  soumises  à  leurs  maris.  On  trouve  égale- 
ment l'optatif  marquant  la  pure  possibilité  dans  quelques 
propositions  conditionnelles. 

c)  dans  le  discours  indirect,  l'optatif  n'apparaît  qu'avec 
l'interrogation  :  èTr-rjpwTwv....  tiç  a\>vq  tiq  7uapa6oXv^,   Lc.  8,  9, 


58  SYNTAXE. 

et  une  seule  fois  dans  une  proposition  temporelle,  Act.  25, 
16.  Sur  le  cas  de  hiù-r,,  cfr  p.  11  et  65. 

Cet  exposé  général  d-e  l'usage  des  modes  nous  permettra 
de  suivre  plus  facilement  la  syntaxe  des  différents  types  de 
propositions. 

PROPOSITIONS  INDÉPENDANTES 

L'usage  des  différents  modes  (réel,  potentiel,  irréel)  dans 
la  proposition  énonciative,  qu'elle  soit  affirmative,  négative 
ou  interrogative,  est  suffisamment  expliqué  par  ce  que  nou^ 
avons  dit  plus  haut. 

Dans  la  langue  parlée,  l'interrogation  s'indique  souvent 
par  la  seule  intonation  de  la  voix  (RR  304,  R  227).  A  ce 
point  de  vue,  le  N.  T.  est  très  proche  de  la  langue  parlée  : 

10   ^diz-iaiJ.a.   'Iwàvvo'J  è^   oùpavoïï  '^v  'i^   è^  àvOpw'Trwv  ;    Lc.   20,   4; 

\).s.\}dpia-ai  h  XpiaTÔç;  I  CoR.  1,  13.  On  trouve  cependant  parfois 
des  particules  que  la  langue  classique  n'employait  que  dans 
Tinterrogation  indirecte  :  y.ùçiz,  d  Trarà^oiJLev  èv  y^ayaip*/;  ;  Le. 

22,  49;  Ôti  [j.stà  twv  tsAwvwv  y.yX  à[j.api;(i))vc5v  saOïei;  Mc  2,   16   : 

pourquoi  mange-t-il  avec  les  publicains  et  les  pécheurs? 
On  peut  remarquer  que  el  ne  se  distinguait  plus  de  -^  dans  la 
prononciation. 

Dans  la  proposition  volitive,  l'emploi  du  subjonctif  et  de 
l'impératif  ne  diffère  pas  de  l'usage  classique.  L'ordre  est 
parfois  précédé  de  '6pa  (Mr.  8,  4),  l'exhortation  (ou  la  délibé- 
ration) de  oLozq  (Mc.  15,  36).  Cette  dernière  tournure  a  donné 
naissance  à  une  forme  d'impératif  en  grec  moderne  :  aç 

YP^çwtj.î  [y.ç  =  aœe'ç). 

L'ordre  ou  l'exhortation  admettent  d'autres  modes  d'ex- 
pression : 

a)  l'indicatif  futur  (RR  308),  plus  fréquent  que  dans  la 
langue  classique  et  sans  la  nuance  d'adoucissement  que 
cette  tournure  comporte  classiquement  ;  où  (loveûc-etç,  Mt.  5, 
21,  =  Ex.  20,  15;  où  iJ.oiyeÙGsiz,  Mt.  5,  27  =  Ex.  20,  13;  oùx 

EffsjGî  wç  01  ÙTîoxptTai,  Mt.  6,  5. 

b)  l'infinitif  :  tournure  très  ancienne  (ôapc7tov  viiv,  Aw[y.£0£ç, 


MODES.  59 

£%\  Tpw£(7(7i  i^^ocxe^Ooii,  I-IoM.  //.  5,  124),  utilisée  surtout  clans 
les  lois  et  les  sentences  morales  :  x'^içtzv^  ]j.zxh.  ^aipovTwv ,  xXaiEtv 
]}.zxa  y.XatovTa)v,  RoM.  12,  15.  Dans  les  adresses  de  lettres  : 
:(0!(p£iv,  AcT.  15,  23,  cfr  L.  0.  128,  131,  132,  147. 

c)  tva  et  le  subjonctif  :  tournure  propre  à  la  Koïnè.  En 
grec  classique,  on  employait  ôtîw;  et  l'indicatif  futur  (RR 
330"^  R  240).  En  se  développant,  ïva  a  fait  corps  avec  le 
subjonctif.  En  grec  moderne,  va  yp^TTl?  ^st  une  forme  ordi- 
naire de  l'ordre.  Cette  tournure  est  peut-être  plus  fréquente 
dans  le  N.  T.  que  les  traducteurs  ne  l'admettent  générale- 
ment. "Iva  âXOwv  £7:iOy)ç  -àç  yzipaq  aÙT^,  Mc  5,  23;  ^h^  yurlr,  hoc 
<p6ê'/]Tai  TGV  avopa,  EPH.  5,  33. 

L'interrogation  déliberative  (RR  311,  R  232)  a  été  étendue 
à  la  2"  et  même  à  la  3'  personne  :  tcwç  ç-JY-zî-re  à-b  rTjç  -/.piaîo);; 
Mt.  23,  33;  ■âwç  ouv  7ï>.'opa)6(Satv  ai  ypaçai;  Mt.  26,  54;  com- 
parer :  Tîof  Tiç  (ppovTÎooç  saO-/;,  SoPH.  Oed.  Col.  170.  On  trouve 
rarement  le  subjonctif  en  dehors  de  la  délibération  :  xb  kh, 

û[j.wv  î^ei  ©tXcv VM  eïx-/)  «jtw,  Lg.  11,  5.  Le  subjonctif  est 

parfois  précédé  de  OéXetç  :  OlXeiç  £Ïtc(i)[j.£v  ;  Le.  9,  54;  ^oùXzgOz 
une  seule  fois  Jo.  18,  39  (plus  classique  :  ^oùX^t  ay.oTCW!J,£v, 
XÉN.  Mem.  2,  1,  1). 

Dans  le  souhait,  l'emploi  des  particules  s',  yap,  dOt,  du 
verbe  o(p£iXa)  (RR  310,  R  231)  est  abandonné  ;  mais  cozXz^f  est 
employé  comme  particule  :  -a^I  o(p£Xov  ièaGihzùGaxz^  I  Cor,  4,  8  : 
jo^iU  au  ciel  que  vous  fussiez  devenus  rois  (mode  irréel)  ; 
oçsAov  '/.où  àTuox66ovTat,  Gal.  5,  12  :  plaise  au  ciel  qu'ils  soient 
retranchés.  Dans  les  Septante  :  cç£Aov  y.al  à^cGavoi^^îv,  Ex. 
16,  3;  NuM.  14,  2. 

L'hébreu  employait  volontiers  la  forme  interrogative  pour 
exprimer  un  souhait  :  xîç  ]}.t  '/.axacvqGti  v,pi-r,v  èv  tyj  ytî  5  II  l^^^"^- 
15,  4  :  qui  m'établira  juge  =  qite  je  voudrais  être  juge! 
Comparer  :  Ttç  apa  èa-ctv  ô  Tïititbç  o'./,dvc[;-oç;  Le.  12,  42. 

La  proposition  énonciative  ou  volitive  est  souvent  pure- 
ment nominale  dans  le  N.  T.  :  à^ioq  6  IpYaT-^ç  vr,q  Tpcç?;?  <xb-ou, 
Mt.  10,  10;  tiveç  ol  Xbyoi  ouxoi;  Le.  24,  17;  e\pr,vT,  u[j.iv,  Jo. 
20,  19;  -^  ^(apiç  TOÏÏ  xupiou  'q\).m  'l'quou  \}.tO'  6[j.c5v,  RoM.    16,  20. 

Le  contexte  indique   généralement   si   la  proposition  est 


60  SYNTAXE.. 

énonciative  OU  volitive.  Parfois  on  peut  hésiter.  Ainsi  dans 
les  doxologies  :  e^Aoy-ri-oq  v.ùpioç  à  Geoç,  Lc.  1,  68  Dans'  les 
Septante  la  copule  est  exprimée  3  fois  avec  sjXoy'^tôç,  Ruth 
2,  20;  I  Par.  29,  10;  Ps.  118,  12,  et  c'est  l'indicatif;  H  Cor, 
11,  31- c'est  le  participe  (wv). 

PROPOSITIONS  SUBORDONNÉES 
Propositions  complétives. 

1.  Interrogative. 

On  remarque  une  tendance  à  abandonner  les  tournures 
propres  à  l'interrogation  indirecte  :  usage  des  pronoms  et 
adverbes  spéciaux  (ôa-tç,  o-ou,  etc.),  optatif  oblique.  La  pro- 
position interrogative  s'emploie  alors  que  l'idée  d'une  ques- 
tion n'est  pas  exprimée  par  le  verbe  principal  :  ^Xôev....  si  apa 
Ti  £up-/)a£i,  Mo  11,  13  :  il  vint  (pow  voir)  s'il  trouverait 
quelque  chose.  Avec  les  verbes  qui  expriment  la  crainte, 
l'interrogation  indirecte  est  régulière  lorsque  l'objet  de  la 
crainte  est  un  fait  passé  ou  présent  :  cpo6ou[j,at  ù\).d:q  i)/q  xwç 

sr/,?]  xsy.OTTiay.a  e\q  u|;.aç,  Gal.  4,  11;  comparer  :  osiâw  [i/q  ^-q 
TcavTa  Osa  Tq[j.c.pTéa  sksv,  PIOM.  Od.  5,  300. 

2.  Complétive  avec  o-t  (o);,  o). 

La  proposition  introduite  par  oxi  peut  être  sujet  ou  com- 
plément direct,  mais  aussi  apposé  :  èv  toû-w  y/q  xaipe-e  o-i  -zh. 
'jrv£'j[j,a-a  ùjjiv    û-OTao-as-rcci,    Lc    10,   20  ;    Comparer   :   oià   TOUTO 

T:oA£jj//jo-£iav  oTi  où'/.  èôsX'/^aatsv,  XÉN.  Hell.  7,  1,  3-t  (type  inter- 
médiaire entre  le  Iv.  complétif  et  le  cTt  causal). 

Cette  complétive  prend,  dans  la  Koïnè,  une  gran  le  exten- 
sion au  détriment 

a)  de  la  proposition  infinitive,  après  les  verbes  d'opinion 
(RR  323,  R  234)  ou  d'affirmation  (RR  324,  R  235). 

h)  de  la  proposition  participiale  après  les  verbes  de  per- 
ception (RR  325,  R  236). 

Après  les  verbes  de  déclaration,  le  grec  classique  gardait 
le  temps  du  discours  direct  (RR  327,  R  238).  Cet  usage  se 


iMODES.  61 

maintient  :  è'Xsyov  'ixi  'HXtaç  èanv,  Me.  6,  15  :  ils  disaient  : 
c'est  Élie.  L'usage  s'étend  même  parfois  aux  verbes  de 
perception  :  '/jy-oûaQ-o  o-a  elç  olyiv  âŒTiv,  Mc.  2,  1.  Dans  ce 
dernier  cas,  le  grec  classique  employait  le  temps  que  le  nar- 
rateur aurait  employé  dans  une  proposition  indépendante  : 
•^v  sic  Tov  oly.ov.  La  proposition  déclarative  garde  même  sou- 
vent la  personne  du  discours  direct,  là  où  le  grec  classique 
la  modifiait  habitLiellëment  ;  y>.aOà)ç  elxsv  -otç  'louoaCot;  ô-ci  otïou 

èyÔ)  ÙT:à-^iù  uij.stç  oh  oùvacOs   èXOeiv,  y.al  6[jÀv  ^sya),  Jo.   13,  33  : 

comme  j'ai  dit  aux  Juifs  :  «  Là  où  je  vais  vous  ne  pouvez 
venir  »,  je  vous  le  dis  à  vous   aussi;  comparer  :  Àî'yctv 

èy.sXsuov   ot   aipair^Yol  CTt à-£p;(ô[j.£Oo!,  XÉN.  Mem.  4,  8,   6. 

Exceptionnelle  à  l'époque  classique,  cette  tournure  se  géné- 
ralise. Chez  Jean  Moschus,  par  exemple,  elle  reviendra 
constamment  :  Si-oY'oaaTo  ae'ywv  o-t  ày/z^y-oa,  MoscH.  2928. 

Il  est  bon  d'attirer  l'attention  sur  la  prolepse  du  sujet 
(RR  334,  R  250)  qui  trompe  souvent  les  traducteurs  : 
Osatjaaôe   xàç  ^wpaç  o"t  Àsu/at  slatv,  Jo.  4,  35;  ioÔvtîç  xivàç  twv 

(j-aO'/jTwv   ajToij    oit    yoivaîç  yspc-lv ècôtoucjtv,    Mc   7,    2;    cfr 

n,  33;  12,  34;  Mt.  6,  26-  25,  24;  Le.  12,  24;  24,  7;  Jo.  3, 
21;  5,  42;  9,  8;  11,  31;  14,  17.  19;  16,  4;  Act.  4,  13; 
1  Cor.  16,  15..  En  plusieurs  de  ces  passages,  certains  tra- 
ducteurs considèrent,  à  tort,  le  on  comme  causal.  Dans  la 
plupart  de  ces  cas,  les  écrivains  classiques  auraient  sans 
doute  préféré  la  proposition  participiale. 

Act.  27,  10  o~i  est  suivi  de  l'infinitif;  comparer  Xén.  Cyr. 
1,  6,  18.  'Qç  ne  paraît  pas  être  employé,  dans  le  N.  T.,  pour 
introduire  une   simple  proposition  déclarative;  il  signifie 

comment  ou  combien  :  èOsaaav-o wç  ï~i^-q  to  c-w[;,a,  Le.  23, 

55  :  viderunt quemadmodum  positum  erat  corpus 

'Qç  oTi  (post-classique),  II  Thess.  2,  2  indique  le  contenu 
supposé  de  la  lettre  de  S.  Paul;  II  Cor.  11,  21  le  point  de 
vue  supposé  :  quasi  nos  infirmi  fuerimus;  Il  Cor.  5,  19, 
le  sens  est  difficile  à  préciser.  "0  {quant  au  fait  que)  est  rare 
cfr  Rom.  6,  10;  Gal.  2,  20. 

Sur  l'évolution  ultérieure  de  la  proposition  introduite  par 
oTi,  cfr  infra,  p.  63-64. 


62  SYNTAXE. 

3.  Complétive  avfc  ïva  (oxwç,  ]j/q}, 

"0~Mç  introduisant  une  complétive  après  les  verbes  qui 
signifient  avoir  soin,  s'efforcer,  etc.  (RR  329,  R  244)  tend 
à  disparaître.  Le  seul  passage  où  l'on  pourrait  le  trouver 

dans  Me.  est  douteux  :  aui^ioùXiov  èSioouv  xax'  aÙTOi)  oxoiç  aÙTov 

à'âoXéawcjiv,  Me.  3,  6;  la  Vulgate  a  probablement  raison  d'y 
voir  un  interrogatif  :  quomodo  eicm  perderent.  Il  est  égale- 
ment absent  d'Ap. 

Au  contraire  l'va  avec  le  subjonctif  prend  une  très  grande 
extension  dans  la  Koïnè.  Cette  complétive  tend  à  se  substi- 
tuer à  l'infinitif. 

a)  comme  complément  de  verbes  ou  de  locutions  (èvioXr^v 
oiow,ui,  xpsi'av  eyw)  qui  impliquent  une  idée  de  commande- 
ment ou  de  désir  :  -^pcoxa  «ùtov  ha  xo  oai[j.àvtov  lx6aXv;,  Mc.  7, 
26;    'A6paà[;.  yjYaX/vtaaaro  ha  Ïoy]  vqv  '/)[j.£pav  xr^v  etji-fiv,  Jo.  8,  56. 

b)  comme  sujet  :  au[j.ç£p£i  6|J^tv  ha  eIç  à'vGpwxoç  àKoGavY;, 
Jo.  11.  50;  ocpy.£-bv  TCO  ,aaG-/jT^  l'va  "^ivr^iai  wç  ô  Stoacry.aXoç, 
Mt.  10,  25. 

c)  comme  attribut  :  £[;.bv  ^jÇ)Îù\>â  èa-iiv  ha  tcciw  to  0£X-/;[j-a  Tou 
TïÉiJ.d^avTCç  1J.£,  Jo.  4,  34. 

d)  COinme  apposé  :  èv  toj-w  ïooh,âa^'q  6  Trax-z^p  [j.O'j  ha  y.apTCOV 
ToXùv  çsp'/jxE,  Jo.  15,  8. 

e)  comme  complément  d'adjectifs  ou  de  substantifs  : 
â'^i  oz  ha  XÛGW,  Jo.  1,  27;  £X-/jXu0£V  •/)  wpa  ha  coEao-Oïj, 
Jo.  12,  23. 

Celte  tournure,  qui  n'est  que  le  développement  de  la 
proposition  finale,  absorbera  complètement  l'infinitif.  En 
grec  moderne  il  n'y  a  plus,  dans  la  langue  parlée,  qu'un 
infinitif  périphrastique  :  va  Ypàçw  (=  l'va  ypâ^o)). 

Propositions  non-complétives. 

1.  Temporelle. 

On  emploie  le  mode  réel  (pour  la  répétition  dans  le  passé 
av  avec  l'imparfait,  dans  la  Koïnè,  cfr  p.  55)  ou  le  mode 
éventuel  (av  combiné   souvent  avec  o-z  :  Exav).  ''Ox£  avec 


MODES.  63 

l'indicatif  futur  est  rare,  cfr  Le.  17,  22;  Jo.  4,  21.23;  5, 
25;  16,  25  (pour  expliquer  Y)[A£pa,  wpa).  Ap.  8,  1  o-cav  est 
employé  avec  l'indicatif  aoriste  sans  idée  de  répétition,  au 
lieu  de  ote  (devenu  courant  en  grec  moderne). 

'Qç  conjonction  temporelle  est  surtout  caractéristique  de 
Le,  Jo.,  AcT. 

2.  Causale. 

Le  oTi  causal  ne  présente  en  lui- même  aucune  difficulté  ; 
mais  il  faut  distinguer  les  cas  où  ôti  introduit  une  simple 
complétive  (cfr  p.  60)  ou  une  interrogation  indirecte 
(Me.  2,  16;  9,  11.28). 

Il  faut  probablement  rattacher  à  l'usage  de  ô-i  causal  une 
tournure  que  Ton  rencontre  dans  les  Septante  et  le  N.  T.  : 

TCoxaTCÔç  è(7Ttv  oi)xoq  oziy.al  ol  â^eit.oi  7.ai  y;  GaXacaa  aÔTW  Û7:a/,oùouaiv, 
Mt.  8,  27  :  quel  est  cet  homme  (pour)  que  les  vents  même 
et  la  mer  lui  obéissent;  xt  èo-xtv  av6pw:rc;  oxt  \).i\).tq(sv,t^  aùioO, 
Hebr,  2,  6  =  Ps.  8,   5;  Ttç  zlpA  èyco  g~i  izoptùacii^ai  izpoq  ^ocpcnù, 

Ex.  3.  11.  A  la  rigueur  on  pourrait  traduire  puisque  ;  mais 
nous  constatons  que  oxt.  a  plus  tard  un  sens  consécutif  : 

ouTW  "^éyove^  kke-qiuùv  o-zi  xxX,  MOSCH.  2884;  xotautYjv  iyv.\-<]- 
paY^Y^^v   'iyo^xoL   oxi   stç   Xco-aapaç   '^p-spaç   piav   Tcpoaçpopàv   'i^aôicv, 

MoscH.  2896. 

On  a  pu  se  demander  (Pallis)  si  oxt  n'avait  pas  évolué,  à 
un  moment  donné,  dans  le  sens  d'un  relatif  indéclinable  : 

OTUwç  Y^^^*^^-  '^'^^  ''^^^  TTaxpbç  ûfj.wv oxi  xbv  '/j}aov  aùxoÏÏ  àvaxéXXei: 

è-ât  TCovopoùç  y,al  «YaGoùç,  Mt.  5,  45  :  lit  sîtis  filH  patris  vest7'i 
qui  solem  suum  oririfacit.  On  peut  traduire  par  car;  mais 
la  traduction  de  la  Vulgate  est  plus  naturelle.  Comparer  : 

XI  ab  "kéyeiç  Tcspc  aùxou  oxt  'i^véw^év  aou  xoùç  ôçOaXfxouç;  Jo.  9,  17  : 
quid  dicis  de  illo  qui  aperuit  oculos  tuos?  \}:c^  <sh  [/scCwv 
£1  xou  Tuaxpoç  -/jj/wv  'A8paa[j,,'' oxt  À7:£0avcV  ;  Jo.  8,  53  D  (leçon  à 
prendre  en  considération,  car  'ôax'.ç  n'est  pas  employé  ailleurs 
par  Jo.). 


64  SYNTAXE. 

3.  Conditionnelle. 

Le  N.  T.  emploie  normalement  la  condition  au  mode  réel, 
éventuel  (RR  346,  R  260-261),  irréel  (RR  348,  R  265).  Voir 
cependant  ce  qui  a  été  dit  de  la  confusion  entre  le  subjonctif 
et  l'indicatif,  p.  56  et  de  l'omission  de  «v  au  mode  irréel 
(dans  la  proposition  principale),  p.  55. 

La  condition  potentielle  (RR  347,  R  254)  est  rare  :  el  xal 

-Tudca^^oiTS  Bià  oaaioaûv'ov,  |j-ay.apioi,  I  Petr.  3,  14. 

La  formule  de  serment  si  coO-oastat,  Me.  8,  12  est  un 
hébraïsme  (  'mi)  :  s'il  lui  est  donné  =  il  ne  lui  sera  pas 
donné.  La  formule  inverse  {'ïm  lo,  pour  une  promesse)  est 
traduite  dans  les  Septante  par  3  formules  qu'on  retrouve 
dans  la  tradition  manuscrite  de  Hebr.  6,  14  :  si  \):(\  (C),  *^  [j/(^v 
(KL),  s\  \}:qv  (BS).  Ces  deux  dernières  formes  ne  différaient 
pas  dans  la  prononciation. 

4.  Concessive. 

La  proposition  concessive  avec  si  vm  ou  -/aî  et,  (RR  354- 
356)  n'est  qu'une  forme  particulière  de  la  conditionnelle  : 
y,av  o£f]  \).z  cTÙv  coi  àxoOavstv,  Mt.  26,  35  (mode  éventuel  :  xàV 
=  -ml  èav).  Elle  est  relativement  rare,  cfr  I  Cor.  4,  16;  13, 
2.3.  On  trouve  à  sa  place  une  simple  conditionnelle  :  si 

7:;âvTeç   tyxavoaXiG-ô-/^aovTat    èv   aoi,    s-(lù   ohMtzo'zs  cjxavâaXiaG'/'jG-ot'.at, 

Mt.  26,  33  (S  :  si  vm\  Vulg.  :  etsi).  Lorsqu'on  rencontre  /.«i 
e'i,  y.ai  n'a  généralement  qu'une  valeur  copulative. 
Sur  la  proposition  participiale  avec  -/.aiTrsp,  etc.,  cfr  p.  74. 

5.  Finale. 

''Otcwç  (RR  357,  R  251)  n'est  pas  très  fréquent  ;  oicwç  àv  est 
rare,  cfr  Le.  2,  35;  Act.  3,  19;  15,  17;  Rom.  3,  4.  Par 
contre  l'va  a  pris  un  grand  développement.  Nous  avons  vu 
le  succès  qu'a  eu  la  complétive  introduite  par  cette  con- 
jonction (cfr  p.  62).  Il  faut  éviter,  dans  les  traductions  de 
multiplier  les  afin  que  qui  sont  parfois  des  contre-sens  : , 


MODES.  65 

6[ji,àç,  îva  7,al  ûjjlsTç  àyaTCats  oàX'qXouq,  Jo.  13,  34  :  je  VOUS  donne 
un  nouveau  commandement  :  aimez-vous  les  uns  les  autres; 
comme  je  vous  ai  aimés,  aimez-vous  les  uns  les  autres. 
Traduire  :  comme  je  vous  ai  aimés  afin  que  vous  vous 
aimiez,  avec  certains  commentateurs,  est  faire  un  contre- 
sens ;  l'va  xal  ù^aetç,  etc.  est  OU  bien  une  complétive  rattachée 
ààvToXYjv  otSw[^-t,  ou  bien  une  proposition  volitive  indépendante. 

Il  n'y  a  pas  d'exemple  certain  de  Iva  causal  [parce  que) y 
cfr  Me.  4,  12;  Mt.  18,  16  (Pernot). 

La  seule  forme  d'optatif  que  l'on  trouve  dans  une  finale 
est  ooV/j.  Encore  n'est-il  pas  certain  que  ce  soit  un  optatif 
(§wr,?),  cfrp.  11. 

On  a  discuté  longtemps  la  question  de  savoir  si  ha  pou  - 
vait  introduire  une  proposition  consécutive.  Il  semble  bien 
que  c'est  le  cas  Jo.  5,  20;  7,  23;  9,  2.  Dans  certains  cas, 

îW  est  en  corrélation  avec  ouxoç  :  outôç  èaxiv  à  apxoç Iva  xiç 

è^  aÙTou  (pâYf]  y,ac  [jt-ï)  àxoOav/;,  Jo.  6,  50  :  tel  est  le  pain  de  vie 
que  celui  qui  en  mange  ne  meurt  pas. 

6.  Consécutive. 

"Qa-£,  avec  l'indicatif,  introduit  presque  toujours  une 
proposition  indépendante.  Dans  deux  cas  seulement  il  intro- 
duit une  proposition  consécutive  (RR  361,  R  254)  qui.  peut 
être  considérée  comme  subordonnée  ;  outwç  -fiyà-KTiae-^  b  Osbç 

Tov  %ba\j.ov  waxs £â(oy,£v,  Jo.  3,  16;  cfr  Gal.  2,  13.  Dans 

les  autres  cas,  il  est  suivi  de  l'infinitif,  cfr  p.  69. 

'Qq  TsXsiwao),  AcT,  20,  24  est  un  cas  unique  et  douteux 
(pourvu  que  j'accomplisse?) 

7.  Relative. 

La  relative  (RR  364-371,  R  268-371),  à  laquelle  on  peut 
assimiler  la  corrélative  (RR  374,  R  274),  présente  peu  de 
particularités  dans  le  N.  T.  Elle  est  le  plus  souvent  au 
mode  réel  (parfois  av  ou  èav  avec  l'imparfait  pour  marquer 
la  répétition)  ou  au  mode  éventuel  (av  ou  èâv  rarement 
omis). 


66  SYNTAXE. 

La  relative  finale  (RR  371,  R  270)  est  rare.  On  lui  pré- 
fère une   finale  ordinaire  :  «vOpwTcov   où/,  e^a)   ha (SaXvj 

[;-£,  Jo.  5,  7  :  je  n'ai  personne  qui  me  jette.  On  trouve 
quelques  cas  de  relatives  finales  avec  le  subjonctif  au  lieu  de 
l'indicatif  futur  :  izap'  w  ^sviaôôixev,  Act.  21, 16 ;  cfr  Hebr.  8,  3. 
Tournure  poétique,  très  rare  dans  la  prose  attique  :  -jupédôetç 

â'vouaiv  oî'Tuep  xà  a<péT£pa  ©pajwaiv,   TlTUC.    7,  25   (on   a  proposé 

oTcwç  au  lieu  de  oÏTrep). 

VII.  —  DE  L'INFINITIF 

L'infinitif  est  une  forme  nominale  du  verbe  et  il  peut 
remplir  dans  la  phrase  toutes  les  fonctions  d'un  nom. 
Après  avoir  pris  un  très  grand  développement,  il  a  disparu 
du  grec  moderne  parlé. 

Temps. 

Le  présent  et  l'aoriste  ne  comportent  pas  d'idée  de  temps, 
l'un  représente  l'action  qui  dure,  l'autre  l'action  pure  et 
simple  :  cBa-s  oô^aara  àyaGà  oùbvcci  xolq  T£/,votç  up^wv,  Mt.  7,  11  : 
fait  habituel;  ùi^jSkbxci^fi  aux?)  ooUvaio  èàv  aîrQcy'/)Tai,  Mt.  14,  7  : 
fait  passager,  cadeau  promis  en  une  circonstance  particu- 
lière. L'usage  temporel  de  l'infinitif  aoriste  ou  présent, 
dans  le  discours  indirect,  n'a  pas  d'application  dans  le  N.  T. 

L'infîaitif  futur  est  à  peu  près  disparu.  On  ne  le  trouve 
que  6  fois  :  Jo.  21,  25;  Act.  11,  28;  23,  30;  24,  15;  27,  10; 
Hebr.  3,  18.  Dans  Act.,  c'est  uniquement  y.iXXei^  iataBoci, 
tandis  qu'avec  les  autres  verbes  [AsXXetv  est  toujours  suivi 
de  l'infinitif  présent.  Là  où  la  langue  classique  employait 
l'infinitif  futur,  la  Koïnè  le  remplace  par  l'aoriste. 

L'infinitif  parfait  marque  l'action  terminée. 

Infinitif  avec  l'article. 

L'usage  de  l'infinitif  précédé  de  l'article  s'est  développé 
dans  la  Koïnè.  Il  est  beaucoup  plus  fréquent,  par  exemple, 
chez  Polybe  et  Josèphe  que  chez  les  écrivains  de  l'époque 


INFINITIF.  *     67 

-classique;  mais  il  paraît  appartenir  plutôt  à  la  langue  lit- 
téraire qu'au  langage  populaire.  Dans  le  N.  T.,  il  est  surtout 
•caractéristique  de  Le,  Act.,  S.  Paul.  Deux  emplois  princi- 
paux doivent  être  signalés  : 
à)   avec  une   préposition   :  cet   usage   est  inconnu  de 

1,  II,  III  Jo.,  Ap.;  Jo.  n'a  que  4  exemples,  Me.  13;  par 
•contre  Le.  en  a  40  dont  35  avec  èv,  par  imitation  sans  doute 
•des  Septante  (555  cas  avec  àv). 

b)  au  génitif  :  cela  peut  être  un  emploi  adnominal  :  ô 
xpôvoç  Tou  Tsitefv,  Le.  1,  57,  de  même  qu'on  aurait  ô  xpsvoç  toQ 

TÔzou;  ou  bien  un  ablatif  :  eve/^oTCTo^a'/jv tou  èXOsîv,  Rom. 

15,  22.  Mais  le  plus  souvent,  c'est  l'emploi  final  de  cette 
tournure  qui  s'est  développé  dans  la  Koïnè.  Il  est  remar- 
quable que  dans  des  cas  où  l'on  pourrait  avoir  un  ablatif, 

l'infinitif  est  accompagné  de  la  négation  :  xaTéxaucrav 

TOU  \)/ri  6u£iv,  AcT.  14,  18  :  ils  empêchèrent  la  foule  de 
■sacrifier.  Si  c'était  un  simple  ablatif,  il  faudrait  tou  ôueiv; 

■comparer  :  tou  oè  opaizzxeùe.i.v  oza[).oXq  OiTzeipyouaiv ,  XÉN.   MeiU. 

2,  1,  16.  C'est  donc  une  extension  de  l'infinitif  de  but,'  de 
même  que  Act.  20,  20.  27.  Cette  tournure  a  un  dévelop- 
pement parallèle  à  celui  de  îva;  elle  est  employée  avec  des 
verbes  impersonnels  ou  des  locutions  :  Iysvsto  tou  daCiMW 
Tov  niTpov,  Act.  10,  25;  àvsvBsy.TÔv  èaTiv  tou.  Ta  ffy.àvâaAa  [j-yj 
IX6îîv,  Le.  ■  17,  1;  \}À'-(x  (joC  Icjtiv  tou  y.Xr^OvîvaC  as  izai^é.  [j.ou, 
Is.  49,  6. 

Dans  certains  cas,  la  langue  classique  aurait  pu  employer 
une  consécutive  avec  wotts,  par  exemple,  Y'.YV£!j6ai  w^ts,  Xén. 
^?^.  5,  6,  30;  C?/r.  8,2,  2. 

L'usage  de  l'infinitif  avec  tou  est  très  fréquent  dans  les 
Septante  où  il  traduit  l'infinitif  précédé  de  la  particule  S. 
Dans  le  N.  T.  il  n'apparaît  que  dans  les  écrits  de  caractère 
plus  littéraire.  Il  est  inconnu  de  Me,  Jo.,  I,  II,  III  Jo.;  Ap. 
n'a  qu'un  exemple  probable,  12,  7;  Mt.  en  a  6.  Il  est  plus 
fréquent  dans  Le,  Act.,  S.  Paul.  Plus  tard  il  s'étendra 
encore  :  dizm  |;.oi  TOU  ]}^\  Èy.Ba'^axt.  l^j-auTÔv,  AcT.  Phil.  25; 
y.sÀeûffaç  tou  SoOvjvat  Malal.  649. 

GRAMMAIRE  GRECQUE  DU  NOUVEAU  TESTAMENT.  6 


68  SYNTAXE. 


Infinitif  sans  l'article. 


L'infinitif  a  toujours  sa  valeur  nominale,  même  lorsqu'il 
n'est  pas  accompagné  de  l'article  et  il  peut  remplir  les 
diverses  fonctions  d'un  nom .  Ses  principaux  emplois  sont  : 

a)  sujet  de  verbes  impersonnels  Set,  e^eaxiv  ou  de  locutions 
(RR  386''^^). 

b)  complément  direct  des  verbes  d'affirmation,  de  volonté' 
(RR  387,  R  290),  de  ceux  qui  signifient  savoir,  pouvoir 
(RR  388,  R  291).  Nous  avons  vu  qu'il  était  partiellement 
supplanté  par  la  complétive  avec  ha  (p.  62)  ou  avec  on. 
(p.  60).  Il  est  encore  cependant  très  vivant.  Mais  la  ten- 
dance des  écrits  les  plus  populaires  paraît  être  d'éviter  la 
proposition  infinitive.  Lorsque  l'infinitif  devrait  avoir  un 
sujet,  il  est  généralement  remplacé  par  une  complétive. 
Oùâéva  T^ÔeXev  ^viovai,  Mc.  7,  24  est  une  tournure  rare  dans 
Me;  on  trouvera  plus  souvent  :  où-/,  -l^eeXev  Iva  tiç  vvof,  Mc.  9, 
30,  cfr  6,  25  ;  10,  35.  Dans  v^p^aTo  ■irapaxaXeiv  aÙTOV  aTïeXôeïv, 
Mo.  5, 17,  aÙTÔv  est  complément  direct  de  TcapaxaXav  ;  on  a  tout 

aussi  bien  :  7ï;ap£7.aXouv  aÙTOV  ha adiwvxai,  Mc.  6,  56. 

c)  infinitif  de  détermination  après  certains  adjectifs 
(RR  390,  R  293).  Il  est  parfois  aussi  remplacé  par  Iva  et  le 
subjonctif,  cfr.  p.  43,  62. 

d)  infinitif  de  destination  (RR  389,  R  292).  Cet  usage  très 
ancien  se  conserve  et  même  s'étend  dans  la  Koïnè  :  '/3X6o,a£v 
zpocr/.uv^aat,  Mt.  2,  2;  comparer  :  îJ.avOav£tv  •;^îto,a£V,  SOHP. 
CEd.  Col.  12;  mais  la  prose  attique  préférait  dans  ce  cas  le 
participe  futur,  cfr  p.  71.  C'est  dans  cet  emploi  que  l'infi- 
nitif est  parfois  accompagné  de  l'article  au  génitif,  cfr 
p.  67.  Il  n'a  .pas  toujours  une  valeur  strictement  finale 
(pour,  dans  le  but  de),  mais  exprime  le  terme  de  l'action  : 
où  [X£T£vô'/3aav  couvai  aÙTw  ^b'^a'),  Ap.  16,  9  :  ils  ne  se  repen- 
tirent pas  de  manière  à  lui  rendre  gloire.  Usage  plus 
libre  :  ii  r^tiçxxÇtxt  tov  G£bv  ira^ti^ai  Cuyôv,  AcT.  15,  10  :  pour- 
quoi tentez-vous  Dieu  en  imposant  un  joug  ? 


PARTICIPE.  69 

Infinitif  avec  oSoxs. 

"^ffT£  souligne  la  valeur  finale  ou  consécutive  de  l'infmitif 
(RR  362,  R  255).  La  distinction  classique  dans  l'emploi  de 
waie,  entre  la  conséquence  logique  (infinitif)  et  la  consé- 
quence réelle  (indicatif)  paraît  abandonnée.  L'indicatif  ne 
se  trouve  que  Jo.  3,  13,  et  Gal.  2,  13  dans  une  proposition 
subordonnée.  Ailleurs  ou  bien  la  proposition  est  indépen- 
dante, ou  bien  on  a  l'infinitif  :  eGepaiceutrev  «Ùtov  wa-re  xbv 
xaxpbv  XaXeîv,  Mt.  12,  22  :  l'accent  est  bien  mis  cependant  sur 
la  réalité  du  fait  et  non  sur  la  conséquence  logique.  Classi- 
quement il  faudrait  :  w(7T£  à  y^foq  ekak'Qae. 

"QcTt  s'emploie  parfois  dans  un  sens  plus  large  :  auij.- 
6où>viov  eXaôov (î)a"C£  Gavaxôcai  ajxôv,  Mt.  27,  1  :  ils  com- 
plotèrent de  le  faire  mourir;  e-.a^Xôov  el;  xw[/'/)v wgts 

£Tci[j,aaat,  Lc.  9,  52  :  un   simple  infinitif  aurait  suffi.  On 

retrouve  ce  même  usage  plus  tard  :  kèooXeôaavxo wais 

£7,6X'r)ô'^vai,  Malal.  572;  otb[).evoç waxÊ  Xa6£Îv,  ibicl.  641. 

'ùq  avec  l'infinitif  n'est  attesté  avec  certitude  que  Hebr. 
7,  9  dans  l'expression  classique  wç  e%oç  ehei^.  'Qç  TtkeiSiaM, 
AcT.  20,  24  A  et  wç  hoiyÂGai^  Lc.  9,  52  BS  sont  probablement 
à  rejeter. 

Sur  l'emploi  de  l'infinitif  dans  l'ordre  ou  l'exhortation, 
cfr.  p.  58. 

VIII.  —  DU  PARTICIPE 

Le  participe  est  également  une  forme  nominale  du  verbe 
et  il  peut  remplir  toutes  les  fonctions  d'un  adjectif  ou  d'un 
substantif. 

Temps. 

Le  participe  présent  comporte  l'idée  de  durée.  Cette  durée 
peut  être  conçue  du  point  de  vue  de  celui  qui  parle  et  s'ap- 
pliquer soit  à  un  acte  qui  s'accomplit  au  moment  présent, 
soit  à  un  fait  habituel.  Elle  peut  aussi  être  conçue  par  rap- 


70  SYNTAXE. 

port  à  l'action  exprimée  par  le  verbe  personnel,  soit  dans 
l'avenir,  soit  dans  le  passé  :  cd^ovxai  rbv  uibv....  ipxô[>'Z'^o^, 
Me.  13,  26;  T:apay.£iiJ,£vou  aùxoti  -^aôev  ^{ort],  Mc.  14,  3  :  pendant 
qu'il  était  couché,  une  femme  vint.  Un  adverbe  de  temps 
suffit  aussi  à  transposer  cette  durée  dans  le  passé  :  oï  r.oiz 
ovT£ç  [j.axpàv,  Eph.  2,  13;  b  âtwxwv  T?i[j-aç  iroxe,  Gal.  1,  23. 

Comme  à  l'indicatif,  le  présent  peut  parfois  avoir  le  sens 
du  futur,  soit  avec  certains  verbes  :  ô  ep^ôi^^evoç,  Mt.  11,  3  : 
qui  venturus  est,  soit  pour  exprimer  un  futur  rapproché  : 
To  ou\).(x....  To  £7.xuvv6[x£vov,  Mc.  14,  24  :  qui  pro  multis  effun- 
detur  (d'après  la  Vulgate  Sixto-Clémentine  ;  Wordsworth- 
White  donne  effunditur  ici  et  Mt.  26,  28;  fundetur  Le.  22, 
20).  Voir  également  p.  71,  à  propos  du  participe  final. 

Le  participe  futur  est  à  peu  près  disparu.  Il  n'en  reste 
qu'une  douzaine  d'exemples. 

L'aoriste  comporte  une  idée  de  temps.  II  désigne  l'action 
passée,  sans  idée  de  durée.  Cette  antériorité  peut  être  conçue 
soit  du  point  de  vue  de  celui  qui  parle,  soit  du  point  de  vue 
de  l'action  exprimée  par  le  verbe  personnel  :  à  oà  ûTCO[;.£tvaç.... 
a(i)0-r)(r£Tai,  Mc.  13,  13  peut  signifier  :  celui  qui  a  persévéré 
sera  sauvé,  ou  bien  :  celui  qui  aura  persévéré  sera  sauvé. 
Le  contexte  indique  qu'ici  le  second  sens  est  le  vrai.  Lorsque 
le  verbe  est  à  l'indicatif  aoriste,  le  participe  aoriste  peut 
indiquer  une  action  antérieure  :  6  Tcpûroç  Yv^[;^aç  £T£A£ùty)(7£v, 
Mt.  22,  25  :  le  premier,  s' étant  marié,  mourut;  ou  bien 
une  action  concomitante  :  7:poc7£u^a[j.£voi  tlr.ov^  Act.  1,  24  : 
se  mettant  en  prière,  ils  dirent.  Ici  les  deux  actes  coïncident 
parfaitement  :  dire  et  prier  ne  sont  qu'une  seule  chose;  au 
contraire,  avec  le  présent  :  Trpo(T£L)7C[j.£vou  [xou  yEveaôai  [/£  èv 
i'Mxuazi,  AcT.  22,  17  :  pendant  que  je  priais,  je  fus  ravi  en 
extase;  l'extase  vient  s'insérer  dans  la  durée  de  la  prière. 
Deux  cas  assez  obscurs  :   IIebr.   2,    10   (àyaYÔvTa,   aoriste 
inchoatif?),  Le.  10,  18  (£0£a)poov....  '!r£(70VTa,   aoriste  intem- 
porel?). 

Le  participe  parfait  exprime  l'action  complètement  achevée 
ou  l'état  qui  en  résulte. 
A  part  la  disparition  du  futur  et  la  tendance  à  lui  subs- 


PARTICIPE.  71 

tituer  parfois  le  présent,  Tusage  du  N.  T,  ne  s'écarte  pas  de 
Tusage  classique  quant  à  la  valeur  des  temps. 

Participe  complément  circonstanciel. 

Le  grec  emploie  très  souvent  un  participe  là  où  le  français 
préfère  une  proposition  subordonnée  (RR  399,  R  301)  de 
temps,  cause,  condition,  but.  La  Koïnè  continue  cet  usage, 
à  l'exception  du  participe  futur  pour  marquer  le  but  (RR  400, 
R  302).  'El-qXùQei  Tcpoaxuv/jacDv,  AcT.  8,  27  :  il  était  venu  pour 
adorer,  est  une  tournure  littéraire  très  rare  dans  le  N.  T. 
Elle  est  remplacée  le  plus  souvent  par  Finfmitif  :  'r\K^o\).=v 
Tcpoaxuvrjaai,  Mt.  2,  2.  Dans  certains  passages,  le  participe 
présent  semble  remplir  la  môme  fonction  :  û^éa-upsil/av  elç 
'IspcuaaX'ôp^  àvaÇïjTouvTcç  aÙTov,  Lc.  2,  45  :  OU  pourrait  traduire 
ici  :  en  le  recherchant,  bien  que  joowr  le  chercher  convienne 
mieux  au  contexte.  Mais,  dans  d'autres  cas,  cette  nuance 

paraît  trop  subtile  :  ■Â:cp£Ûo[j.at  dq  IspcuaaX-rîy,  Stay.ovwv  toTç 
ccYiotç,  Rom.  15,  25  :  je  vais  à  Jérusalem  pour  servir  les 
saints  (D  G  :  Sia/.ov/ja^.i;  Vulg.  :  ministrare);  àTr£aTaXy.a|j,£v 
CUV  'loùoav  xat  SiXav  ....ctTCaYYsUcvTaç,  ACT..  15,  27  :  pour  VOUS 

annoncer  (D  :  ccTCaYYsXoDvia; ;  Vulg.  :  qui  réfèrent).  Com- 
parer :  Kupi'vioç  ïr^\.^.'ù<c^r:T^q  titT.i]).'^^r^   ....œfcx.^(pyoaq   7:0106 [;;£Voç, 

Georges  Syncellus,  éd.  Dindorf  598  :  Quirinius  fut  envoyé 
pour  faire  le  recensement. 

Participe  à  un  cas  absolu. 

L'usage  du  génitif  absolu  ne  diffère  pas  sensiblement  dans 
le  N.  T.  de  l'usage  classique  (RR  402,  R  304).  Il  est  parfois 
assez  libre  :  £Y£V£to  oè  \).oi  ....xaî  7cpoa£u;(0!j.£vou  [J.ou  YEVÉaOai  [j.£, 
ACT.  22,  17;  o|j,cioç  àvÔpwTïCiç  xpo(7S£)(0[j-£VCiç  Tov  /,'jpiov....  l'va 
sXOovTOç  xai  y.poùcavTcç  £'jOc(j)ç   àvot^watv  aùxô,  Lc.    12,   36  :   on 

pourrait  avoir  èXôôvTi  xat  xpoùa:«vTi;  il  faut  suppléer  aùrou  après 

y.poùaavTOç  (RR  403,  R  305);  oi  TuôoEç  aùxcu  ojACtoi  /aXxôXiSavw  wç 
£V  7.a[j(,tvw  7:£TCupo)[;,£V/3ç,  Ap.  1,  15;  alwviov  j3âpoç  §6Ç'/jç  -/.aTEpYaÇETa' 
YjlJLÏv,  [j/J)  axc7ïOÙvT(DV  "^[^.(ov  Ta  3X£7c6[j.£va,  II  Cor.  4,  17-18.  On 
trouve  des  exemples  analogues  chez  les  classiques  :  (7!j[j.6ou- 


72  SYNTAXE. 

è[;-oD  [xeyaXa,  XÉN.  Cyr.  6,  1,  37;  mais  les  exemples  paraissent 
moins  fréquents. 

L'accusatif  absolu  (RR405,  R  307)  est  abandonné.  Toy^ôv, 
I  Cor.  16,  6  est  devenu  une  particule  (peut-être);  e^ov, 
AcT.  2,  29;  II  Cor.  12,  4  est  au  nominatif.  La  leçon  du 
teoctus  receptus  :  àpçat;,evov,  Le.  24,  47  A  est  à  rejeter. 

Le  datif  absolu  apparaît  à  l'époque  romaine  comme  un 
décalque  de  l'ablatif  absolu  du  latin  :  A£u/.iw  AévtXo)  TocIm 
'Map'/.éX'kcù  ÙTzâToïc,  JosÈPHE  A.  J.  14,  10,  13  :  Leucio  Lentulo 
Gaio  Marcello  consulihus.  On  pourrait  en  rapprocher  : 
YsvsŒiotç  Se  Ysvojj.évoiç  toO  'Hpwâou,  wpjci^aaTO  "^  OuyarTf^p,  Mt.  14,  6 
(CK  :  Yeveatwv  Y£vo[;iv(i)v),  qui  se  rattache  en  même  temps  à 
l'usage  temporel  du  datif. 

Participe  attribut. 

Le  participe  attribut  peut  se  rapporter  soit  au  sujet,  soit 
au  complément  du  verbe. 

(1)  D'une  manière  générale,  l'usage  du  participe  attribut 
se  rapportant  au  sujet  (RR  413-417,  R  315-319)  est  en 
régression.  "EXaôsv  xivsç  ^evîaavxsç  àYYsXouç,  Hebr.  13,  2  est 
un  cas  unique;  luy/^dm  ne  se  trouve  pas  une  seule  fois 
employé  avec  le  participe  (eûpiay.c[;.ai  parfois  dans  le  même 
sens,  mais  rarement,  cfr  Mt.  1,  18;  Le.  17,  18);  T.oi.ùo\)m 
n'est  employé  que  par  Le,  Act.,  S.  Paul.  Avec  les  verbes  de 
sentiment,  cette  tournure  est  si  rare  qu'il  vaut  mieux  consi- 
dérer le  participe,  lorsqu'on  le  rencontre,  comme  exprimant 
simplement  une  circonstance  :  £)(apY)aav  oh  ol  p-aG-^Tai  îoovteç 
Tov  v.ùpiov,  Jo.  20,  20  :  les  disciples  se  réjouirent  lorsqu'ils 
virent  le  Seigneur,  plutôt  que  :  de  voir  le  Seigneur.  Voir 
cependant  Act.  16,  34. 

Par  contre,  l'usage  de  la  conjugaison  périphrastique 
prend  un  grand  développement.  Le  participe  était  déjà 
employé,  à  l'époque  classique,  pour  former  le  subjonctif  et 
l'optatif  parfait  moyen,  et  même,  aux  verbes  muets,  pour 
la  \Y  personne  du  pluriel  de  l'indicatif  :  'zziç>i\x\}Avqi  eiat, 


PARTICIPE.  73 

plutôt  que  T£TptçaTau  Dans  Jo.  l'usage  s'est  étendu  aux  autres 
personnes  du  parfait  et  au  plus-que-parfait  :  èaxiv  Y£Ypa;j-i^ivov, 
Jo.  6,  31,  au  lieu  de  yé-^paTzxau  Jo.  emploie  20  fois  la  par- 
ticipe parfait  passif,  plusieurs  fois  très  classiquement  (p.  ex. 
fi  â£So[;ivov,  Jo.  6,  65)  ;  mais  en  dehors  de  ce  cas,  il  n'emploie 
la  conjugaison  périphrastique  que  3  fois  et,  semble-t-il, 
avec  la  nuance  classique  (insistance  sur  la  durée  de  Faction)  : 
-^v Pa7:xtCwv,  Jo.  3,  23  =  10,  40;  ■^v  àvaxe{[j,£Voç,  Jo.  13,  23. 

Dans  Jo.  1,  9,  -^v  est  verbe  d'existence  (il  y  avait)  ou  bien, 
s'il  est  simple  copule,  l'attribut  est  S  çwt^Csu 

Dans  les  évangiles  synoptiques,  l'usage  de  la  conjugaison 
périphrastique  est  beaucoup  plus  étendu.  Le  participe  pré- 
sent est  employé  souvent  soit  avec  le  futur,  soit  surtout 
avec  l'imparfait,  sans  nuance  spéciale  :  ol  àaxépzç euavxai 

7ïré-ovT£ç,  Mo.  13,  25  (cfr  Is.  34,  4  I-toc  àa-zpa  '7:£o-£Ùai);  '^ffav  âè 

£V   TYj    èow    àva5aivovT£ç /.al  '^"^    Ttpoâvwv    aùtoùç    6    'I'^œouç, 

Me.  10,  32.  Les  cas  sont  assez  fréquents  également  dans 
les  Septante,  bien  qu'ils  répondent  rarement  à  une  tournure 
de  l'hébreu.  Il  y  a  là  probablement  une  influence  ara- 
ttiéenne.  Dans  les  papyrus  ce  phénomène  est  loin  d'être  aussi 
fréquent. 

On  peut  noter  aussi  l'usage  du  participe  renforçant  le 
verbe  :  (iXéizovxzq  iâXéTcwaiv,  Me.  4  12  =  Is.  6,  9  (hébraïsme). 

(2)  L'usage  du  participe  attribut  se  rapportant  au  com- 
plément (RR  418,  R  320)  se  maintient,  mais  il  est  partielle- 
ment supplanté  par  la  complétive  avec  oti  (cfr  p.  60)  déjà 
Utilisée  d'ailleurs  dans  la  langue  classique.  On  emploiera  la 
proposition  participiale,  avec  les  verbes  de  perception,  sur- 
tout lorsqu'il  s'agit  d'une  perception  réelle  :  iBwv  Bè  'KoXXohç 
...... £pxo[;.£vouç,  Mt.  3,  7.  Lorsqu'il  s'agit  d'un  jugement, 

la  complétive  avec  oti  est  de  loin  plus  fréquente,  surtout 
dans  les  évangiles  :  'Hpwâ-^ç  lowv  on  èvETcar/G-o,  Mr.  2,  16. 

Usage  des  particules. 

En  grec  classique,  le  sens  de  certains  participes  était 
souligné  par  des  particules  (RR  407-410,  R  309-312).  Cet 


74  SYNTAXE 

usage  est  très  restreint  dans  le  N.  T.  Il  ne  se  maintient 
guère  qu'avec  èq,  waei,  wa-ep  qui  ajoutent  une  nuance  sub- 
jective (motif  allégué,   hypothèse  faite)   :   r,v  yap   StSaaxwv 
ahxohq.ùiç  e^ouaiav  e^wv,  Mc.  1,  22.  Les  particules  coucessives- 
xocoTusp,,  xaiToi  (-/.aÎToiYs)  sont  rares;  cfr  Hebr.  4,  3;  5,  8.  Dans 
une  phrase  telle  que  va\  zWjq  hoc5xiviùv......slotv,  Mc.  1,  10 

il  ne  faut  pas  donner  à  cette  tournure  son  sens  classique  : 
et  dès  qu'il  sortit  il  vit;  eùôû;  est  à  rapporter  à  l'ensemble 
de  la  phrase  :  xat  zh^ùq  est  une  transition  favorite  de  Mc. 

IX.  —  DES  NÉGATIONS 

Oj  est  la  négation  objective  qui  nie  simplement, un  fait; 
]}:f\  est  là  négation  subjective  qui  introduit  un  élément  de 
volonté  ou  de  condition  (RR422,  R  324). 

Il  est  impossible  d'apprécier  l'usage  du  N.  T.  et  de  la 
Koïnè  en  général  d'après  les  règles  de  la  langue  classique. 
Même  des  atticistes  comme  Lucien  ne  respectent  pas  toujours 
les  distinctions  d'usage  dans  la  langue  attique. 

Où  s'introduit  dans  la  proposition  conditionnelle  à  l'indiT 
catif.  Dans  la  langue  classique  le  fait  se  rencontre  exception- 
nellement, au  mode  réel,  pour  insister  sur  la  réalité  de  la 
condition.  Dans  le  N.  T.  c'est  devenu  normal,  et  la  nuance 
classique  disparaît  :  sï  tiç  cj  UXti  àpy^UcrÔai,  II  Thess.  3,  10. 
On  trouve  de  môme  oh  avec  le  mode  irréel  :  el  oùy,  kyvM,^y 
Mt.  14,  21. 

M-q,  d'autre  part,  devient  la  négation  habituelle  de  l'in- 
fmitif  etdu  participe.  nap£y.àXouv  «jtov  y/r,  oojvat,  Act.  19,  31 
est  classique,  parce  y/q  gouvat  répond  à  une  proposition  voli- 
tive  :  \i.'q  ow-ue;  mais  ailleurs  la  même  raison  n'existe  pas  : 
à7:£-/,pi'0-/îaav  |j.y]  eloi^^ai,  Lc  20,  7  :  l'infinitif  tient  la  place  d'une 
énonciative  ;  oOy,  cïoa!j,£v.  De  niême  avec  le  participe  :  a  i).r, 
Tip-wv  Tbv  u'.6v,  Jo.  5,  23  contient  une  idée  de  condition  : 
si  quelqu'un  n'honore  pas  le  Fils,  tandis  que  b  où  tijj.ûv 
désignerait  un  personnage  concret  qui  de  fait  n'honore  pa& 
le  Fils.  Mais,  par  exemple  :  -i^v  'oi^ipa;  Tpsfc;  \):q  (BXéTrwv,  Act. 
9,  9  est  la  négation  pure  et  simple  d'un  fait,  de  même  que 


négations:  75 

ohv.  l'fpayev  qui  suit.  Il  est  donc  superflu  de  chercher  des 
nuances  qui  n'étaient  plus  senties.  En  fait  où  avec  l'inlinif 
ou  le  participe  est  rare. 

Double  négation. 

Lorsque  deux  particules  négatives  se  trouvent  dans  la 
même  proposition,  elles  peuvent  ou  bien  se  détruire,  ou  bien 
se  renforcer  mutuellement  (RR  427,  R  328). 

Pratiquement,  il  n'y  a  dans  le  N.  T.  que  3  cas  de  néga- 
tions qui  se  neutralisent  :  où  ouva[j.£6a. . . .  y/Jj  XaXefv,  Act.  4, 
20;  où  'Tuapà  TCUTO   oIjx,   èaxiv  èx  xsu   c7(o,aaToç,  I   CoR.    12,  15.16 

(bis).  Encore  faut-il  noter  que  les  négations  portent  sur  des 
mots  différents.  Lorsqu'on  rencontre  [x-^  où,  {f/q  est  interro- 
gatif  :  ii/hi  oùx  £X2,y'£v  è^ouaiav,  I  CoR.  9,  4  :  est-ce  que  nous 
n'avons  pas  pouvoir?  Partout  ailleurs,  les  négations  se 
renforcent  :  opa  p.7)0£v\  jj//joèv  sït:-/;?,  Me.  1,  44;  x^P'Ç  ^!^*'^^  °^ 
âuvacOs  TTOtelv  ohoh^  Jo.   15,  5. 

Le  cas  le  plus  caractéristique  dans  le  N.  T.  est  celui  de 
où  \}.-q  (RR  428,  R  329).  L'origine  de  cette  tournure  est  dis- 
cutée. On  l'explique  généralement  par  une  ellipse.  Il  faudrait 
la  rapprocher  d'expressions  telles  que  où  ç68oç  \>:'ri  as  «YâYw^ 
XÉN.  Mem.  2,  1,  25.  Dans  le  N.  T.  la  tradition  manuscrite 
hésite  souvent  entre  le  subjonctif  aoriste  et  l'indicatif  futur  : 

ô  £pxô[/.evoç  izfoç,  ï\}À  où  \}:q  -Trsivaar,,  xal  6  tcwt£!J(OV  e'.ç  è[j.à   où   [;.•}) 

âti|^-/^!7£i;  Jo.  6,  35  BS  (D  :  7:£iva7£i;  P  :  Bn|^-/iayi).  Où  \>:r^  est  beau- 
coup plus  fréquent  dans  le  N.  T.  et  les  Septante  que  dans  la 
langue  classique  et  même  que  dans  les  papyrus. 

L'usage  de  où  .a-^j  interrogatif  avec  la  2"  personne  de  l'in- 
dicatif futur,  pour  signifier  une  défense  (RR  429,  R  330), 
ne  se  rencontre  pas  dans  le  N.  T. 

Ou/  oxc 

Cette  expression  n'est  pas  employée  par  les  écrivains  du 
N.  T.  dans  son  sens  classique  (RR  430,  R  331)  :  où-/  o-i  ,aôvoç  6 
KptTWv  £V  T^(s\iyi(x  i^v,  àXXà  -/.aï  ot  çtXot  aùxou,  XÉN.  Mem.  2,  9,  8  : 


76  SYNTAXE. 

7ion  seulement  Canton  lui-même  jouissait  de  la  tranquillité, 
mais  encore  ses  amis.  Dans  le  N.  T.  on  l'emploie  pour  écarter 
un  malentendu  :  où/  on  è%  xou  Mwucrswç  kaih  àXX'  èx  Twv  TcaTspwv, 
Jo.  7,  22  :  ce  n'esif  pas  que  la  circoncision  vienne  de  Moïse, 
elle  vient  desjjères. 

Négation  explétive. 

Après  les  verbes  qui  signifient  7iier,  la  négation  s'emploie 
comme  dans  la  langue  classique  (RR  431,  R  332)  :  àvTtXé- 

YCVTSç'  àvaataaiv  [i/q  sivat,    Lc.   20,  27;  à  àpvou[X£Voç    oxi    'Iyjctouç 

o'ùv.  ècj-civ  ô  XpiffToc;,  IJo.  2,  22.  Voir  aussi  ce  qui  a  été  dit  de 
i'infmitif  avec  T0Î5,  p.  67. 

Ou   ....Tcâcç 

On  trouve  cette  expression  avec  le  sens  de  ohMq  :  oùx  av 
£aa)0-/3  Traaa  crap^,  Mt.  24,  22  :  aucune  chair  ne  serait  sauvée  ; 
o'j7.  àouvaT'^c7£t  •ûrapà  xou  Gsou  xav  p^[j.a,  Lc.  1,  37  :  n'en  ne  Sera 
impossible  de  la  part  de  Dieu.  Cette  tournure  est  fréquente 
dans  les  Septante  comme  traduction  littérale  de  lo......kol  : 

où  izoïTidziç  £v  aÙTYj  xav  epyo"^.,  Ex.  20,  10  :  tu  ne  feras  aucun 
travail  ce  jour-là.  II  est  vrai  qu'on  trouve  tout  aussi  bien 

o'j  ....oùâsîç    :   ohi  biztKtic^^'ri  ^(Xwpbv  oùâév,    Ex.   10,   15.   Le  Cas 

est  évidemment  différent  lorsque  la  négation  porte  sur  xaç  : 
où  Tcaax  càp^  '^  aùrv]  aap^,  I  CoR.  15,  39  :  toute  cliair  n'est  pas 
la  même  chair. 

Ou  ....S6Ç  xov  atwva 

La  négation  ne  porte  qu'exceptionnellement  sur  eîç  xbv 
alûva  :  ô  oè  SouXoç  où  [;.£V£t  èv  t^  olxta  £tç  xbv  a'.wva,  Jo.  8,  35  • 
le  serviteur  ne  demeure  pas  toujours  dans  la  maison.  En 
règle  générale,  c'est  eIç  xbv  aîwva  qui  renforce  la  négation 

{ne jamais)  :  où  ]i:c\  v(({^r,ç  [;.ou  xoùç  %'oocf.q  é.c,  xbv  aJwva,  Jo.  13, 

amais  tu  ne  me  laveras  les  pieds. 


PARTICULES.  77 

X    —  DES  PARTICULES. 

» 
La  Koïnè  représentée  par  le  grec  biblique  et  les  papyrus 
ne  connaît  plus  la  grande  variété  de  particules  de  la  langue 
classique.  Le  fait  s'explique  en  partie  parce  qu'il  s'agit 
d'écrits  moins  littéraires;  en  partie  aussi,  probablement, 
parce  que  ces  particules  exprimaient  parfois  des  nuances  qui 
échappaient  à  des  étrangers,  spécialement  aux  sémites. 

Kat 

La  liaison  des  idées  se  fait  très  simplement  par  la  juxta- 
position des  propositions.  Mo.  est  très  caractéristique.  Qu'on 
prenne  par  exemple  1,  4-13;  on  y  trouve  13  propositions 
introduites  par  y.aC  pour  1  qui  a  la  particule  oé  et  4  qui  n'en 
ont  pas  du  tout.  Très  souvent  y,a(  est  employé  là  où  l'on  pour- 
rait s'attendre  à  trouver  une  autre  particule  ou  une  autre 
construction  :  è^îjXGsv  xac  à^^Xôev,  Me.  1,  35.  Le.  corrige  sou- 
vent ce  style  un  peu  rude  :  l^sXGwv  k'KopeùQri,  Le.  4,  42;  mais 

souvent  aussi  il  s'en  contente  :  èXeûcretat  v.a\  à-KoXétJzt. y.\x> 

Swaei,  Me.  12,  9  =  Le.  20,  16  (plutôt  que  èXOwv  àxoXsVei). 
'Fi-Koi'qcev  (î)ç  Tcpcaéia^sv  aÙTô  ô  ayYeXoç  /.upCou  ;/,al  TcapiXaôsv  Tr,v 
Yuvaïxa  aùtou,  Mt.  l,/24  :  il  fit  ce  que  l'ange  lui  avait 
ordonné  :  il  prit  sa  femme  avec  lui.  '11  ooY.s.îq  ôti  où  h6vot.\)M 
àpii  icapaxaXéîai  xbv  Tcarspa  [aou  y.ai  TCapaor/^asi  [i.oi  -TiXeiw  owoîxa 
XsYeàjvaç  àyyéXm,  Mt.  26,  53  :  %ai  introduit  ici  une  consé- 
quence qui  aurait  pu  être  marquée  par  waxs.  Plus  carac- 
téristique est  l'emploi  de  ym  lorsqu'il  y  a  opposition  :  iC-zj-couv 
«'jTov  y.pax^aat  ym  èçoâ-i^Ovja-av  tov  c^/y^ov,  Mc.  12,  12  :  ils  cher- 
chaient à  se  saisir  de  lui,  mais  ils  craignaient  la  foule; 
Tauta  ç't\]k(xx<x  k\àXri<sv)  xai  oùâstç  èxiaasv  a'jxôv,  Jo.  8,  20  :  il  dit 
ces  choses,  pourtant  personne  ne  l'arrêta.  C'est  le  contexte 
seul  qui  fait  connaître  le  lien  des  idées.  Ne  serait-il  pas  à 
souhaiter  que  les  traductions  respectent  davantage  la  couleur 
du  style  évangélique  et  que  le  souci  de  s'exprimer  en  bon 
français  ne  transforme  pas  en  prose  élégante  ce  qui  n'est 
que  du  langage  populaire  teinté  de  sémitisme? 


78  SYNTAXE. 

L'emploi  de  %m  pour  marquer  la  coïncidence  de  deux 
faits  est  classique  (RR  453,  R  353)  :  ^v  oè  wpa  rpirv;  xat 

icrTa6po)crav  oc'jtov,  Mc  15,  25  :  c'était  la  troisième  heure 
lorsqu'ils  le  mirent  en  croix;  comparer  :  -o^*/)  -^v  [^.sa-^i^ipta 
xat  avGpw-ot  •/jo'GâvovTo,  Plat.  Bauq.  220  c. 

L'usage  adverbial  {aussi)  dans  les  comparaisons  (RR  452. 
R  352)  est  également  classique  :  wciTusp  to  awj^-a  xwpîç  ^vs^î^aatcç 

vsxpiv,  cù'tw;  y.ai  •/;  tcwtiç  x^?'-?  "^^'''  -PT^^  vsxpa  eartv,  JaC  2,  26, 

Cependant,  dans  le  N.  T.,  -/.aî  est  souvent  seul  à  introduire 
le  second  terme  (sans  c'û-ziùq)  :  ùq  ev  ojpavw  xaî  ItcI  Tr,(;  yyjç, 

Mt.  6,  10;  y.aGwç  sTttcv  toîç  'loucatciç xal  6[jiv  X^yw,  Jo.  13, 

33. 

Un  usage  qui  s'écarte  de  la  langue  classique  est  l'emploi 
de  7.aC  pour  marquer  l'apodose  d'une  phrase  :  oxe  kr.hr,!j^aœ/ 

'/jp-spai  oy.TO) v.a\  k'/Xr,H'ri  to  cvsi^.oc  aÙTOu    'l'rjaouç,   Lc.    2,   21. 

De  même  après  xoà  £Y£V£to  :  y,al  è^iVeTo  èv  -rw  ôpiiXsîv  a'JTov  xal 
cruÇyjTsTv,  y.at  aùrbç  6  'Iyjo-oOç  ky^luaç  cruve^zopsûsToaÙTOtç,  Lc.  24,  15; 
7,cd   h(ivt~o  iv    [;.ia  twv  'qy.epSiV  xal  aj'oç  -^v  cioaay,o)v,  Lc.  5,  17. 

Cet  usage,  caractéristique  de  Lc.  est  hébraïsant  :  w^  av 
e\céXOT,Tt  ÈTcî  {jAœoo  to-j  {ioa-uoç  toO  'lopoavou,  v.oà  Iv  tw  'lopoâvv] 
fffriaso-Ge,  Jos.  3,  8;  £^£^£-0  oè  àv  r/j  Ti\).ép(X  £y,£ivy]  y.al  'Kocpoc^(s,vb\).z^Qi 
ol  xaTccÇ  'laaày.  àr:Tf^p(zùs.œ)  aÙTw,  Gen.  26,  32. 

Mév 5é 

L'opposition  de  ces  deux  particules  est  rare  danà  les 
évangiles  :  Mo.  n'a  que  6  exemples  de  jj^év,  Jo.  8,  Lc.  10, 
Mt.  20.  Il  est  plus  fréquent  dans  Act.,  S.  Paul.  Par  contre 
Ap.,  I,  II,  III  Jo.  ne  l'emploient  pas. 

As  seul  est  beaucoup  plus  fréquent;  mais  le  fait  qu'il  n'est 
mis  que  rarement  en  opposition  avec  \).iv  indique  déjà  que 
sa  valeur  adversative  s'est  atténuée.  Cette  particule,  souvent 
intraduisible,  marque  l'introduction  d'un  nouveau  person- 
nage, d'une  nouvelle  idée,  une  explication  ajoutée,  ou  bien 
la  reprise  du  discours.  Souvent  elle  n'aura  qu'une  valeur 
copulative.  C'est  un  usage  d'ailleurs  très  ancien  :  wç  Iça-ù' 
£!j)r6îJ-£V2;'   ':ou  o'  £y.AU£  «tcTôc;   'AttoaXwv.    (3-^  Se  y.ax'  'OAûi^-Trcto 


PARTICULES.  79 

y.apv^vwv r/.Xay^av  3'  ap'  oIgtci,  Hom.  II.  1,43-46  :  telle  fut 

sa  prière;  Apollon  l' écouta  et  descendit  des  sommets  de 
VOtympe;  les  flèches  résonnaient.  Le  premier  M  marque 
une  certaine  opposition;  mais  il  n'en  est  pas  de  même  des 
deux  autres.  Cette  valeur  copuiative  se  retrouve  plus  fré- 
quemment dans  le  N.  T.  :  iav  xiç  6[j,ïv  sI'tcyj  xi,  èpsÏTS  OTt  ô  y.ûpioç 
aÙTWv  ypeiav  è'x-'»  ejôùç  §à  ocKoans.'keX  aÙTOUç,  Mt.  21,  3.  Parfois 

on  peut  traduire  par  or  :  'Kovqaccxz  xoùç  àvôpwTtrouç  àvaTcsTsiv 
'^v  oà  xôp'î^oç  -noAÙç  èv  xw  xôtcw,  Jo.  6,  10  :  faites  asseoir  les 
gens;  or,  il  y  avait  beaucoup  d'herbe  en  cet  endroit. 
Le  plus  souvent  il  vaut  mieux  laisser  la  particule  de  côté 
dans  la  traduction. 

Kat .5s 

Rare,  surtout  dans  les  évangiles.  On  pourra  rendre  par- 
fois cette  expression  par  et  môme,  et  de  plus,  et... aussi 

(RR  450,   R   350)    :    èy-sivoç  ^a^xu^'q^zi  TTcpl  èj;<ou,   y,ai  b^.zlç,  oï 

|j<apxup£îx£,  Jo.  15,  26-27  :  il  rendra  témoignage,  et  vous 
aussi  vous  rendrez  témoignage.  Mais  souvent  cette  tournure 
échappe  à  toute  traduction.  C'est  un  moyen  de  mettre  en 
évidence  le  terme  qui  est  encadré  par  les  deux  particules  : 

Èàv  xtç  çavY]  £/,  xojxou  xou  àpxou  'Q-q(st\  v.q  xbv  alwva'  \a<.  b  à'pxoç  oï 
ov  ÈYO)  owau)  -q  aô^p^  ^.oxi  èaxtv,  Jo.  6,  51  :  et  ce  pain-là  que  je 
donnerai,  c'est  ma  chair. 

Cette  particule  marque  une  opposition,  un  contraste 
(RR  440,  R  341),  ce  qui  ne  veut  pas  dire  qu'il  faut  la  tra- 
duire uniformément  par  ??^6^^■s.  Remarquer  l'emploi  curieux, 
d'ailleurs  exceptionnel,  pour  indiquer  une   progression  : 

aTCOffUvaYWYOUç  -âoi-z^aouortv  h^Âq'  oCkX  epyexai  wpa  l'va  Tcaç  ô  àizov- 
xscva.;  ùj^-aç   oi^-/;  Xaxpsuv  Tcpcaçépsiv,  xw  0£w,  Jo.    16,   2  :  OU  ne 

peut  traduire  ni  par  mais,  ni  par  cependant;  il  faut  bien 
plus,  comme  s'il  y  avait  ôCkXk  xau  Parfois,  spécialement 
dans  l'exhortation,  la  valeur  adversative  de  àWâ  est  atténuée  ; 
il  faut  traduire  eh  bien!  allons!  (RR  442,  R  343)  :  oCkXh. 


80  SYNTAXE. 

Xéyiù  û,utv,  Me.  9,  13  eh  bien!  je  vous  le  dis;  ôcXkà,  xaî  al 
Tpi7eç...i^ptô[jt,'^vTat,  Lc.  12,  7  :  eh  bien!  vos  cheveux  aussi 
sont  comptés. 
Remarquer  l'emploi  de  àXkà  en  parallèle  avec  eî  [x-^j  (èàv 

f/(î)  :  où  Y^p  ■  èuTiv  Ti  y.puTîTOV,  eàv  [j/^  l'va  çavspwG^,  oùSè  èysvETO 
«TTÔxpuçpov,  â)vX'  ïva  êX6rj  etç  çavspov,  Mc.  4,  22;  oùxétt  oùSsva 
elâov,  àXXà  Tbv  'l'^aoDv,  Mc.  9,  8  ACL  (BSD  :  eî  [,:/}  =  Mt.  17,  8). 
La  langue  classique  employait  plus  souvent  dans  le  même 
sens  ocXV  -q  qui  ne  se  trouve  que  Lc.  12,  51  et  II  Cor.  1,  13. 

Autres  particules. 

Il  est  superflu  de  s'arrêter  longuement  aux  autres  parti- 
cules qui  ne  présentent  aucune  difficulté  spéciale.  Fap, 
particule  explicative,  s'emploie  comme  dans  la  langue  clas- 
sique, dans  l'affirmation  (RR  444,  R  345)  ou  dans  l'interro- 
gation (RR445,  R  346).  05v,  particule  confirmative  (RR  454, 
R  354),  est  particulièrement  abondante  dans  Jo.  qui  en  con- 
tient autant  d'exemples  que  les  trois  synoptiques  réunis. 
Elle  est  devenue  chez  lui  simple  formule  de  transition.  La 
particule  'q  (RR  477)  peut  être  disjonctive  ou  comparative. 
Sur  ce  dernier  usage,  cfr  p.  43. 

Les  autres  particules  sont  d'uQ  usage  plus  restreint. 
nXryv  marque  une  opposition  et  s'emploie  à  peu  près  comme 
àXlà  (mais,  cependant,  bien  plus),  "kpoc,  particule  con- 
clusive  (RR  464,  R  364)  est  utilisé  surtout  dans  l'interroga- 
tion; à'pa  oh  est  propre  à  S.  Paul.  Mévrot  (RR  458,  R  358) 
est  employé  8  fois,  dont  5  par  Jo.,  avec  sa  valeur  adversa- 
tive  (pourtant).  Mevouv  se  rencontre  au  début  d'une  phrase, 
contrairement  à  l'usage  attique  (RR  455,  R  355),  pour 
corriger  une  affirmation  (Lc.  11,  28,  bien  plus;  Rom.  10, 18. 
au  contraire).  Te,  particule  emphatique  (RR  462,  R  362) 
ne  s'emploie  guère,  dans  le  N.  T.  qu'avec  d'autres  parti- 
cules :  «pa  Y£,  [j,£voijv  ye,  OU  dans  l'expression  st  oè  [j/q  ye. 
Sur  -q  \)/qy,  cfr  p.  64. 


ANACOLUTHE.  81 

Kai  èYÉvsTo  et  les  expressions  analogues  (èysvETo  Ss,  y^veiai, 
xat  earai)  Sont,  dans  les  Septante  et  parfois  dans  le  N.  T. 
(surtout  Le),  de  simples  formules  de  transition  qu'on  peut 
rapprocher  des  particules.  Kal  £Y£V£to  se  trouve  sous  trois 
formes  :  Kal  hyé^zio....  èXaXouv,  Lc.  2,  15;  y,ai  eYÉveto....  y,al 
«Ùtoç  '/jv  â'tâac-xtov,  Lc.  5,  17;  xal  èy^vETO  aùtov....  TCapaTuopeùeaOai, 
Mo.  2,  23.  Les  deux  premières  formes  sont  très  fréquentes 
dans  les  Septante,  sous  l'influence  de  l'hébreu;  la  troi'sième 
y  est  exceptionnelle  (III  Reg.  11, 43).  On  trouve  fréquemment 
des  tournures  analogues  à  l'époque  byzantine  et  en  grec 
moderne,  mais  non  avec  Y(vo[j.ai;  spécialement  avec  (7U[jt,6aiva)  : 
auvéô'o  zaOeîv,  Malal.  652;  auvéS-/)  oti  OU  ha  en  grec  moderne. 

Kal  t§o6  est  également  une  transition  dont  la  fréquence 
dans  les  Septante  est  due,  en  partie,  à  Tinfluence  de  l'hébreu. 
On  la  trouve  fréquemment  dans  Mt.,  Le,  Act.  (ch.  1-13)  : 

Y.al  lâoù  (foiTQ XéYouaa,  Mt.  3,  17.   C'était  probablement 

aussi  une  tournure  populaire.  Comparer  :  lâoù  %«l  ô  àSeXcpbç 
a'JTOîj  y-paÇwv,  MOSCH.  2957. 

XI.  —  DE    L'ANACOLUTHE 

Les  anacoluthes  —  constructions  brisées  —  ne  sont  pas 
rares  en  grec,  même  chez  les  écrivains  classiques.  Elles  sont 
peut-être  plus  nombreuses  dans  certains  livres  du  N.  T.,  non 
dans  les  évangiles,  écrits  en  petites  phrases  juxtaposées, 
mais  dans  Act.  et  S.  Paul  où  les  périodes  sont  plus  nom- 
breuses. Il  est  bon  d'attirer  l'attention  sur  ce  point,  car  ce 
phénomème  déroute  les  lecteurs  qui  cherchent  une  suite 
grammaticale  trop  stricte.  Chez  nous,  l'anacoluthe  est  propre 
au  langage  parlé.  Il  arrive  aux  orateurs  de  ne  pas  finir  leur 
phrase;  mais  un  écrivain  peut  difficilement  se  permettre 
cette  liberté.  Il  suffira  de  donner  quelques  exemples  carac- 
téristiques. 

Parfois  une  phrase  commencée  ne  s'achève  pas.  Ainsi 
xaOwç  r.apz'AàXtca,  I  TiM.  I,  3  commence  une  comparaison  qui 


82  SYNTAXE. 

est  laissée  en  suspens.  Il  peut  arriver  aussi  que  la  phrase 
s'achève,  que  l'idée  soit  parfaitement  exprimée,  mais  d'urïe 
autre  manière  que  ne  le  faisait  prévoir  le  début.    Taîjxa 

â  6s(i)p£ÎT£,  eXeuaovTai  ^[xépcxi  ev  alq  oùx  àçeG'/jffexai  "kl^oq  èirl  Xtôw, 

Le.  21,  6.  Nous  avons  signalé,  p.  28,  l'usage  du  casus  pen- 
dons. Ici  il  est  plus  caractéristique,  parce  que  tauTa  n'est  pas 
repris  dans  la  phrase.  "Eâo^ev  xoCç  à'îzotj-ôXoiq....  è^eXe^7.i}dvoijq 

avâpaç  £^   auTwv  iréjj.ij^at Ypatj^avTsç    Bià  xeipoq  «'Jtôv,  Act. 

15,   22    :   £^£X£^aiJ.£vouç,    se  rapportant  probablement  aux 
apôtres  (ayant  choisi  des  hommes),  est  à  l'accusatif  par 
attraction   avec  Tré[/.ij;ai;   mais  YP«1^avT£ç  achève  la  phrase 
comme  s'il  y  avait  au  début  un  verbe  personnel  :  è'So^av...... 

Ypa({;avT£ç.  ExiyvovTEç  ott  'loododôq  ècciv,  çtovv]  è^evETO  [>.ioc  kv. 
TcavTwv,  Act.  19,  34  :  on  attendrait  un  verbe  au  pluriel  : 
£(5)wvY)c7av  ;  il  est  remplacé  par  la  locution  ây^veTo  ?o)vô. 

Le  passage  du  discours  direct  au  discours  indirect,  et  vice 
versa,  est  si  fréquent  en  grec  qu'il  ne  peut  être  regardé 
comme  une  anacoluthe;  cfrLc.  5,  14;  Act.  23, 22.23;  27,  10. 


INDEX  FRANÇAIS 


absolus  (cas),  71-72. 

accentuation,  1 

actif,  48. 

accord  (règles  d'),  25-26. 

accusatif,  terminaisons,  4,  5;  usage, 
28-29;  de  temps,  de  distance,  33; 
ace.  absolu,  72. 

adjectifs,  déclinaison,  5;  complé- 
ments, 31,  43. 

adverbes,  20;  faisant  fonction  de 
prépositions,  41. 

anacoluthe,  81-82. 

aoriste,  terminaisons,  8;  valeur,  50- 
53,  66,  70. 

apodose,  marquée  par  xai,  78. 

apposition,  26. 

aramaïsme,  ix,  73. 

article,  26-27;  avec  l'infmitif,  66-67. 

asyndeton,  ix. 

attraction,  du  relatif,  46;  des  prépo- 
sitions, 38. 

attribut  (participe),  72. 

augment,  9. 


c 


casus  pendons,  28, 82. 
comparatif,  5-6;  43-44. 
compléments,    directs   et  indirects, 

voir  génitif,  datif,  accusatif. 
complétive  (proposition),  60-62. 
conatif  (présent  ou  imparfait),  51. 
concessive  (proposition),  64 
conditionnelle  (proposition),  6^1,  74. 
conjonction,  21,  77. 
consécutive  (proposition),  63,  65,  69. 
contractes  (adjectifs),  5;  (noms),  4; 

(verbes),  9. 
corrélatifs,  7. 
corrélative  (proposition),  65. 

83     GRAMMAIRE  GRECQUE   DU  NOUVEAU 


D 


datif,  usage,  31-33;  absolu,  72. 
déclinaison,  des  noms,  3-5;  des  adjec- 
tifs, 5. 
délibération,  55,  59. 
démonstratifs  (pronoms),  7,  45-46. 
diminutifs,  22. 
distributif  (nombre),  34. 
duel,  3,  8. 

E 

ellipse,  42. 

esprits,  1. 

éventuel  (mode),  55, 62,  65. 


F 


finale  (proposition),  04-65;  relative, 

66. 
futur,  attique,  10;  indicatif,  56,  58; 

infinitif,  66;  participe,  70. 


G 


génitif    (usage    du)   30-31,    35,    37; 

absolu,  71. 
gnomique  (aoriste),  52. 


H 


hébraïsme,  vni-ix,  29,  30,  32,  34,  37, 

43-44,45,46,73,78,81. 
hiatus,  2. 


imparfait,    terminaisons,  8;    usage, 
51,  54-55. 

TESTAMENT.  7 


84 


INDEX. 


impératif,  8,  53,  56. 

inchoatif  (aoriste),  52. 

indicatif,  55;  confusion  avec  le  sub- 
jonctif, 56. 

indirect  (discours)  57,  61. 

infinitif  (usage  de  1'),  43,  59,  62,  66- 
69,  74;  inf.  absolu  hébreu,  i}2. 

infinitive  (proposition),  60,  68. 

interrogatifs,  adverbes,  21  ;  pronoms, 
47. 

interrogation,  directe,  58-59;  indi- 
recte, 60. 

iota  souscrit  (adscrit),  2. 

iotacisme,  1,  56. 

irréel  (mode),  54-55,  59,  64. 


K 


koïnè,  vu. 


latinisme,  vin,  47. 

lieu  (questions  de),  33-34. 


moyen,  48-50. 


M 


N 


négation,  74-70. 
néologismes,  32. 
nombre  (noms  de),  6. 
nominale  (phrase),  59-00. 
nominatif  (emploi  du),  25,  28. 


0 


optatif,  57,  04,  05. 
ordre,  58. 


parfait,  terminaisons,  8  ;  valeur,  54; 
participe,  73;  pariait  périph ras- 
tique,  73. 


participe  (usage  dû),  69-74. 

participiale  (proposition),  60,  73. 

particules,  77-80. 

partitif  (génitif),  30-31,  35,  37. 

périphrastique  (conjugaison),  73. 

plus-que-parfait,  terminaisons,  8; 
valeur,  54. 

possessifs  (adjectifs  et  pronoms),  G. 

potentiel  (mode),  57,  64. 

prépositions,  21,  33-42;  avec  l'infi- 
nitif, 67. 

présent,  indicatif,  51  ;  autres  modes, 
53-54;  infinitif,  66;  participe,  70. 

primitifs  (temps),  12-19. 

prolepse  du  sujet,  61. 

pronoins,  45-47. 

proposition,  principale,  58;  subor- 
donnée, 60;  infinitive,  68;  partici- 
piale, 60,  73. 

R 

redoublement,  9. 
réfléchis  (pronoms),  6,  45,  49. 
relatifs  (pronoms),  7,  47. 
relative  (proposition),  65-66. 
répétition  dans  le  passé,  55. 


serment,  64. 

souhait,  39,  57. 

subjonctif  (usage  du),  55-56,  59,  66, 

75. 
sujet,  introduit  par  une-  préposition, 

35,  37. 
superlatif,  6,  44, 
syllepse,  25. 

T 

temps  (questions  de),  33. 

V 

verbes,  cn-w,  8  9;en-[Ai,  10-11. 

vocatif,  28. 

volitive  (proposition),  58-59. 


INDEX  OREC^ 


àUdi,79. 

«XXoç,  7. 

(ïv,  éventuel,  55,  63;  irréel,51  ;  itéra- 
tif, 55;  <Kv  T6Ç,  4S. 
àvdc,  34. 
dtvdtpa,  10. 
àvocYa>,  9. 
àvTÈ,  34. 

ànô,  29,30,  31,  33,31,35. 
ào^aX^iç,  5. 
aux*!,  46. 
aÙTÔç,  45-46. 
aOxoîi  (aûToîi),  6. 
(ïçeç,  58. 
AtfLtù  (dtcpiéti),  d^éo)),  10. 


B 


Paîvfa),  10. 
paotXeûç,  4. 
Poûç,  4. 


Ya|i.éu).,  49. 
YAp,  80. 
Ye,  21,  80. 
Yîipaç,  4. 
Yvd.6,  11. 
Ypa{ii.[Ji.a'ceùç, 


Ôé,  78-79. 
Ôtdt,  35-36. 

âl$(Oll.(,  11. 


Si«{«(j(b),  9. 
ôûoôûo,  34. 
ôt&v)  (Ô(à7i),  11,  65 
db>iJi.a,  23. 


E 


Idtv,  55;   avec  l'indicatif,  56;    pour 

dîv,  55. 
éauxou,  6,  45. 
èYY^Çj  42,  45. 
66,  64;  dans  l'interrogation  directe, 

58;  ec  n«l,  64;  et  ji.-*);  80;  et  jativ, 

64;  eÏTtç,  48. 
eï{i.î,  11. 
eLç,  6;  article  ou  pronom  indéfini  27; 

47. 
etç,  29,  36  ;  etç  -côv  acûiva,  76. 
è>i,  30,  37-38. 
èKetvvjç,  20. 
èxetae,  20. 
èxXéYo  èv,  37. 
èXà/toToç,  44. 
èXaxto'cd'cepoç,  9,  44. 
èXeéfa),  9.  . 
i-knl^ia,  32. 
èpioç,  6. 

èv,  32,  37;  èv  xt^  avec  l'inf.,  67. 
êvewa,  42. 
èvepYe'w,  49. 
èvûntov,  21,  42. 
inl,  38-39. 
ëptÇ,  4. 
ëpx^lAOït,  51. 
ipt«>xàu>,9,  23. 
ë-eepoç,  7. 
eùôùç,  74. 
eùXoY'iO'C'îÇs  60. 
eOptoKOixat,  72. 


*  Les  verbes  irréguliers  dont  la  liste  alphabétique  a  été  donnée  p.   12-19 
ne  sont  pas  repris  dans  cet  index. 

85 


86 


INDEX. 


Il 


0 


,  43. 
{Airiv,  64. 


ôéXetç,  59 

6e6ç,  3,  27. 


cScoç,  6. 

£5où,  33,  81. 

îep6o6XutJi.a  (  tepouoaX-iïjv),  5. 

ÏTJJJID,    10. 

tvjeroîiç,  5. 
t'Xetoç,  5. 

l'va,  43;  avec  l'indicatif,  56;  causal 
65;  complétif,  62;  consécutif,  65; 
final,  65;  introduisant  un  subj.- 
impér.,  59. 

l'oa,  30. 

îoTdtvo)  (iavAiù),  10. 

1'OTYJtl.t,   10. 


K 


xaOvjiJiac',  11. 

v.01.1,  77-78;  »«t..,.  ôé,  79;  xal  èyé- 

ve-co,  81  ;  xat  et,  64. 
xainep,  74. 

xaixoc  (xaîTOtYe),  74. 
xdlv,  64. 
MiXTcit,  39. 
xauxaoat,  9. 
xépaç,  4. 
«Xetç,  4. 
xOptoç,  27. 

M 

{AaXXov,  44. 
IJiavaatT^Jç,  5. 
lAdt/a^pa,  3. 
|ji.e(^ÔTepoç,  5. 
fAév,  78. 
ji.evo\iv,  80. 
lAévcot,  80. 
lAe-cà,  39. 
lA-»!,  74  ;  tJ.i>i  où,  75. 


piviÔetç  ((Av^Oe^ç),  7. 
l^cxpôTepoç,  44. 


N 


V^OTDÇ,   5. 

v6|jt.oç,  27. 
voviç,  4. 


o 


ô  7î«an<  au  fait  que,  61. 

ôSuvaaai,  9. 

ot5a,  11. 

ôjJioXoYéu)  èv,  37. 

ônou,  20. 

ôncDç,  62,  64;  ôwcjç  àv,  61. 

ôpa,  .58. 

ôÇ,  47. 

ôoxtç,  7,  46. 

ôxav,  63;  avec  l'indicatif,  5fi. 

ôxe,  63.  ' 

ôTt,  7;  causal,  63;  complétif,  60,73; 

consécutif,    63;    interrogatif,    58; 

relatif  indéclinable,  63-64. 
où,  74;  où  jjiii,  75;  oùx  ôxt,  76;  où..., 

naç,  76. 
oùSetç  (oùOetç),  7,  76. 
oSv,  80. 

oùxoç.,..  l'va,  65. 
ôcpeXov,  59. 


II 


«dtVTtoç,  20. 

îïSç,  76. 
napd,  40,  43. 
necvdiio,  9. 
nep£,  40. 
nceoac,  9. 
fciaxeùb),  32. 
nX-iriv,  80. 
nXijpviç,  5. 
«Xouç,  4. 
no6aç,  20. 
noiéo),  49. 
«oxawdç,  7. 
«ou,  20. 
npoç,  40-41. 
«pôxepov,  20. 
nptoxoç,  44. 


INDEX . 


87 


ooXo{A(âv,  5. 
'axi\if.ta,  10. 

oOv,  41. 
ouvifa),  10. 


T 


Tdtxtov,  20. 

TiOvjjj.t,  10. 

xtç,  48. 

1!^,  47. 

Toô  (avec  rinf.),  67. 


Onép,  41,  ^14. 
0ïï6,  33,  35,  42. 


tpopiojAac,  60. 


Xaipeiv,  59. 
Xu>p£ç,  21,  42. 


^ 


i2 


wSe,  20. 

<î>ç,  36,  61,  63,  65,  69,  74;  t&ç  ô'-ct,  61. 

<hael,  36. 

wate,  65,  69. 

ûçOiflv,  32. 


TABLE  DES  MATIERES 


Pages. 

Préface v 

Introduction ; vu 

Bibliographie x 

Notions  préliminaires l 

PREMIÈRE  PARTIE  :  MORPHOLOGIE 

I .  Substantifs ^ ' 3 

II .  Adjectifs 5 

III.  Pronoms. 6 

IV.  Le  Verbe 8 

V.  Adverbes 19 

VI.  Prépositions 21 

VII.  Conjonctions  et  particules 21 

VIII.  Formation  des  mots 22 

DEUXIÈME  PARTIE  :  SYNTAXE 

I.  Règles  d'accord 25 

II.  De  l'article 26 

III.  Du  substantif 27 

IV.  De  l'adjectif 42 

V .  Du  pronom 45 

VI.  Du  verbe .' ; .  48 

VII.  De  l'infinitif 66 

VIII.  Du  participe ' ..  69 

IX.  Des  négations . . . .- 74 

X.  Des  particules 77 

XI.  De  Fanacolutlie  • 81 

Index 83 


FABRIQUE  EN   FRANCE. 


IMPIUMERIE  FIRMIN-DIDOT  ET  C'«.   —  MESML  (EURE).  —  1933. 


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